Actualité
Aloys Nong, au nom de l’homme
| Date | 10-12-2012 |
| Source | http://www.lalibre.be/sports/football/article/783144/aloys-nong-au-nom-de-l-homme.html |
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Thibaut Roland
Mis en ligne le 10/12/2012
L’attaquant de Mons ne veut pas que son histoire soit infiniment répétée. C’était il y a quelques jours à peine. Comme une parenthèse habilement ouverte lors de la remise des "Mérites Sportifs", Aloys Nong et la fondation Samilia se retrouvaient honorés.
Honorés pour avoir dénoncé au jour le jour la traite des êtres humains dont le football belge continue de se faire le porte-drapeau désolant et désolé.
Voilà un peu plus d’un an, "Paris-Match" décidait ainsi de frapper un grand coup et de secouer le plancher à la lueur d’une enquête sobrement intitulée "Les Damnées du foot".
Avec une lumière crue, pratiquement aveuglante sur les trois cents à quatre cents joueurs africains venus en Belgique chaque année avec l’espoir d’une carrière dorée. Des joueurs presque aussitôt réduits à la vie de sans-papiers et de naufragés.
Douze mois après ce reportage et ses premiers ricochets, les chiffres de vies défaites continuent pourtant de se conduire avec une étonnante stabilité.
Rien n’a changé
Autour d’Anderlecht et du terrain de "La Roue" aux lignages gommés par les traces récentes du froid, un microcosme est d’ailleurs là pour en attester.
Tous les matins, une trentaine de footballeurs africains dont nul ne connaît l’adresse, l’âge réel ou les papiers continuent de s’exercer pour entretenir leur condition mais aussi (et surtout) pour oublier. En octobre dernier, à l’occasion d’une action de sensibilisation, l’attaquant montois, Aloys Nong y passa près d’une journée. Davantage pour y distribuer une trentaine d’équipements et d’encouragements que pour ressasser son histoire. Celle d’un homme passé par tous les chemins de traverse avant de connaître les sentiers de la gloire. "Je crois que beaucoup de gens connaissent désormais ma vie. Tout a commencé en 2001. A l’époque, j’étais encore mineur. Je suis arrivé à Paris en provenance du Cameroun. Nous étions sept joueurs et avons été accueillis chez une dame. Nous dormions tous dans une chambre et disposions de deux matelas. J’avais débarqué avec un visa touristique. Quelques semaines plus tard, on s’est fait virer de là. Mes papiers avaient expiré. J’étais tombé dans l’illégalité."
Visa touristique
Un visa touristique ou bien scolaire. Tel est donc le subterfuge régulièrement employé par certains agents pour faire monter en Europe des jeunes talents africains, en sachant pertinemment que dans un cas sur cent seulement, le jackpot finira par tomber. Nong parvint, suite à un essai concluant du côté de Liège, à se ranger du côté de cette inquiétante minorité. Ishiaku, passé entre autres par le Club de Bruges, appartient lui aussi à ces exceptions de joueurs partis de rien pour décrocher un contrat. Des exceptions vendues comme du rêve pour faire oublier le sort de centaines d’écorchés. "De notre côté, on s’en est finalement tous tiré. J’ai encore des nouvelles de mes six compagnons. Je suis le seul à avoir réalisé mon rêve en devenant joueur pro. Mais, heureusement, ils ont tous trouvé une situation stable", confiait il y a peu Aloys Nong sans s’aveugler.
Belgique, la plaque tournante
Car en dépit de toutes les actions (et dieu sait si la fondation Samilia ne cesse de se secouer) et de toutes les intentions, la Belgique continue de briller par la noirceur de son état. Avec dépit, les responsables politiques sont aujourd’hui forcés d’avouer que son statut de plaque tournante dans le trafic d’êtres humains continue de se justifier. Parce que le salaire minimum y est largement inférieur à celui fixé dans d’autres pays étrangers. Parce que le championnat belge continue de porter l’image d’une vitrine pour ceux qui voudraient ensuite filer vers des compétitions étrangères plus relevées. Parce qu’en Belgique, le statut d’agent de joueurs reste très mal encadré. "Il existe pourtant le décret du 13 mars 2003", répondait il y a peu le Ministre des Sports, André Antoine à une interpellation du député Jean-Luc Crucke. "Un manager reconnu en Wallonie pourrait se voir interdire son activité s’il enfreignait ce décret. Encore faudrait-il qu’une plainte soit déposée et que le service d’inspection sociale puisse le surprendre "
Des plaintes que des joueurs africains rapidement réduits à l’illégalité ne peuvent naturellement pas déposer. "Il faut se rendre compte de ce que c’est", précise Aloys Nong. "Nous étions tout simplement livrés à nous-mêmes. Nous faisions des tests dans divers clubs. Après les entraînements, nous nous retrouvions souvent dans des centres commerciaux où certains nous permettaient de manger. Nous prenions souvent les transports en commun sans avoir payé. Et puis, nous vivions la peur au ventre. Car, si nous nous étions fait prendre, nous aurions dû rentrer au pays." Alors même que le grand saut vers l’Europe leur avait déjà coûté la bagatelle de 5000 euros (une partie passant quasi naturellement dans la poche des agents concernés)
Un espoir
Du coup, au milieu de toutes les tables rondes et des vraies ou des fausses bonnes idées, un seul espoir véritable espoir semble se dessiner. Celui de voir le Traité de Lisbonne, qui inscrit pour la première fois le sport comme une compétence européenne, pousser les pays de l’Union et la Commission à se lancer dans une réglementation et un effort communs. |
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ALOYS NONG ET SAMILIA, PRIX DE L'ÉTHIQUE SPORTIVE
| Date | 04-12-2012 |
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Aloys Nong et la Fondation Samilia ont reçu mardi soir le prix de l'éthique sportive à la Cérémonie des Mérites sportifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles!
Footballeur engagé, Aloys Nong est le parrain de la Fondation qui milite contre la traite des êtres humains. L'attaquant montois a reçu le prix des mains d'André Antoine, le Ministre des Sports, avant de le remettre à la Présidente de la Fondation Samilia, présente à ses côtés sur le podium lors de la cérémonie retransmise en direct sur l'ensemble des télés locales.
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Anti-trafficking rally
| Date | 02-11-2012 |
| Source | UTV |
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Une action menée par les Soroptimist, à Belfast, contre la traite des êtres humains.
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Prostitution forcée : petits risques, très gros profits
| Date | 25-10-2012 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/international/article/773677/prostitution-forcee-petits-risques-tres-gros-profits.html |
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Compte rendu publié par La Libre Belgique, de la conférence organisée par la Fondation Samilia le 18 octobre dernier à la Maison des Parlementaires. La prostitution forcée, c’est un gigantesque marché “qui s’accroît et se complexifie”. Témoignage édifiant de l’avocat général à la Cour de cassation de Paris. Derrière les frasques de Dodo-la-Saumure, qui font parfois sourire ou hausser les épaules, "il y a des jeunes femmes violées et droguées". Ainsi s’exprime Yves Charpenel, premier avocat général à la Cour de cassation de Paris, pour montrer que ce dossier qualifié de libertinage recouvre une réalité plus crue : la prostitution forcée. Invité à Bruxelles dans le cadre de la Journée européenne contre la traite des êtres humains par la Fondation d’utilité publique Samilia, active dans la lutte contre ce phénomène, le magistrat français a vigoureusement plaidé pour la tolérance zéro face aux trafiquants actifs dans l’exploitation sexuelle. "Les procureurs n’ont pas de vocation à gérer la morale publique ou privée", précise-t-il d’emblée. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la proportion de ce qu’on appelle la prostitution "consentie" ou "tranquille", qui est le fait de femmes (le plus souvent) françaises travaillant pour leur propre compte, se résume à la portion congrue. Et la prostitution forcée, largement dominante, "c’est à la fois un marché et un crime". Pour être intervenu dans des centaines de dossiers de proxénétisme aggravé, Yves Charpenel confirme que ce type de traite s’accroît, se complexifie et se fluidifie. C’est un monde de vulnérabilité où les victimes sont d’abord des femmes, étrangères, en situation irrégulière, très jeunes Dans le rapport français établi en 2011 sur le phénomène, il apparaissait que sur les 98 % de prostituées (contre 2 % d’hommes), 48 % étaient mineures ! Autre caractéristique : la violence. "C’est un univers où on vend après un circuit de dressage" pour rendre les victimes capables de supporter des sévices particuliers, décrit le magistrat. Et d’évoquer un dossier impliquant plusieurs dizaines de jeunes Roumaines tatouées par le chef local du réseau. Pour convaincre les plus récalcitrantes, il n’a pas hésité à en étouffer trois avec un sac en plastique sur la tête "On n’est pas dans Walt Disney." La prostitution forcée n’a de sens que parce qu’elle peut générer des profits considérables, insiste M. Charpenel. Qu’on en juge : "Le rapport moyen d’une prostituée sur les boulevards périphériques à Paris tourne autour de 150 000 € nets d’impôts par an !" Peu de "produits" peuvent se vanter d’être aussi rentables. "Cette prévalence de l’argent est de plus en plus frappante." Il ne faut donc pas se tromper de débat, entre débauche et profit : la prostitution forcée, c’est, évidemment, d’abord une affaire d’argent. Où le point de vue des victimes, grandes absentes des prétoires, est largement sous-estimé, poursuit Yves Charpenel. Le haut magistrat français préside depuis 2010 la Fondation Scelles, qui combat l’exploitation sexuelle. "La pauvreté est le terreau sur lequel la traite des êtres humains se développe. Et ce n’est pas un hasard si les victimes sont issues, de gré ou de force, des pays les plus pauvres de la planète." Les exemples, terribles, sont légion. Comme ce bébé haïtien vendu 15 € à n’importe quel touriste sexuel en République dominicaine, simplement parce que la famille n’a pas de quoi s’acheter à manger. Ou ce village du Nigeria qui s’est cotisé pour envoyer 50 jeunes filles en Europe, via des gentils passeurs. Ou encore ce réseau libanais qui promettait la lune à de jeunes Vénézuéliennes si elles suivaient un cursus de mannequin (dont coût: 45 000 euros). A Paris, les filles étaient louées 25 000 euros la soirée "Les écarts de prix sont considérables entre une simple prostituée de rue ou une escort girl. Certains proxénètes ne laissent rien, d’autres un petit pourcentage. L’argent chèrement gagné est rarement conservé", observe encore Yves Charpenel. Si on se place du côté des trafiquants, seule prévaut la logique de marché. "On est dans le business. Point !" Il faut investir pour importer les filles, les héberger et les former, payer des fonctionnaires qui fermeront les yeux au moment de passer les frontières (20 % des revenus de la traite serviraient à corrompre des agents publics)... Dans certains pays, on achète des procureurs ou des policiers sur 300 mètres de rue pour assurer la tranquillité des "affaires", témoigne le procureur. "A Paris, au bois de Boulogne, il y a des accords écrits de non-concurrence entre jeunes Bulgares." Les trafiquants doivent aussi payer les intermédiaires et blanchir l’argent de la traite, notamment par des "achats de confort". S’il y a des nuances entre les réseaux, le type d’organisation est le même que le trafic soit opéré au départ de la Chine ou des pays de l’Est, poursuit-il. Et on note une évolution des goûts des trafiquants pour les grosses bagnoles, qui montrent aussi l’évolution croissante de leurs gains. Il y a quelques années, ils penchaient pour les Audi Quattro, avant d’obliquer vers les Porsche Cayenne. Maintenant, ce sont les Maserati "On n’en est plus au petit commerce de proxénète, mais dans un véritable marché où on ne paie pas d’impôts ni de charges sociales, où il n’y a pas de récriminations des victimes ni de plaintes des clients", insiste le magistrat. Avec des "facilités tragiques" à renouveler le "produit". Yves Charpenel pointe les récentes tendances en France : tatouer un code barres sur les filles pour leur rappeler la dette à rembourser; faire du chantage aux grossesses, menacées ou obligées, selon les cas Mais comment lutter contre ce phénomène terrifiant ? Pour le magistrat français, il faut encourager les gouvernements à appliquer la Convention de Palerme (signée sous l’égide des Nations unies en décembre 2000), le premier instrument de droit pénal destiné à lutter contre les phénomènes de criminalité transnationale organisée, et organiser la saisie et la confiscation des revenus gigantesques opérés par les trafiquants avec une prise de risque minimum. S’agissant du client, il faut aussi casser la dynamique de l’offre sexuelle. Une passe coûte moins cher qu’une invitation à dîner et des fleurs En matière de prostitution forcée, où qu’on se place, à l’arrivée, c’est l’argent seul qui détermine tout.
Annick Hovine |
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Une campagne contre la «banalisation» du tourisme sexuel
| Date | 25-10-2012 |
| Source | La Croix |
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La Fondation Samilia a eu la chance de pouvoir assister au lancement de la campagne "Tourisme sexuel impliquant des enfants et grands évènements sportifs" ce 23 octobre dernier à Paris.
Cette campagne européenne est destinée à prévenir le développement du tourisme sexuel à l'occasion des prochains événements sportifs mondiaux.
On le dit trop peu : les grands événements sportifs favorisent le développement du tourisme sexuel, notamment à l'égard des mineurs. Car les mouvements de population qui y sont associés créent un effet d'aubaine que les réseaux criminels ne manquent pas d'exploiter. « Des écoutes téléphoniques menées en Ukraine (NDLR : à l'occasion de l'Euro de football de 2012) ont montré que ces réseaux veillent à acheminer sur place » des prostituées, a ainsi expliqué hier Yves Charpenel, président la Fondation Scelles, qui lutte contre l'exploitation sexuelle.
Ce procureur s'exprimait à l'occasion du lancement, hier, à Paris, d'une vaste campagne associant, outre la fondation, l'association Ecpat France, spécialisée dans la lutte contre la prostitution des enfants et présidée par Xavier Emmanuelli. En présence de Claire Brisset, ancienne défenseure des enfants, et de membres de l'OIT (organisation internationale du travail), ces organismes se sont dits déterminés à lutter contre la « banalisation » du phénomène dans la perspective de deux prochains événements sportifs mondiaux, qui se dérouleront au Brésil : la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques d'été de 2016. L'initiative est aussi soutenue par le Sesi, le service social de l'industrie du Brésil.
La campagne comporte plusieurs volets. La sensibilisation et le signalement tout d'abord, qui concernent tout particulièrement les professionnels du tourisme. « Nous travaillons actuellement sur un livret de signalement en milieu hôtelier », a indiqué hier Philippe Galland, le directeur d'Ecpat France, évoquant également des encarts de prévention à destination des touristes (dans les hôtels, les taxis, les aéroports, etc.). L'idée est notamment de décourager le « client occasionnel » dont les inhibitions peuvent être levées par le fait qu'il se trouve à l'étranger.
Mais la répression, qui implique une réelle coopération des États, comme l'a rappelé Yves Charpenel, est tout aussi essentielle. Elle doit s'appuyer sur le principe d'extraterritorialité. Outil majeur de lutte contre le tourisme sexuel, ce principe permet au pays d'origine de poursuivre un abuseur, même lorsque les faits ont été commis dans un autre pays.
Sites Internet : www.fondationscelles.org et www.ecpat-france.org
LAMOUREUX Marine
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La France condamnée pour esclavage domestique
| Date | 11-10-2012 |
| Source | BELGA |
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Mis en ligne le 11/10/2012
La France est condamnée par la Cour de Strasbourg dans une affaire d'esclavage domestique. La France a été condamnée à verser 30.000 euros à une orpheline devenue esclave de sa tante, pour avoir failli dans sa lutte contre le travail forcé, selon un arrêt rendu jeudi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). L'Etat français n'a pas mis en place "un cadre législatif et administratif permettant de lutter efficacement contre la servitude et le travail forcé", a estimé la Cour de Strasbourg, constatant une violation de l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme interdisant l'esclavage.
La CEDH avait été saisie en 2009 par deux Françaises originaires du Burundi, arrivées en France en 1994 et 1995 et élevées par leurs oncle et tante après la mort de leurs parents, tués au cours de la guerre civile. Les deux orphelines vivaient au sous-sol du pavillon de leurs tuteurs à Ville d'Avray, près de Paris, avec leurs sept enfants, dont l'un était handicapé. Elles s'occupaient selon leurs témoignage de toutes les tâches ménagères et domestiques, sans être payées et sous la menace constante d'être renvoyées au Burundi.
En 2007, le tribunal correctionnel de Nanterre avait déclaré les époux coupables, avant de disculper en appel le mari, ancien ministre du gouvernement burundais et fonctionnaire à l'UNESCO. Les juges de la CEDH ont considéré que l'aînée, avait bien "été maintenue en état de servitude par les époux M. ce qui ne fut pas le cas de la cadette", qui elle était scolarisée.
Ils ont déploré que la Cour de cassation française n'ait été saisie que du volet civil de l'affaire (en l'absence de pourvoi du procureur général contre l'arrêt en appel de 2009), et qu'il y a donc eu "violation de l'article 4 à l'égard de l'aînée au titre de l'obligation de l'Etat de mettre en place un cadre législatif permettant de lutter efficacement contre la servitude et le travail forcé". |
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Ces travailleurs venus de l’Est, via le Luxembourg
| Date | 08-10-2012 |
| Source | La Libre Belgique |
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De nombreux Roumains, Polonais,… sont “détachés” par des sociétés étrangères, souvent grand-ducales. Un procédé parfois irrégulier, souvent déloyal. Des travailleuses roumaines exploitées dans les abattoirs d’Anderlecht, deux camionneurs polonais sous-payés qui décèdent dans l’incendie du hangar où ils passaient la nuit, des transporteurs belges qui dénoncent l’emploi illégal de chauffeurs roumains dans une société belge (lire l’épinglé) : l’actualité récente a mis en lumière une face sombre de la circulation des travailleurs en Europe. Un phénomène qui n’est pas récent, mais qui préoccupe toujours plus les autorités publiques et les travailleurs de ces secteurs. Avec l’entrée des pays de l’Est dans l’Union européenne, les barrières mises à l’arrivée des ressortissants de ces pays sur le marché du travail belge ont été progressivement levées. Les Polonais d’abord, les Roumains et les Bulgares ensuite, ont débarqué en masse, pour travailler dans des conditions parfois régulières, parfois pas tout à fait, parfois franchement frauduleuses. Ils sont essentiellement occupés dans les secteurs de la construction, du nettoyage, du transport et de la viande. Les cas les plus litigieux sont les illégaux. Sans papiers, ils constituent des proies faciles pour des employeurs peu scrupuleux. "Soit ils acceptent ce qu’on leur propose, soit ils n’ont rien", affirme Luc De Valck, permanent syndical (CSC) Alimentation et services, notamment en charge des abattoirs d’Anderlecht. "Mais il est difficile de les détecter. Ils refusent de témoigner, de peur de perdre leur job. D’ailleurs, ils ne parlent souvent pas les langues nationales. Et ils viennent la plupart du temps pour une durée limitée." La seconde catégorie est celle des faux indépendants. Il s’agit par exemple, illustre la CSC Bâtiment, d’une entreprise de plafonnage qui crée une coopérative composée de cinq associés roumains. Chacun d’eux possède une action et travaille en tant qu’entrepreneur indépendant dans la construction, mais il dépend entièrement de son maître d’ouvrage belge au niveau économique et financier. Pour ces collaborateurs indépendants, le salaire minimum n’est pas d’application et la durée de travail n’est pas limitée. Quant au patron, il contourne tout simplement les cotisations sociales. Enfin, dernier groupe, particulièrement préoccupant : les "détachés". Soit des travailleurs envoyés provisoirement (maximum deux ans) en Belgique par des entreprises dont le siège se trouve à l’étranger. Un procédé qui peut se révéler utile en cas de pénurie de main-d’œuvre locale. Les cotisations sociales sont alors payées dans le pays où est basée la société : des pays de l’Est, comme la Roumanie ou la Hongrie, mais aussi le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande ou la France. Mais quels que soient les pays, les travailleurs sont la plupart du temps originaires de l’Est. Ainsi, sur les 327 travailleurs du secteur de l’industrie alimentaire (très majoritairement le secteur de la viande) que la cellule "transfrontaliers" de l’inspection sociale a contrôlés sur les neuf premiers mois de l’année 2012, les deux tiers (219) étaient dépêchés par un employeur établi au Grand-Duché de Luxembourg (contre 55 aux Pays-Bas, 25 en Roumanie, ). Et parmi ces 219 travailleurs détachés d’entreprises luxembourgeoises, précise Didier Van Den Branden, responsable de la task force "transfrontaliers" au SPF Sécurité sociale, on compte essentiellement des Polonais (60 %), des Hongrois (20 %), des Roumains et des Français. Tous secteurs confondus, ce sont "des milliers de travailleurs qui sont ainsi détachés chez nous", confie Jean-Claude Heirman, patron de l’Inspection sociale au SPF Sécurité sociale. "C’est problématique. Ils sont attirés par des salaires qui sont bas, certes, mais toujours plus élevés que chez eux." "En Bulgarie ou en Roumanie ils gagneraient peut-être 150 euros par mois, appuie Luc De Valck. Ici, ils touchent 500 ou 600 euros nets. C’est trois fois plus. Mais c’est aussi trois fois moins que les vrais salaires belges !" Précisons que ces détachements ne sont pas nécessairement irréguliers. Mais ils le deviennent lorsque les règles sont bafouées, par exemple quand le détachement dure plus de deux ans. Et ils constituent à tout le moins un dumping social, aux dépens de l’Etat belge (à qui échappent recettes fiscales et cotisations sociales) et des autres entreprises (qui subissent une concurrence déloyale). En outre, de nombreux abus sont constatés, notamment dans le chef de sociétés écrans, créées entre autres aux Pays-Bas ou au Luxembourg. "C’est un problème", confirme M. Van Den Branden. En théorie, pour pouvoir être détachés dans un autre pays, les travailleurs du Luxembourg doivent avoir été préalablement employés au Grand-Duché et assujettis à la sécurité sociale luxembourgeoise. "Mais il est courant que le Luxembourg accepte des détachements même sans assujettissement préalable." Il revient alors aux autorités belges d’intervenir, afin que le Luxembourg retire le document autorisant ce détachement et que la Belgique puisse assujettir ces travailleurs à la sécu belge. Encore faut-il que l’infraction soit repérée, ce qui est loin d’être évident. "Celles qui le sont déboucheront souvent sur des conciliations entre institutions compétentes de chaque pays", poursuit M. Van Den Branden. Les procès-verbaux et les poursuites pénales sont en effet exceptionnels en matière de fraude transfrontalière. Et si en Belgique, les autorités ont prévu de durcir la lutte contre la fraude sociale (chasse aux faux indépendants, enregistrement des travailleurs sur chantier, ), la coopération européenne en la matière n’en est, elle, qu’à ses balbutiements. Comme le relève la CSC Bâtiment, "les échanges d’informations sont rares et prennent du temps, entre autres à cause des traductions. Dans la plupart des cas, les entreprises frauduleuses ont déjà mis la clé sous le paillasson avant qu’on aboutisse à un résultat." |
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La Fondation Samilia dénonce la traite des footballeurs africains en Belgique
| Date | 11-09-2012 |
| Source | Belga |
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BRUXELLES 10/09 (BELGA) Ils sont plusieurs centaines de footballeurs africains, âgés de 16 à 23 ans, auxquels des agents mal intentionnés ont promis la gloire en Europe, et notamment en Belgique, en échange de sommes plantureuses. Livrés à eux-mêmes une fois sur place, ces "damnés du foot" ont trouvé une main tendue auprès de la Fondation Samilia, qui lutte contre la traite des êtres humains. "Nous interpellerons le ministre des Sports, André Antoine, dans les prochains jours afin qu'une enquête soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes en Belgique", a indiqué Samilia lundi. L'année dernière, on parlait de 300 à 400 victimes dans notre pays. "Des agents recrutent en Afrique de l'Ouest en faisant croire aux jeunes qu'ils sont talentueux et qu'une place dans un club prestigieux d'Europe leur est garantie", explique Aloys Nong, ambassadeur de la Fondation Samilia et attaquant au RAEC Mons. "Aveuglés par leur rêve, les jeunes ruinent leur famille - le voyage coûte 5.000 euros - mais ne disposent que d'un visa touristique qui ne leur laisse bien souvent qu'une semaine pour trouver un club et assurer leur avenir." "Ce sont des proies faciles. Leur rêve est tellement fort que certains se font même berner plusieurs fois", déplore Roger Job, photographe du reportage "Les Damnés du foot", publié l'année dernière par Paris Match. "La Belgique est devenue la plaque tournante de ce trafic. Le salaire minimum que doit gagner un footballeur pour pouvoir bénéficier du statut de joueur professionnel est bien plus bas ici et les clubs en France ou aux Pays-Bas sont moins dépensiers. C'est pour ça qu'ils tentent leur chance en Belgique. C'est un problème dû au laxisme des autorités", affirme Samilia. Dans les jours prochains, la Fondation interpellera le ministre André Antoine et l'Union belge de football afin qu'une étude soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes, souvent forcés de rester dans l'illégalité. Entre-temps, et grâce à l'aide d'un sponsor, Samilia a pu offrir une trentaine d'équipements complets aux joueurs présents lundi sur le terrain délabré de La Roue, à Anderlecht. Lien vers les photos: http://www.facebook.com/media/set/?set=a.471406692893278.111420.410483822318899&type=1 |
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La Fondation Samilia dénonce la traite des footballeurs africains en Belgique
| Date | 11-09-2012 |
| Source | Belga |
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BRUXELLES 10/09 (BELGA) Ils sont plusieurs centaines de footballeurs africains, âgés de 16 à 23 ans, auxquels des agents mal intentionnés ont promis la gloire en Europe, et notamment en Belgique, en échange de sommes plantureuses. Livrés à eux-mêmes une fois sur place, ces "damnés du foot" ont trouvé une main tendue auprès de la Fondation Samilia, qui lutte contre la traite des êtres humains. "Nous interpellerons le ministre des Sports, André Antoine, dans les prochains jours afin qu'une enquête soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes en Belgique", a indiqué Samilia lundi. L'année dernière, on parlait de 300 à 400 victimes dans notre pays. "Des agents recrutent en Afrique de l'Ouest en faisant croire aux jeunes qu'ils sont talentueux et qu'une place dans un club prestigieux d'Europe leur est garantie", explique Aloys Nong, ambassadeur de la Fondation Samilia et attaquant au RAEC Mons. "Aveuglés par leur rêve, les jeunes ruinent leur famille - le voyage coûte 5.000 euros - mais ne disposent que d'un visa touristique qui ne leur laisse bien souvent qu'une semaine pour trouver un club et assurer leur avenir." "Ce sont des proies faciles. Leur rêve est tellement fort que certains se font même berner plusieurs fois", déplore Roger Job, photographe du reportage "Les Damnés du foot", publié l'année dernière par Paris Match. "La Belgique est devenue la plaque tournante de ce trafic. Le salaire minimum que doit gagner un footballeur pour pouvoir bénéficier du statut de joueur professionnel est bien plus bas ici et les clubs en France ou aux Pays-Bas sont moins dépensiers. C'est pour ça qu'ils tentent leur chance en Belgique. C'est un problème dû au laxisme des autorités", affirme Samilia. Dans les jours prochains, la Fondation interpellera le ministre André Antoine et l'Union belge de football afin qu'une étude soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes, souvent forcés de rester dans l'illégalité. Entre-temps, et grâce à l'aide d'un sponsor, Samilia a pu offrir une trentaine d'équipements complets aux joueurs présents lundi sur le terrain délabré de La Roue, à Anderlecht. |
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La Fondation Samilia dénonce la traite des footballeurs africains en Belgique
| Date | 11-09-2012 |
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BRUXELLES 10/09 (BELGA) Ils sont plusieurs centaines de footballeurs africains, âgés de 16 à 23 ans, auxquels des agents mal intentionnés ont promis la gloire en Europe, et notamment en Belgique, en échange de sommes plantureuses. Livrés à eux-mêmes une fois sur place, ces "damnés du foot" ont trouvé une main tendue auprès de la Fondation Samilia, qui lutte contre la traite des êtres humains. "Nous interpellerons le ministre des Sports, André Antoine, dans les prochains jours afin qu'une enquête soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes en Belgique", a indiqué Samilia lundi. L'année dernière, on parlait de 300 à 400 victimes dans notre pays. "Des agents recrutent en Afrique de l'Ouest en faisant croire aux jeunes qu'ils sont talentueux et qu'une place dans un club prestigieux d'Europe leur est garantie", explique Aloys Nong, ambassadeur de la Fondation Samilia et attaquant au RAEC Mons. "Aveuglés par leur rêve, les jeunes ruinent leur famille - le voyage coûte 5.000 euros - mais ne disposent que d'un visa touristique qui ne leur laisse bien souvent qu'une semaine pour trouver un club et assurer leur avenir." "Ce sont des proies faciles. Leur rêve est tellement fort que certains se font même berner plusieurs fois", déplore Roger Job, photographe du reportage "Les Damnés du foot", publié l'année dernière par Paris Match. "La Belgique est devenue la plaque tournante de ce trafic. Le salaire minimum que doit gagner un footballeur pour pouvoir bénéficier du statut de joueur professionnel est bien plus bas ici et les clubs en France ou aux Pays-Bas sont moins dépensiers. C'est pour ça qu'ils tentent leur chance en Belgique. C'est un problème dû au laxisme des autorités", affirme Samilia. Dans les jours prochains, la Fondation interpellera le ministre André Antoine et l'Union belge de football afin qu'une étude soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes, souvent forcés de rester dans l'illégalité. Entre-temps, et grâce à l'aide d'un sponsor, Samilia a pu offrir une trentaine d'équipements complets aux joueurs présents lundi sur le terrain délabré de La Roue, à Anderlecht. |
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Décès d'Eric Janssen
| Date | 30-08-2012 |
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La Fondation Samilia a appris avec une grande tristesse le décès de Monsieur Eric Janssen, ancien administrateur.
Dès le début de la Fondation, Eric Janssen avait contribué avec une grande gentillesse et une grande générosité à la mise en place de nos projets.
Il s’était intéressé avec attention à la traite des êtres humains et suivait régulièrement nos réalisations.
Nous perdons un administrateur, mais surtout un grand humaniste et présentons nos très sincères condoléances à sa famille.
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Criminalité transnationale organisée: Mettons fin à leurs activités
| Date | 17-07-2012 |
| Source | http://www.unodc.org/toc/ |
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Chaque année, la criminalité transnationale organisée génère près de 870 milliards de dollars. Elle menace la paix et la sécurité humaine, conduit à des violations des droits de l'homme et sape le développement économique, social, culturel et politique ainsi que celui de la société civile dans le monde. La traite des êtres humains rapporterait 32 milliards par an. L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) fait campagne.
http://www.unodc.org/toc/ |
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Crime organisé: voici les vrais chiffres
| Date | 12-07-2012 |
| Source | http://www.levif.be/info/actualite/belgique/crime-organise-voici-les-vrais-chiffres/article-4000132537789.htm |
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Les organisations criminelles se portent bien en Belgique. C’est ce que révèle un document confidentiel que Le Vif/L’Express a reçu par un vent favorable. Risques majeurs : la traite des êtres humains et la cybercriminalité, sans oublier les cambriolages et le trafic de drogues.
Elaborée par la police fédérale, l’Image policière nationale de sécurité (IPNS) 2011 est la matrice du fameux Plan national de sécurité 2012-2015, présenté le 18 avril dernier à la Chambre. De l’IPNS, dépend donc le choix des priorités policières du gouvernement. Dans cette analyse de risques réalisée par une cinquantaine d’experts judiciaires et civils, les longs chapitres consacrés à la criminalité organisée recèlent les éléments les plus préoccupants pour la sécurité des citoyens. Les phénomènes criminels sont classés en fonction de leur gravité et de leur impact sur la société. Les groupes d’auteurs y apparaissent en fonction de leur origine. Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle communauté ethnique mais toute autre typologie s’avère impraticable.
L’Image policière nationale de sécurité 2011 hiérarchise ainsi les phénomènes de criminalité organisée les plus inquiétants :
1. L’exploitation sexuelle : sur les 23 000 prostituées que compte la Belgique, 80 % sont victimes d’exploitation et 10 % d’exploitations graves, c’est-à-dire de violences sexuelles et/ou physiques. Le chiffre d’affaire de cette exploitation sexuelle est estimé à 1,9 milliards d’euros par an.
2. L’exploitation économique : en 2009 (derniers chiffres disponibles), 2 963 travailleurs illégaux étrangers ont été recensés lors des contrôles de services d’inspection sociale. En réalité, il y aurait au moins 21 000 travailleurs illégaux en Belgique. Les secteurs les plus touchés : horeca, nettoyage, transport.
3. La traite des êtres humains : près de 30 000 personnes ont été interceptées en 2009. Le phénomène est en constante évolution. L’IPNS souligne le nombre élevé d’organisations criminelles en la matière, d’origine surtout chinoise, indienne, afghane ou belgo-hollandaise.
4. La criminalité informatique : le nombre de faits enregistrés par la police augmente de 28 % chaque année. En 2010, plus de la moitié des internautes ont été confrontés à une infection propagée par un malware. Le préjudice financier de cette criminalité perpétrée surtout par des organisations chinoises et d’Europe de l’Est en Belgique serait d’un milliard d’euros. De plus en plus, Internet offre de nouvelles opportunités aux organisations criminelles, notamment pour écouler des biens illégaux ou pour recruter des hommes de main.
5. Le trafic de cocaïne : avec 13 tonnes de marchandises et un chiffre d’affaire de 430 millions d’euros, la Belgique est l’un des principaux importateurs de cocaïne en Europe.
6. Les cambriolages : 90 000 faits recensés par an, ce qui correspondrait à 40 % de la réalité (22 000 faits commis par des groupes nomades).
7. Le trafic de drogues synthétiques : les organisations belgo-néerlandaises sont très performantes en matière de drogues synthétiques : la Belgique écoulerait chaque année sur le marché mondial 22 tonnes d’amphétamines et 18 tonnes d’ecstasy sous forme de produits finis. Une production qui dépasse largement la consommation locale.
200 organisations criminelles ont été recensées en 2009 dans les enquêtes policières. Plus de deux tiers développent des contre-stratégies, comme l’utilisation d’une structure commerciale ou l’emploi de la violence, pour mener à bien leurs activités criminelles.
Thierry Denoël et Marie-Cécile Royen |
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"Travail forcé: un problème important dans l’UE"
| Date | 10-07-2012 |
| Source | Bureau de l’OIT pour l’Union européenne et les pays du Benelux – BRUXELLES |
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BRUXELLES (Nouvelles de l’OIT) – Selon des estimations nouvelles et uniques publiées par l’OIT, 880.000 personnes sont victimes de travail forcé dans les États membres de l'UE. Statistiquement, ce nombre équivaut à 1,8 personnes sur 1.000 habitants.
Travail forcé dans l'UE : les chiffres Sur 880.000 travailleurs forcés, 30% sont victimes d'exploitation sexuelle et 70% d’exploitation par le travail forcé. Les femmes constituent la grande majorité des victimes (58%).
Dans la majorité des cas d'exploitation par le travail forcé signalés dans les États membres de l’UE, les victimes sont des citoyens de l'UE ou originaires d’Asie, d’Afrique et des pays d’Europe centrale et du Sud-Est. Les victimes d'exploitation sexuelle viennent principalement de l'UE, des pays d’Europe centrale et du Sud-Est, d’Afrique et, dans une moindre mesure, d'Amérique latine et d’Asie.
« Il ressort clairement de nos analyses que l'agriculture, le travail domestique, la production manufacturée et la construction sont les principaux secteurs où le travail forcé sévit en UE. Les victimes sont attirées par de fausses offres d’emploi et découvrent très vite que les conditions de travail sont bien pires que ce qu'ils avaient espéré. Beaucoup d'entre eux sont en situation irrégulière et ont un pouvoir de négociation très limitée », affirme Beate Andrees, Cheffe du Programme d’Action spécial pour combattre le travail forcé du Bureau international du Travail (BIT). Beaucoup d’adultes et d’enfants sont aussi enrôlés dans des activités économiques informelles, y compris la mendicité.
L’Europe centrale et l’Europe du Sud ainsi que les pays de la Communauté des États Indépendants constituent les régions dans lesquelles la prévalence du travail forcé atteint le niveau le plus haut dans le monde (4,2 sur 1.000 habitants). 13 des 19 pays de cette région sont aux portes de l'UE!
Identification et poursuite, les défis principaux
Ces dernières années, les États membres de l'UE ont progressivement adopté une approche plus globale dans leur lutte contre la traite d’êtres humains pour l’exploitation du travail et l’exploitation sexuelle. L’OIT, en coopération avec les gouvernements allemand, portugais, italien, polonais, français, roumain et britannique, a effectué des recherches sur les mécanismes de recrutement, de tromperie et d'abus dans les secteurs vulnérables à la traite d’êtres humains. En outre, la capacité des inspecteurs du travail à travers l'UE a été renforcée dans le cadre de la lutte contre le travail forcé, notamment au Portugal, en Pologne, en Italie et en Allemagne).
Néanmoins, à la lumière de ces nouveaux chiffres frappants, Beate Andrees souligne que l’attention devrait dorénavant se porter sur une meilleure identification et une poursuite plus efficace du travail forcé et des délits connexes tels que la traite humaine. «Réussir à mener des poursuites à l’encontre des quelques individus qui entraînent dans la misère tant de victimes demeure difficile – cela doit changer. Nous devons aussi nous assurer que le nombre des victimes n’augmente pas avec cette crise économique qui fragilise de plus en plus les gens face à des pratiques détestables», ajoute-t-elle.
Plus d'informations Le travail forcé est le terme utilisé par la communauté internationale pour décrire des situations dans lesquelles les personnes impliquées – femmes et hommes, filles et garçons – doivent travailler contre leur gré, contraints par leur recruteur ou leur employeur, par exemple en utilisant la violence ou la menace de violence, ou par des moyens plus subtils comme le surendettement, la confiscation des papiers d’identité ou des menaces de dénonciation aux services d’immigration. Ces situations peuvent aussi relever de la traite d’êtres humains ou de pratiques comparables à l’esclavage, qui sont similaires même si elles ne sont pas identiques au sens juridique. Le droit international stipule que le fait d’exiger du travail forcé est un crime et doit être puni par des sanctions qui reflètent la gravité du délit.
Contact Pour les demandes de renseignements ou d’interviews, veuillez contacter Barbara Janssens, assistante à la communication, Bureau de l’OIT-Bruxelles, mob +32 (0) 484 91 55 59, tél +32 (0) 2 737 93 87, janssens@ilo.org Bureau de l’OIT-Bruxelles, tél +32 (0) 2 736 59 42, ilo-brussels-press@ilo.org, www.ilo.org/brussels
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Nouveau plan d'action de lutte contre la traite des êtres humains
| Date | 26-06-2012 |
| Source | Belga |
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Plan d'action 2012-2014 |
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Service de presse de Mme Annemie Turtelboom, ministre de la Justice La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, et la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Maggie De Block, ont présenté, au Conseil des ministres, leur plan d'action sur la lutte contre la traite et le trafic d'êtres humains. Ce plan est la suite de celui adopté en 2008 et est la base d'une approche concrète de la matière pour les deux années à venir.
Le nouveau plan d'action est plus pragmatique et plus concret que le précédent et les projets qui y sont inclus sont conformes à l'accord du Gouvernement. La prévention, la protection des victimes, la détection, la poursuite et la condamnation des trafiquants forment le cadre de ce plan d'action. Une attention particulière est également portée aux personnes d'origine étrangères, étant par leur situation plus vulnérables.
Les 19 propositions mettent l'accent sur des mesures réalistes qui peuvent être mises en œuvre à court terme. Une politique plus stricte des poursuites pour les complices et les auteurs coupables de traite des êtres humains, des campagnes de sensibilisation, la reconnaissance des centres d'accueil pour les victimes sont quelques-unes des initiatives contenues dans ce plan d'action.
La Cellule de coordination interdépartementale et son bureau suivront la mise en œuvre de ce plan d'action. Il est possible de consulter ce plan d'action, sur le site web du Service de la Politique criminelle. |
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Le tourisme sexuel passera par des robots
| Date | 20-04-2012 |
| Source | http://www.20min.ch/ro/multimedia/stories/story/Le-tourisme-sexuel-passera-par-les-robots-18394522 |
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Des experts ont imaginé les quartiers chauds en l'an 2050 où les belles de nuit androïdes ont supplanté leurs rivales humaines grâce à leur palette de services plus sûrs et variés.
Le futur du tourisme sexuel appartient aux robots. C'est la conviction de deux chercheurs néo-zélandais qui se sont projetés en 2050. Dans leur scénario publié dans la revue «Futures», Ian Yeoman, un futurologue spécialisé dans le tourisme, et Michelle Mars, une sexologue néo-zélandaise, ont imaginé le fonctionnement d'un club de nuit à Amsterdam, baptisé Xub-Yum.
Les adeptes de tourisme sexuel arrivent avec un forfait tout compris à 12'000 fr. pour laisser libre cours à leur fantaisie. En échange, ils obtiennent toute une palette de services de la part de robots sexuels à peine vêtus, d'un massage à des «lap dance» en passant par des rapports sexuels.
Dans un monde toujours plus obsédé par le culte de la beauté, les belles androïdes peuvent satisfaire tous les fantasmes des clients en adoptant l'ethnie, l'âge, la forme du corps ou encore parler la langue commandée.
Les deux chercheurs mettent en avant les avantages concurrentiels des prostituées androïdes sur leurs rivales humaines: elles ne souffrent d'aucune maladie sexuellement transmissibles et sont libres de tout esclavage sexuel.
Les androïdes sont fabriqués en fibres de bactérie résistantes et sont purgés de tous les fluides, garantissant ainsi qu'aucune maladie ne soit transmise entre les différents clients. Ces derniers n'ont pas à subir un quelconque sentiment de culpabilité car ils n'ont pas eu des rapports sexuels avec une vraie personne. Ils n'ont en plus pas besoin de mentir à leur partenaire.
Aucune contrainte
«Le sexe avec les robots est plus sûr, sans les contraintes, les précautions et les incertitudes qui accompagnent une liaison ordinaire», résument les auteurs.
Le club Yub-Yum serait lui-même géré par des androïdes, sous la surveillance des autorités. «L'industrie du tourisme d'Amsterdam est basée sur l'image du sexe et de la drogue, commentent les deux experts. Les autorités craignaient que si le quartier chaud venait à fermer, cela aurait un effet néfaste sur l'image de la ville et de l'industrie du tourisme.»
La ville d'Amsterdam pourrait alors officiellement se positionner et faire de la publicité comme une destination touristique de tourisme sexuel. |
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Démantèlement d'un réseau hongrois de prostitution qui sévissait notamment en Belgique
| Date | 05-03-2012 |
| Source | http://www.levif.be/info/belga-generique/demantelement-d-un-reseau-hongrois-de-prostitution-qui-sevissait-notamment-en-belgique/article-4000055193148.htm# |
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(Belga) Les polices hongroises, belges, néerlandaises et autrichiennes ont démantelé un réseau de prostitution qui plaçait des femmes hongroises dans les motels situés le long des grandes routes, a indiqué un média hongrois. Démantèlement d'un réseau hongrois de prostitution qui sévissait notamment en Belgique Le parquet de Louvain enquête actuellement sur un réseau similaire mais l'on ignore à l'heure actuelle s'il s'agit du même. "Il y a effectivement une enquête de la police fédérale judiciaire de Louvain sur un réseau de prostitution qui trouve sa source en Hongrie et qui a des pratiques identiques à celui-ci, mais je ne peux pas confirmer qu'il s'agisse des mêmes personnes", a déclaré le porte-parole du parquet de Louvain. Un couple de Hongrois recrutait chaque semaine des femmes et des jeunes filles pour les envoyer en Belgique, aux Pays-Bas et en Autriche. La police hongroise a arrêté le couple à l'issue d'une perquisition au domicile conjugal. Deux autres individus ont été arrêtés alors qu'ils s'apprêtaient à réceptionner un groupe de filles à l'aéroport d'Eindhoven, aux Pays-Bas. Ils seront jugés en Hongrie, où ils ont été extradés. (VIM) |
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Chut, ne dites pas lieux de débauche
| Date | 05-03-2012 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/723273/chut-ne-dites-pas-lieux-d e-debauche.html |
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Les petites annonces explicites, avec photos suggestives, pullulent sur Internet et dans les journaux (pas seulement populaires). Ludivine travaille comme prostituée dans le quartier nord à Bruxelles depuis plus de vingt ans. Une des rares "blanches" qui loue encore sa "carrée" à un prix raisonnable. La quinquagénaire refuse qu’on donne son vrai prénom, par crainte des représailles des proxénètes qui tiennent désormais le haut du pavé à l’ombre de la gare du Nord. La travailleuse du sexe - à son propre compte - a déposé plainte contre l’un d’eux, il y a un an et demi. Résultat : vitrine cassée, griffes sur la carrosserie de sa voiture, menaces "Il a vingt filles qui bossent pour lui. J’ai raconté tout ce que je savais à la police. Elle a bouclé le quartier. Il a été interpellé mais vingt-quatre heures plus tard, il était dehors. Pas assez de preuves "
La travailleuse du sexe se dit scandalisée par l’inertie de la justice à l’égard des proxénètes. "Quand je vois des Albanais qui frappent des femmes et qui prennent trois ans avec sursis, c’est quoi ça ? , s’emporte-t-elle. Ça ne pousse pas les filles à parler et à dénoncer les maquereaux. Pourtant elles sont exploitées par ces réseaux, mais elles sont sans papiers, sans droits et elles ont peur." Rue d’Aerschot et alentours, les prostituées "du terroir" ont été remplacées par des filles de l’Est ou venues d’Afrique subsaharienne, du Nigeria essentiellement. "Elles sont de plus en plus jeunes dans le quartier : c’est une horreur." Tout le monde sait ce qui se passe dans le quartier, affirme encore la travailleuse du sexe, "mais le parquet ne fait rien, rien, rien. Ce n’est pas une priorité pour eux. Ils devraient prendre le problème en mains" .
Si la loi belge préconise la tolérance de la prostitution (vendre son corps n’est pas un délit), elle pénalise son exploitation (et donc le proxénétisme), et interdit la publicité pour des offres de services sexuels. C’est en tout cas le sens des Articles 379, 380 et 380 bis du Code pénal relatifs à la prostitution. Mais entre la loi et son application, il y a plus qu’un hiatus : une hypocrisie. Les petites annonces explicites, avec photos suggestives, pullulent sur Internet et dans les journaux (pas seulement populaires). Sur le terrain, on constate un certain laxisme des parquets à l’égard du proxénétisme et une tolérance presque institutionnelle à l’égard d’établissements baptisés "bars" ou "salons" mais où tout le monde sait bien qu’on n’y vient plus depuis belle lurette simplement pour prendre un verre
Centre d’aide aux personnes prostituées, Espace P a pignon sur rue depuis 1988 à Bruxelles, Liège, Namur, Charleroi et Mons. L’association revendique une normalisation des conditions de travail dans le secteur du commerce du sexe."C’est vrai que le code pénal réprime le proxénétisme mais officiellement les filles qui travaillent dans les bars ou les carrées ont des contrats de travail comme serveuses. Elles ne sont pas censées avoir des rapports sexuels dans les alcôves. Même si tout le monde sait ce qui s’y passe, la loi n’est pas appliquée parce que les exploitants de ces endroits sont officiellement des tenanciers de débits de boissons, et pas de maisons de débauche, qui sont interdites" , indique Fabian Drianne, assistant social à Espace P à Bruxelles. Une situation de tolérance qui permet de ne pas renvoyer la prostitution dans la clandestinité.
Les autorités ferment aussi les yeux sur ce qui se passe dans les "bars de route", dont les néons fluos balisent les nationales vers Namur, Gembloux, Tongres "Ça fonctionne à du 50/50 pour les bénéfices , explique M. Drianne, les femmes doivent laisser la moitié du produit de leurs passes à l’exploitant." S’il est normal que ces personnes soient rétribuées parce qu’elles mettent des locaux et une infrastructure à disposition des travailleurs du sexe, cette somme doit être proportionnelle aux dépenses réelles (d’électricité, de chauffage, d’entretien ), insiste l’assistant social. "Que les charges soient prises en compte, c’est logique, mais ce n’est pas normal de devoir verser 50 % de ses gains. Ça, c’est du profit anormal." Mais tant que la prostitution ne sera pas reconnue comme un travail et que les lieux de prostitution ne seront pas officialisés, l’hypocrisie continuera à régner, estime-t-on chez Espace P. Où on n’est pas opposé à la reconnaissance d’un statut d’employeur pour les exploitants qui mettent un espace de travail à disposition des prostitué(e)s, mais avec des conditions très strictes et des sanctions lourdes à la clé si ces dernières ne sont pas respectées. Les travailleurs du sexe devraient avoir un statut d’indépendant et pas d’employé, ajoute M. Drianne, qui les placerait dans un lien de subordination délicat avec l’employeur. "Que se passerait-il si la fille refuse de monter avec un client ou si elle n’accepte pas telle ou telle pratique sexuelle ? L’y obliger, le cas échéant, serait retomber dans le proxénétisme."
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Coup de filet dans un réseau de trafic des êtres humains après une opération européenne
| Date | 21-02-2012 |
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BRUXELLES 17/02 (BELGA) = Les autorités de police et de justice de Belgique, France, Grande-Bretagne et Grèce ont arrêté cette semaine six personnes dans le cadre d'une grande enquête sur un réseau de trafic d'êtres humains, ont fait savoir Europol et Eurojust dans un communiqué. Les deux instances de coordination européenne ont indiqué que des opérations simultanées ont été menées mardi dans les quatre pays. Six personnes ont été arrêtées, dont l'une à Gand et une autre à Bruxelles. Au parquet de Gand, on confirme qu'un ressortissant afghan a été arrêté à la demande d'un magistrat de Lille. Le dirigeant du réseau a été arrêté en Grèce. Il est réputé être l'un des principaux trafiquants d'êtres humains en Europe. Sous sa houlette, quelque 5.000 clandestins auraient réussi à passer les frontières au cours des dix derniers mois, pour un revenu estimé à 18 millions d'euros. Ces arrestations interviennent après près de cinq années d'investigation. Sous le nom de code "Pakoul", l'enquête s'est concentrée sur les réseaux actifs dans l'immigration illégale au départ de l'Afghanistan. Les clandestins devaient débourser en moyenne 10.000 euros pour rejoindre l'Europe, via la Turquie et la Grèce. Les membres du réseau sont eux-mêmes Afghans, mais comptaient aussi sur des complices lituaniens et kurdes.
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En Egypte, le tourisme sexuel progresse à cause des pays du Golfe
| Date | 06-02-2012 |
| Source | http://blogs.mediapart.fr/blog/arnaud-castaignet/030212/en-egypte-le-tourisme-sexuel-progresse-cause-des-pays-du-golfe |
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Le départ d’Hosni Moubarak a entraîné un afflux d’hommes d’affaires issus des pays du Golfe en Egypte. Cependant, de nombreuses Egyptiennes dénoncent les crimes sexuels et abus de plus en plus fréquents de la part de ces«touristes» d’un nouveau genre.
Elle s’appelle Marwa, elle a 20 ans et son histoire a été vécue par de trop nombreuses jeunes Egyptiennes, raconte le site égyptien bikyamasr. «J’étais dehors avec des amis et nous avons un homme qui avait l’air très sympathique. Nous avons discuté puis il m’a proposé de le suivre pour aller boire un verre. Je me suis dit Pourquoi pas? Nous sommes dans un pays libre, après tout.». Arrivée dans la chambre d’hôtel de cet homme, un saoudien s’est jeté sur elle et lui a arraché ses vêtements. La suite de son histoire est particulièrement horrible.
«Il m’a violé plusieurs fois pendant des heures. C’était horrible, j’étais en pleurs. Ensuite, il m’a donné de l’argent puis un de ses amis est arrivé. Il a fait la même chose avant qu’un troisième homme ne prenne la suite. J’ai été emprisonnée pendant plusieurs jours. Ils m’ont donné de l’argent et ont dit que si je parlais à la police, ils raconteraient que je suis une prostituée.»
Tourisme sexuel et prostitution, dopés par les pays du Golfe
Le trafic d’êtres humains est en forte augmentation en Egypte, où de plus en plus de jeunes filles sont forcées de se prostituer dans des lieux sales et dangereux ou d’escorter des hommes d’affaires du Golfe. Ceux-ci sont en effet dénoncés comme étant la cause principale de cet essor de l’esclavage sexuel en Egypte, comme l’explique Waleed Abdelrahman, un tour-opérateur du Caire qui aide des ressortissants de pays du Golfe à trouver un appartement dans la capitale égyptienne.
«Je suis inondé d’appels de saoudiens qui me demandent les endroits où trouver les meilleures filles. (…) dans chaque hôtel 5 étoiles du Caire, il y a des dizaines de call girls attendant des hommes saoudiens pour une ou plusieurs nuits.»
L’Egypte n’a cependant pas attendu la chute d’Hosni Moubarak pour être un haut-lieu du tourisme sexuel. Depuis plusieurs années, le pays est connu pour être un pays de transit, de destination, mais aussi source de prostitution.
L'Egypte, une plaque tournante
D’après l’ONG ECPAT international, l’Egypte est un pays de transit pour de nombreuses filles ukrainiennes, moldaves ou russes, par exemple, qui se retrouvent en Egypte avant d’être envoyées être exploitées en Israël. L’Egypte est également une destination pour les esclaves sexuelles pour des hommes et des femmes d’Asie du sud-est, mais aussi du Soudan et d’Ethiopie. Ces personnes sont souvent des demandeurs d’asile ou des immigrants se retrouvant rapidement contraints au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle dans les boîtes de nuit cairotes.
Enfin, l’Egypte est un pays source de prostitution et d’exploitation notamment à cause de la pratique du «mariage temporaire», le «zawaj mutaa». Cette pratique chiite a toujours été déclarée contraire à la loi par l’orthodoxie sunnite, elle a néanmoins «fait son apparition en Égypte notamment pour éviter la police des moeurs aux riches estivants du Golfe qui contractent, contre quelques dollars, ce type d’engagement pour quelques semaines, voire quelques heures, avec de jeunes filles dans le cadre d’une prostitution déguisée.
« La famille reçoit souvent de l’argent lorsqu’une fille contracte un mariage temporaire avec un riche homme d’affaires du Golfe. Personne ne se plaint, du coup le gouvernement ferme les yeux», explique Dina Radwan, une jeune égyptienne, qui ajoute que le besoin d’argent du secteur du tourisme en Egypte fait partie de«l’hypocrisie croissante régnant dans le pays».
Société au double visage
«Ici, les mêmes personnes vilipendant les relations sexuelles hors mariage ou voulant envoyer des femmes en prison parce qu’elles embrassent quelqu’un dans la rue sont celles qui supportent la prostitution. (…) Ils ne s’intéressent qu’à l’argent et c’est une des principales sources de revenus pour eux car les saoudiens payent énormément», dénonce-t-elle.
Yasmin Abdelrahman, une militante égyptienne des droits de la femme, abonde dans ce sens:
«Il faudrait un effort concerté afin de créer une société qui ne permette pas aux jeunes filles d’être considérées comme une source de revenus par la famille. (…) Ce phénomène est en constante augmentation et crée également de nombreux problèmes en terme d’accès à l’éducation pour les jeunes filles», expliquait-elle en août 2010.
L’Egypte n’est pas le seul pays frappé par l’exploitation sexuelle de «touristes» du Golfe. Au début du mois, le magazine kenyan Identity relatait l’explosion du nombre de kenyans se retrouvantesclaves sexuels aux Emirats Arabes Unis, au Qatar ou encore en Arabie Saoudite après s’être vus promettre de l’argent ou un emploi sans avoir la possibilité de porter plainte, l’homosexualité étant illégale aussi bien au Kenya que dans les pays du Golfe.
Dans un contexte de faibles perspectives économiques, l’argent des pétromonarchies est souvent vu comme une bouée de sauvetage. Il convient pourtant de s’interroger sur le sentiment d’impunité régnant chez certains de ces «touristes» bénéficiant de la mansuétude des conservateurs. Tant que les problèmes socio-économiques ne seront pas réglés et que l’Etat continuera de fermer les yeux sur les crimes subis par la population, l’esclavage sexuel ne pourra que perdurer.
Arnaud Castaignet |
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La traite des êtres humains - Analyse CEPESS - Contribution de Sophie Jekeler
| Date | 20-01-2012 |
| Source | http://www.cpcp.be/index.php/collection-cepess/voir-details/collection-cepess/analyses-cepess/2011/la-traite-des-%C3%AAtres-humains |
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Sophie Jekeler, administratrice et membre fondateur de la Fondation Samilia a publié une contribution sur la traite des êtres humains dans les cahiers du Cepess.
Considérée comme une forme contemporaine d’esclavage, la traite des êtres humains est devenue en quelques décennies un fléau mondial qui fait chaque année près de 2,5 millions de victimes (selon l’ONU).Sous l’influence du Roi Baudouin 1er, dont ce fût le dernier combat, la Belgique a été l’un des premiers pays à porter la traite des êtres humains à l’agenda politique.En octroyant, il y a près de vingt ans, le statut de victimes aux femmes prostituées d’origine étrangère qui acceptaient de dénoncer les réseaux criminels qui les exploitaient, notre pays a jeté les bases d’une politique européenne anti-traite basée sur le respect des droits humains.
Voici le lien vers l'article: http://www.cpcp.be/index.php/collection-cepess/voir-details/collection-cepess/analyses-cepess/2011/la-traite-des-%C3%AAtres-humains |
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Journée de réflexion du LEF sur la prostitution (1er décembre 2011, Bruxelles) : des pistes d’actions concrètes pour la Belgique ?
| Date | 16-01-2012 |
| Source | http://www.womenlobby.org/spip.php?article2726&lang=fr |
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Le 1er décembre 2011, le LEF a organisé à Bruxelles une journée de réflexion sur le thème ‘Violences envers les femmes et prostitution : quelles politiques publiques ?’. Cet événement s’est tenu la veille de la date anniversaire de la Convention des Nations Unies de 1949 Convention la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Cette convention, ratifiée par la Belgique, stipule que ‘la prostitution et le mal qui l’accompagne, à savoir la traite des êtres humains en vue de la prostitution, sont incompatibles avec la dignité et la valeur de la personne humaine’. Alors que de nombreux débats ont lieu en Belgique sur la question des eros-centers, le LEF a voulu contribuer à ces discussions et aux travaux en cours dans plusieurs associations de femmes.
La journée de réflexion a permis d’entendre des analyses sectorielles de la question de la prostitution, à partir des secteurs de la santé, du travail social et de la justice. Ensuite, des intervenantes venant de plusieurs pays d’Europe ont présenté les politiques publiques et les développements politiques récents visant le système prostitueur dans leur pays : une manière concrète de comparer les choix politiques des pays voisins de la Belgique et de discuter les résultats des législations présentées. Une table-ronde de personnalités politiques belges a permis de faire le point sur la situation en Belgique : Céline Frémault et Isabelle Durant ont présenté leur position et/ou celle de leur parti, et discuté des défis en cours ainsi que des solutions possibles. Enfin, la journée s’est terminée par la projection du film d’Eve Lamont, L’imposture, qui recueille les témoignages de femmes dans la prostitution ou survivantes au Québec.
Vous trouverez ci-dessous un résumé plus détaillé de la journée de réflexion, ainsi que les interventions des invitées. Cliquez ici pour lire le programme et les biographies des intervenantes, en français et en néerlandais.
Rejoignez la campagne du LEF et signez son manifeste ! Diffusez le clip du LEF ‘Changeons de perspective’ sur vos réseaux sociaux !
La journée de réflexion a pu être organisée grâce au soutien de l’IEFH et de la Commission européenne, et au partenariat avec nos membres belges : le CFFB et le NVR, l’association Elles tournent pour la projection du film, la librairie Entre-temps de l’asbl Barricade de Liège, le CCLJ qui a accueilli l’événement.
Séminaire - Analyses sectorielles de la prostitution : médecine, justice, travail social Judith Trinquart est médecin et secrétaire générale de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie ; elle a présenté son analyse de la prostitution en tant que médecin et les impacts sur la santé des femmes du système prostitueur. Sa présentation PPT décrit les différents effets néfastes sur la santé que vivent les personnes en situation de prostitution : décorporalisation, violences sexuelles, violences physiques et psychologiques, syndrôme post-traumatisme de stress, etc. Elle a aussi évoqué l’isolement que vivent les personnes en situation de prostitution et fait des propositions concrètes pour restaurer leur parole et soigner leurs séquelles. Selon elle, la prostitution s’inscrit dans le continuum des violences faites aux femmes, et il est crucial de qualifier cette violence et de reconnaître qu’il y a un/des auteur/s de ces violences, à la fois au travers des agresseurs individuels, mais aussi au travers du système qui tolère l’exploitation et les violences faites aux femmes.
Michèle Hirsch a présenté son analyse de la prostitution d’un point de vue juridique. Avocate, elle a rappelé le contexte légal belge, en particulier en droit pénal, et a attiré l’attention du public sur les incohérences dans la politique belge de lutte contre le proxénétisme. Elle souhaiterait voir des notions pénales plus claires et une attention particulière aux violences dans la prostitution.
Rhéa Jean est docteure en philosophie et militante de la CLES (Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle ; Québec) ; elle a étudié l’approche de réduction des méfaits, approche répandue en travail social, au regard de son application pour le domaine de la prostitution. Elle démontre que cette approche n’est pas appropriée pour la prostitution car celle-ci ne peut pas être associée à un problème de dépendance : il ne s’agit pas de lutter contre des problèmes liés à la prostitution, mais d’appréhender le système dans son entièreté. En donnant l’exemple du Sonagachi Project, en Inde, elle a démontré que l’approche de réduction des méfaits tend plutôt à soutenir le système prostitueur et évite de considérer le continuum de violences vécues par les femmes en situation de prostitution. Sa présentation PPT s’est terminée par une comparaison pertinente : se pose-t-on la question d’améliorer les conditions d’exercice de la violence conjugale sans remettre en cause la tolérance pour cette violence ? Les modèles d’intervention doivent aller plus loin et remettre en cause l’institution de la prostitution et les inégalités femmes-hommes.
Lors des échanges avec la salle, Judith Trinquart a illustré par des exemples frappants pourquoi il est important de considérer le système prostitueur comme une forme de violence faite aux femmes. Récemment, de nombreuses femmes prostituées ayant porté plainte pour viol ont vu leur cas rejeté ou annulé dès que le parquet a découvert que le viol avait lieu dans une situation de prostitution, arguant qu’il ne peut alors s’agir d’un viol, mais de ‘différents commerciaux’. Sur une question concernant la terminologie ‘travailleur/se du sexe’, Rhéa Jean a incité les participant-e-s à qualifier la prostitution de violence, afin de déconstruire ce vocable : ‘tout comme on le fait pour le harcèlement sexuel au travail, il faut séparer sexe et travail’, a-t-elle conclu.
Séminaire – Politiques publiques de la prostitution : exemples de pays voisins Anik Raskin, Chargée de Direction du Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL), a d’abord présenté la situation au Luxembourg, d’abord d’un point de vue légal et réglementaire, et ensuite d’un point de vue politique, en présentant les positions du gouvernement, des partis politiques, du monde associatif, ainsi que la situation des personnes prostituées. Sa présentation PPT montre que le Luxembourg a ratifié la Convention des Nations Unies de 1949, mais que les règlements de police vont à l’encontre de cette approche abolitionniste. Le Luxembourg a mené une campagne de sensibilisation forte en 2009, en liant clairement prostitution et traite des êtres humains. Si plusieurs politiques avaient proposé une loi sur le modèle suédois en 2008, il n’y a pour l’instant pas de récentes avancées sur ce sujet. Le CNFL est l’une des rares associations à avoir pris position sur la prostitution, par une résolution de 2008.
Karin Werkman est chercheuse à La Haye et a présenté la situation aux Pays-Bas concernant la prostitution. Elle a commencé son intervention en rappelant la loi de 2000 qui a levé l’interdiction des maisons closes et du proxénétisme, sur la base d’une distinction entre prostitution libre et prostitution forcée. Plusieurs rapports et évaluations de la loi sont parus depuis, qui ne réussissent pas à démontrer que l’approche réglementariste a régulé la prostitution et permis de lutter contre la traite des femmes.
Gunilla Ekberg est une avocate et experte sur les questions de traite et d’égalité ; elle a présenté les fondements de la politique suédoise en matière de prostitution, basée sur une vision féministe, et établi en 1998 au travers d’une loi protégeant les personnes prostituées et pénalisant l’achat de tout service sexuel. Dix ans plus tard, l’analyse de la loi montre que le modèle suédois a fait ses preuves, en réduisant la prostitution de rue, obtenant le soutien de la population, et pénalisant des personnalités politiques suédoises ‘clients’ de prostitution. Pour elle, la lutte contre la prostitution est la pierre angulaire du comabt pour l’égalité femmes-hommes.
Geneviève Duché, présidente de l’Amicale du Nid, a présenté la situation politique française et les développements récents qui poussent la France à réaffirmer sa posture abolitionniste. Dans sa présentation PPT, elle a rappelé le texte de la Convention de 1949, ainsi que les actions entreprises en France envers le proxénétisme. Elle a mentionné les menaces qui visent l’abolitionnisme, comme les propositions d’assistanat sexuel pour les personnes handicapées. 37 associations (dont le LEF !) se sont réunies à Paris le 29 novembre pour former une Convention abolitionniste et porter l’appel Abolition 2012 auprès des politiques, sur la base des 30 propositions du rapport de l’Assemblée Nationale sur la prostitution. Pour Geneviève Duché, le consentement à la violence ne justifie pas la violence, et le système prostitueur doit donc être aboli afin de mettre fins aux violences faites aux femmes.
Table-ronde de personnalités politiques Deux personnalités politiques belges ont répondu à notre invitation et ont accepté de présenter leur position et discuter de la situation en Belgique concernant la prostitution. Isabelle Durant, Vice-présidente du Parlement européen, a expliqué que le thème est peu débattu au niveau européen, et qu’il est souvent abordé d’un point de vue urbanistique au niveau local. Céline Frémault, Présidente du groupe cdH au Parlement bruxellois, a expliqué comment son parti a pris une position claire en mai 2011, sur la base de principes forts : le corps n’est pas une marchandise, la prostitution est une violence de genre et témoigne des inégalités femmes-hommes. La discussion avec le public a mis en avant la nécessité d’une éducation à la sexualité respectueuse et égalitaire, et l’importance d’une approche féministe de la question.
Ciné-débat Le soir même, le LEF et l’association Elles tournent proposaient une soirée cinéma, avec la projection du film L’imposture, d’Eve Lamont (voir la bande-annonce) : « La tendance actuelle à faire de la prostitution un métier « comme un autre » est démentie par des femmes qui se sont prostituées. Avec lucidité et courage, elles dévoilent la face cachée de ce prétendu « travail du sexe » qui ne relève pas d’un choix éclairé procurant richesse, plaisir et liberté. » Avant la projection, le public a pu aussi découvrir les clips du Monde selon les Femmes, Stop Prostitution, réalisés lors d’ateliers avec de jeunes hommes en Argentine et en Belgique, ainsi que le clip de campagne du LEF ‘Changeons de perspective’. Une soirée qui a donc mis l’accent sur tous les acteurs du système prostitutionnel, et en particulier les survivantes et les hommes qui refusent d’être ‘clients-prostitueurs’. |
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La Fondation Samilia vous souhaite une excellente année 2012!
| Date | 05-01-2012 |
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Meilleurs voeux! |
Interpol: 112 arrestations dans une opération contre la pornographie infantile
| Date | 16-12-2011 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/international/article/707243/interpol-112-arrestations-dans-une-operation-contre-la-pornographie-infantile.html |
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Mis en ligne le 16/12/2011
Baptisée "Opéation Icare", l'opération "visait ceux qui échangent les formes plus extrêmes de matériel vidéo". Cent douze personnes ont été arrêtées dans vingt-deux pays d'Europe lors d'une vaste opération policière de lutte contre la pornographie infantile sur internet, a annoncé vendredi l'organisation de coopération policière européenne Europol. "Nous avons identifié jusqu'ici dans vingt-deux pays 269 suspects et arrêtés 112 personnes", a déclaré le directeur d'Europol Rob Wainwright, lors d'une conférence de presse à La Haye, où siège de l'organisation.
Baptisée "Opéation Icare", l'opération "visait ceux qui échangent les formes plus extrêmes de matériel vidéo, montrant notamment des bébés et des enfants en bas âge abusés sexuellement et violés", a indiqué Europol dans un communiqué. "Les investigations se poursuivent et d'autres interpellations sont attendues", souligne Europol.
Le matériel saisi lors des perquisitions menées aux domiciles des suspects va être examiné et afin de permettre la poursuite des enquêtes et des poursuites, selon la même source.
Lors d'une précédente opération de police coordonnée par Europol, près de 200 personnes avaient été arrêtées en mars dans le cadre du démantèlement d'un vaste réseau international de pornographie infantile sur internet, constitué à partir d'un forum ayant compté jusqu'à 70.000
19 suspects identifiés et une arrestation en Belgique
Une personne a été arrêtée et dix-neuf suspects ont été identifiés dans huit arrondissements judiciaires en Belgique lors d'une vaste opération policière de lutte contre la pornographie infantile sur internet en Europe, a annoncé vendredi la police fédérale dans un communiqué. Cette opération, baptisée "Icare" visait ceux qui échangent les formes plus extrêmes de matériel vidéo, montrant notamment des bébés et des enfants en bas âge abusés sexuellement et violés, a indiqué Europol, l'organisation de coopération policière européenne.
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Les lover boys sont en chasse
| Date | 15-12-2011 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/international/article/706633/les-lover-boys-sont- en-chasse.html |
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Reportage de notre nvoyé spécial à Skopje Christophe Lamfalussy
Mis en ligne le 15/12/2011
En Macédoine, la prostitution est redevenue un business national. Biljana n’avait que 14 ans quand elle fut entraînée par son soi-disant amant. Dans les années 90, le journaliste Chris de Stoop publiait un livre retentissant sur la traite des femmes en Europe et en Belgique intitulé " Elles sont si gentilles, Monsieur ".
Le sujet ébranla le roi Baudouin, au point que la fondation qui porte son nom continue aujourd’hui de soutenir dans les Balkans des projets de lutte contre la traite des êtres humains. Le budget alloué par la Fondation Roi Baudouin aux Balkans n’est pas énorme - environ 700 000 euros par an, soit 3 % du budget total - mais c’est un héritage direct de l’ancien souverain. Les Balkans, en plus de l’Afrique centrale, sont les seules régions du monde où la Fondation est significativement impliquée.
En Macédoine, l’association La Strada est bénéficiaire de ce programme. Elle dispose de deux abris pour femmes en danger, largement financés par la Belgique. Ce qui a changé, c’est que celles qui en bénéficient ne sont plus des jeunes femmes prises dans l’étau de réseaux internationaux, de passage en Macédoine, mais de jeunes filles macédoniennes, souvent très jeunes, attirées dans la prostitution par de soi-disant amoureux qu’on appelle les "lover boys".
"Il y a de plus en plus de cas de filles d’ici", explique Ratko Trimceski, travailleur social pour La Strada à Gostivar. "Avant c’étaient des filles d’Albanie, d’Ukraine, de Roumanie."
" La plupart des filles que nous accueillons sont macédoniennes ", renchérit Nada Blazeska, qui officie de son côté à Tetovo. " Il y a un haut taux de chômage. Il est plus facile de trafiquer des filles d’ici à cause des papiers ."
Difficile de dire pourquoi la route de la traite des êtres humains, qui passait avant par la Macédoine, le Kosovo, puis descendait vers le Monténégro, a perdu la faveur des trafiquants. Certains invoquent la meilleure coordination des polices et un contrôle plus serré des bars. D’autres expliquent que l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union européenne (UE) en 2007 a détourné le trafic vers ces deux pays, d’où il serait plus facile de rejoindre l’ouest de l’Europe.
Ce qui est sûr, c’est que les jeunes filles victimes de la traite doivent désormais être réintégrées dans leur propre communauté et subir les jaseurs de toutes sortes alors qu’avant, les victimes étaient discrètement rapatriées dans leur pays d’origine.
" Chaque fois que je vais en ville, on me parle de ce qui s’est passé. Même le verdict tombé, les gens continuent à parler", explique Biljana, une jeune femme de 20 ans qui vit sur les hauteurs de Stip, une ville de 48 000 habitants du nord-est de la Macédoine, endormie par une industrie textile en déclin. " Je ne peux pas avoir une relation normale avec un petit ami. J’ai peur que celui qui s’intéresse à moi ne soit motivé que par la curiosité."
Biljana n’avait jusqu’ici jamais accepté de parler longuement à un journaliste. Elle a accepté parce qu’il était étranger. Lorsque son identité avait été dévoilée lors de son procès à Stip, les journalistes locaux lui avaient demandé des détails intimes et voulaient photographier sa maison, une simple baraque où la pièce centrale sert à la fois de salon, de chambre à coucher et de cuisine.
En 2005, Biljana n’avait que 14 ans lorsqu’elle rencontra un trentenaire, marié, de la ville, qui jeta son dévolu sur elle. " Il m’attendait à la sortie de l’école et voulait tout savoir de ma famille ", dit-elle. L’homme l’entraîna dans un réseau de prostitution. " C’est lui qui distribua mon numéro de téléphone autour de lui ."
La jeune fille fut recueillie deux ans plus tard dans un abri pour femmes où elle put terminer l’école, suivre des cours de coiffure et prendre des leçons de karaté. Le procès fut une dure épreuve. Il s’est déroulé à huis clos à Stip, mais les journalistes savaient ce qui se passait à l’intérieur grâce au téléphone portable. Jusqu’au bout, les proches de l’accusé cherchèrent à monnayer l’abandon de la plainte. Biljana a vingt ans aujourd’hui.
Son ancien "lover boy" a fui le pays avec femme et enfants, sous le coup d’une condamnation à quatre ans de prison. Sa mère est décédée en 2008. Son père purge une peine de prison, pour une tout autre affaire.
Biljana vit avec ses sœurs dans cette petite baraque entourée par des chats et des poules. Elle cherche un emploi, la clé d’une vraie réintégration dans la société. Paradoxalement, son expérience la rendue plus forte et plus courageuse.
" La chose la plus importante dans la vie, c’est de se battre ", dit-elle. Et elle couve d’un regard maternel sa plus jeune sœur, 14 ans, à qui elle déconseille de descendre en ville avec un maquillage trop prononcé. |
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Trafic de femmes en hausse vers la Chine depuis l'Asie du Sud-Est
| Date | 08-12-2011 |
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PEKIN 03/12 (AFP) = De plus en plus de femmes d'Asie du Sud-Est passent illégalement en Chine, où elles sont vendues à des villageois ou forcées à se prostituer, selon un haut responsable du ministère de la Sécurité publique cité samedi par le China Daily. "Le nombre de femmes étrangères amenées clandestinement en Chine est sans aucun doute en hausse", affirme Chen Shiqu, directeur du bureau de répression du trafic d'être humains du ministère, qui n'a cependant pas donné de chiffre permettant de mesurer l'ampleur du phénomène. Ces femmes viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam, du Laos et de la Birmanie et sont souvent attirées par des trafiquants qui leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois, d'après le quotidien de langue anglaise. "Les victimes sont souvent vendues dans les régions rurales chinoises comme épouses de villageois locaux, ou contraintes à offrir des services sexuels dans des maisons de passe clandestines des régions côtières ou frontalières de la Chine, notamment dans les provinces du Guangdong et du Guangxi (sud), ainsi qu'au Yunnan (sud-ouest)", détaille M. Chen. Le prix d'une femme varie entre 20.000 yuans (2.350 euros) et 50.000 yuans (5.870 euros) selon leur apparence et leur nationalité, d'après Jin Yulu, un responsable du poste frontière de Ruili, à la frontière birmane, interrogé par le China Daily. |
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Faut-il abolir la prostitution ?
| Date | 06-12-2011 |
| Source | http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/faut-il-abolir-la-prostitution-05-12-2011-1403960_56.php |
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"Une société sans prostitution" : c'est l'objectif-phare d'une proposition de résolution qui sera discutée le 6 décembre à l'Assemblée nationale.
"Le plus vieux métier du monde" n'a plus de métier que le nom. Selon la Fondation Scelles, qui lutte pour le respect de la dignité humaine, plus de 80 % des entreprises du sexe sont contrôlées, financées ou soutenues par le crime organisé, alimentant une véritable industrie planétaire. L'envers du décor, c'est la violence physique et psychologique exercée contre celles dont les corps font prospérer les réseaux. Il est donc temps, pour les auteurs de larésolution qui sera débattue à l'Assemblée nationale le 6 décembre, de réaffirmer la position "abolitionniste" de la France marquée notamment par la loi Marthe Richard et la fermeture des maisons closes en 1946. "L'objectif n'est pas de réprimer la prostitution, mais d'aller vers un monde sans prostitution", explique la députée PS Danielle Bousquet, qui a présidé la mission parlementaire contre la prostitution. "Il faut donner à ces femmes le droit de ne pas se prostituer.
"Le projet, signé par tous les responsables des groupes politiques présents à l'Assemblée nationale, s'appuie sur un rapport d'information de la commission des Lois publié en avril 2011. Celui-ci dresse un bilan sans concession sur la réalité de la prostitution en France, et souligne notamment "l'emprise croissante des réseaux de traite". Sur les 20 000 personnes prostituées recensées en France (contre 400 000 en Espagne ou en Allemagne), près de 90 % sont d'origine étrangère (Roumanie, Bulgarie, Nigeria et Chine principalement), pour la plupart victimes de la traite et du trafic illicite d'êtres humains. Le renforcement de la lutte contre le proxénétisme et les réseaux criminels fait partie des trois axes de la résolution soumise au vote des députés, avec la responsabilisation du client et la réaffirmation que la prostitution n'est pas un "métier".
600 PROCÈS DE PROXÉNÈTES LIÉS AU CRIME ORGANISÉ
La France dispose de la législation la plus répressive d'Europe, parce qu'elle englobe toutes les formes d'exploitation sexuelle, allant du proxénète qui incite une personne à se prostituer aux établissements qui hébergent les trafics en passant par le racolage en ligne. Le fait "d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui de quelque manière que ce soit, d'en tirer profit (...), d'entraîner une personne en vue de la prostitution (...)" est puni de 7 ans de prison (article 225-5 du Code pénal), les peines pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité si le proxénétisme s'accompagne d'actes de torture ou de barbarie.
"La lutte vise toutes les formes de proxénétisme et de traite, avec pour priorité le proxénétisme violent, exercé par des réseaux albanais, bulgares et roumains installés en France. Certains ont été démantelés et ont subi de très lourdes peines, ce qui a eu un effet dissuasif, puisqu'une bonne partie de ces réseaux se sont détournés vers d'autres pays européens", souligne Véronique Degermann,vice-procureur au tribunal de grande instance de Paris. Sur les quelque 1 000 procès annuels de proxénètes condamnés par an, 600 sont liés au crime organisé. "Cette criminalité procède du recrutement, dans des pays de l'est de l'Europe, de femmes que l'on trompe en leur faisant espérer un emploi rémunéré en France", expliquait Marie-Louise Desgrange, conseillère à la Cour de cassation, à l'occasion d'un colloque qui s'est tenu à Paris en 2010. "Cela s'accompagne de représailles sur leur famille pour le paiement du voyage, de menaces d'actes de violence physique sur les femmes avec un contrôle rigoureux de leur travail et de leurs ressources qui leur sont prélevées souvent avec violence par des membres de l'organisation chargés sur place de recueillir l'argent et de le reverser aux proxénètes.
"Sans les consommateurs, l'industrie de la prostitution ne serait pas aussi lucrative. D'où l'idée de responsabiliser le client qui encourage indirectement le trafic d'êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle.
SANCTIONNER OU DÉNONCER LE CLIENT
Le client, c'est celui dont on ne parle jamais. Pourtant, sans lui, "la prostitution et la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle n'existeraient pas", souligne le rapport d'information sur la prostitution. Environ un homme sur huit (12,6 %) a déjà eu recours à une prestation sexuelle tarifée, un pourcentage se situant dans la moyenne des pays européens. Plus des deux tiers vivent ou ont vécu en couple, et plus de 50 % sont pères de famille.
Véritable laboratoire en la matière, la Suède a été le premier pays, en 1999, à condamner pénalement l'achat de services sexuels, le responsable risquant une amende et 6 mois d'emprisonnement, et ce, quels que soient le mode de paiement utilisé (argent liquide, alcool, drogue...) et le lieu de la prestation (domicile, rue...). En dix ans, un peu plus de 650 personnes ont été sanctionnées, et ce, malgré les faibles moyens consacrés à la recherche des auteurs. Mais le véritable effet de la loi est ailleurs : la prostitution de rue a été divisée par deux, passant de 800 à 400 personnes environ. Et le nombre des prostituées a chuté de 2 500 à 1 500 en dix ans. La traite des personnes à des fins d'exploitation sexuelle est également en nette diminution.
EFFET DISSUASIF
D'autres pays ont rebondi sur ce mouvement en renforçant leur système répressif. Une loi norvégienne de 2008 pénalise l'achat de services sexuels, puni de six mois de prison et d'une amende. Cette loi s'applique non seulement aux personnes domiciliées en Norvège, mais aussi aux actes commis par des Norvégiens à l'étranger. Une loi finlandaise de 2006 punit le client d'une prostituée si celle-ci est victime de traite. En Angleterre, le Policing and Crime Act du 1er avril 2010 sanctionne d'une amende de 1 000 livres l'achat d'un acte sexuel, dès lors que les personnes prostituées sont "sous la contrainte" (d'un réseau par exemple) ou "sous le contrôle d'un proxénète". Mais l'effet dissuasif ne s'arrête pas là : leur nom peut être mentionné dans les journaux. Le fait d'ignorer que la personne prostituée était forcée n'est pas un argument de défense. Une loi anglaise plus ancienne sanctionne par ailleurs le kerb crawling ("drague motorisée"), consistant, pour le conducteur d'un véhicule à moteur, à accoster une femme pour lui proposer l'achat de ses services. Il risque une amende de 1 000 livres ou un retrait de permis.
En France, ce n'est que depuis 2002 que la loi pénale sanctionne les clients au travers de la prostitution des mineurs et des personnes d'une particulière vulnérabilité (maladie, infirmité...). La résolution propose de responsabiliser le client dont la demande perpétue l'exploitation de la prostitution. "La marchandisation du corps génère des profits considérables pour un investissement minime, souligne le président de la Fondation Scelles et avocat général à la Cour de cassation, Yves Charpenel. Une prostituée rapporte annuellement entre 100 000 et 150 000 euros net d'impôts, et la prostitution génère en France un chiffre d'affaires annuel de 3 milliards d'euros." |
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L’Union Européenne combat l’abus sexuel des enfants et la pornographie enfantine
| Date | 01-12-2011 |
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Le Conseil de l’UE et le Parlement européen ont adopté une directive pour combattre l’abus sexuel et l’exploitation des enfants ainsi que la pornographie enfantine. La directive harmonise la définition des crimes et délits en la matière et prévoit des peines maximales, allant jusque 10 ans de prison. ECPAT Belgique soutient cette directive qui renforce la lutte contre toutes les formes d’exploitation sexuelle des enfants et demande sa transposition rapide dans la législation belge. Lutte contre le tourisme sexuel La directive a pour but de combattre l’industrie du tourisme sexuel. D’une part, en faisant du tourisme sexuel une infraction criminelle dans toute l’UE, y compris pour des faits commis à l’étranger par un ressortissant européen. D’autre part, en mettant en place des mesures de prévention pour diminuer la demande de services sexuels hors UE. Pour ECPAT Belgique (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking of Children for sexual purposes), ces provisions contribuent à combattre l’industrie du tourisme sexuel puisqu’elles promeuvent le “Code de conduite pour la protection des enfants dans le tourisme”, l’établissement d’un code éthique ou de labels de qualité pour toutes les organisations combattant le tourisme sexuel avec des enfants, ainsi que la diffusion d’outils de sensibilisation. Depuis 2004, ECPAT Belgique a initié la création d’un groupe de travail incluant des partenaires de différents secteurs (Ministère des Affaires étrangères, Justice, Défense, Police, la Fédération de l’Industrie du Tourisme, la FEBETRA, Child Focus, Plan Belgique, la Fondation Samilia et ECPAT Belgique), ce qui a mené au lancement de la campagne « Stopprostitutionenfantine.be ». A travers la sensibilisation de tous les voyageurs, la campagne a pour objectif d’augmenter le nombre de signalements de cas de tourisme sexuel (www.stopprostitutionenfantine.be). Des temps difficiles pour les pédophiles Le texte prévoit également des seuils minimum aux peines maximales relatives à une vingtaine d’infractions pénales – plus sévères que ce que ne prévoient généralement les lois européennes, surtout dans les cas d'abus commis par des personnes qui jouissent d'une position reconnue de confiance, d'autorité ou d'influence ou d'abus commis sur des enfants particulièrement vulnérables. Les pages Internet de pédopornographie doivent disparaître mais le blocage est encore nécessaire dans certains cas Les Etats membres devront assurer la suppression rapide des pages hébergées dans leur pays contenant ou diffusant de la pornographie enfantine. Quand la suppression à la source n’est pas possible, les Etats membres peuvent bloquer l’accès à ce contenu sur leur territoire. Interdiction pour les délinquants de travailler avec des enfants Lors du recrutement, les employeurs pourront demander des informations sur les condamnations pour infractions sexuelles à l'encontre d'enfants. Les États membres auront également le droit de prendre d'autres mesures, telles que des registres de personnes reconnues coupables de "délinquance sexuelle". |
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« La lutte contre la fraude sociale contribue à la prévention de la traite des êtres humains » : D’après le rapporteur national belge, une régulation et une surveillance renforcées du marché du travai
| Date | 25-11-2011 |
| Source | http://www.ituc-csi.org/la-lutte-contre-la-fraude-sociale.html?lang=fr |
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par Jeroen Beirnaert, Project Coordinator Forced Labour and Trafficking
10 novembre 2011 : En Belgique, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (le Centre), qui joue le rôle de Rapporteur national en matière de traite des êtres humains, a publié son dernier rapport annuel (2010), qui souligne une tendance accrue aux abus contre la main-d’œuvre migrante (tant en provenance de pays membres l’UE que de pays tiers) moyennant le recours à des programmes de détachement frauduleux (terminologie UE : « travailleurs détachés ») et le faux travail indépendant. D’après l’hypothèse défendue par le Centre, la lutte contre la fraude sociale bénéficie à la lutte contre la traite des êtres humains. Le rapport fait état d’une professionnalisation croissante des opérations des trafiquants d’êtres humains, alors que les réseaux de traite deviennent, eux, de plus en plus complexes. Il n’y a, dès lors, pas d’autre alternative que de professionnaliser également la lutte que nous menons à leur encontre. Les recommandations du Centre s’articulent autour de trois priorités centrales : 1. Accroître la coopération (trans-)nationale pour démanteler les réseaux de traite ; 2. Sensibiliser les employeurs, l’inspection du travail et les pouvoirs publics à l’échelon local et 3. Mobiliser un soutien politique accru.
Le rapport reconnaît la réalité de relations contractuelles toujours plus complexes, obscurcies par de multiples niveaux de sous-traitance, d’agences d’embauche et de faux emplois indépendants inventés de toutes pièces par l’employeur final, qui cherche de cette façon à se soustraire à ses responsabilités sociales. Les cas relevés dans les secteurs de la construction, des services de nettoyage et des textiles indiquent que le principal contractant ou l’employeur final devait immanquablement être au courant de l’existence de conditions de travail abusives, par exemple en acceptant des offres excessivement basses ou en fermant les yeux sur des manifestations claires d’exploitation sur les sites de travail. Le Centre se joint aux nombreux acteurs de terrain, y compris les syndicats, pour réitérer son soutien en faveur de l’introduction de la responsabilité conjointe de l’entrepreneur et des sous-traitants. L’ensemble des partenaires appellent instamment le gouvernement belge à adopter les changements législatifs nécessaires et longuement attendus pour combattre la traite des êtres humains à tous les niveaux des filières de production.
Des exemples de bonne pratique sont soulignés dans des secteurs où les partenaires sociaux n’ont pas attendu les changements législatifs pour passer à l’action. L’industrie belge de la transformation de la viande, par exemple, se voit de plus en plus régulièrement confrontée au phénomène du faux emploi indépendant. Pour cette raison, les syndicats et les employeurs du secteur ont souscrit un protocole établissant la responsabilité conjointe des employeurs et des intermédiaires. |
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Lutte contre la fraude sociale
Editorial du Morgen
| Date | 03-09-2011 |
| Source | De Morgen, 3 sept 2011 |
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Hoeveel het er precies zijn is onduidelijk. Maar het aantal prostituees dat in ons land wordt uitgebuit loopt in de duizenden. Volgens politiebaas Paul Van Thielen gaat het om 80 procent van alle actieve sekswerkers.Achter de muren van bordelen en massagesalons gaan nog altijd pakken menselijke drama's schuil. Vrouwen die de klok rond moeten werken, weinig of niets verdienen, gevangen gehouden of verhandeld worden. Twintig jaar geleden schopte Chris De Stoop de publieke opinie wakker met zijn boek Ze zijn zo lief meneer. Een hallucinant relaas over de manier waarop jonge meisjes het slachtoffer worden van mensenhandel en in prostitutiecarrousels verzeild geraken. Niet alleen in verre oorden, maar ook bij ons om de hoek. De onthullingen lokten een storm van verontwaardiging uit. Een parlementaire onderzoekscommissie werd in het leven geroepen, experts gehoord, wetten gestemd. Op het terrein verliep de strijd met ups en downs. Organisaties werden opgerold, andere kwamen in de plaats. Langzaamaan verslapte de aandacht voor het fenomeen. Zeker na de aanslagen van 11 september 2001 verschoof de focus en werden een pak gespecialiseerde speurders overgeheveld naar de diensten die rond terrorismebestrijding werken. Als het aan de commissaris-generaal ad interim ligt wordt de aanpak van deze brute vorm van georganiseerde criminaliteit de komende jaren opnieuw een topprioriteit. De omvang van de feiten, de lichamelijke, fysieke en materiële schade die ze aanrichten, is te groot om dat niet te doen. Dat Van Thielen dit thema naar voor schuift, siert hem. De politiek, die het laatste woord heeft over de prioriteitenlijst, kan de politiebaas overrulen. Laten we ervan uitgaan dat dit niet gebeurt en hij de nodige steun krijgt in de Wetstraat. Het gaat immers om veel mensen, veel slachtoffers. Ook al hebben de meesten de Nigeriaanse, Bulgaarse of Roemeense nationaliteit en zijn het dus geen kiezers. Prostituees zijn geen categorie in onze maatschappij die hun stem luid kunnen laten weerklinken. Ze hebben geen sterke belangenvereniging met een batterij woordvoerders die de media bestoken bij elke uitspraak of elk voornemen om een maatregel te nemen. Ze hebben meestal geen gezicht, wat in onze beeldcultuur vaak een enorme handicap is om iets op de publieke agenda te krijgen. Ze kunnen geen mediamomenten aanbieden en hebben geen gelegenheid om lintjes door te knippen. Hopelijk wordt er binnenkort opnieuw echt werk gemaakt van de strijd tegen deze vormen van uitbuiting en de meeste excessen de wereld uitgeholpen.Dan moeten we over twee decennia niet opnieuw zeggen: ze zijn nog altijd zo lief meneer.Steven SamynChef politiek |
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Acht op tien prostituees misbruikt - 8 prostituées sur 10 exploitées
| Date | 03-09-2011 |
| Source | http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/1313597/2011/09/03/Acht-op-tien-prostituees-misbruikt.dhtml |
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Bjorn Maeckelbergh
Ons land telt 23.000 prostituees. Tachtig procent daarvan wordt op een of andere manier uitgebuit. Dat zegt Paul Van Thielen, de nummer één van de federale politie. 'Volgens onderzoek wordt seksuele exploitatie de komende jaren zelfs de ernstigste vorm van criminaliteit.' "Tachtig procent van 23.000: dat is gigantisch. De 28 slachtoffers die wij vorig jaar begeleidden zijn in vergelijking maar peanuts", zegt Heidi De Pauw van PAG-ASA in Brussel. Eenzelfde geluid bij Patsy Sörensen van het Antwerpse Payoke, waar ze zich in 2010 ontfermden over 52 slachtoffers."Terwijl we allemaal weten: er zijn veel meer slachtoffers."Zowel Payoke als PAG-ASA zoekt het veel hogere aantal slachtoffers in de verborgen prostitutie. "In het Brusselse hoerenkwartier aan het Noordstation patrouilleert de politie. Daar is dus een minimum aan controle. Dat is echter niet het geval bij prostitutie op het internet en achter de deuren van veel massagesalons", zegt De Pauw. Volgens Sörensen zijn de gradaties van exploitatie ook heel uiteenlopend."Sommige meisjes moeten de klok rond werken en krijgen amper te eten. Anderen verdienen dan weer weinig tot niets. Nog anderen worden gewoon gevangengehouden en verkocht." De slachtoffers komen vaak uit Nigeria, Bulgarije of Roemenië. De pooiers zijn doorgaans Nigerianen, Belgen, Albanezen of Marokkanen. "Vaak durven de slachtoffers niet te zeggen dat ze uitgebuit worden. Omdat ze hier nog altijd meer verdienen dan thuis", zegt De Pauw. Maar ook bedreigingen spelen in deze een grote rol. "Veel meisjes worden naar hier gehaald door kennissen uit hun vaderland. Als ze nog maar de indruk geven dat ze ermee willen kappen, beginnen de dreigementen: dat ze haar familie wel zullen vinden." Dat verklaart volgens beide organisaties ook gedeeltelijk het relatief lage aantal slachtoffers dat ze binnenkrijgen. Verder zoeken ze ook een verklaring bij de politiewerking. "Vroeger werkten veel agenten op prostitutie. Maar opeens was terrorisme belangrijker", zegt De Pauw."Ook in Antwerpen is het gespecialiseerde politieteam in de loop van de jaren enorm uitgedund. Daarom is het goed dat erover nagedacht wordt om er een prioriteit van te maken. Er zullen dan wel extra middelen vrijgemaakt moeten worden."Paul Van Thielen zegt dat als het van hem afhangt de strijd tegen seksuele uitbuiting een topprioriteit wordt: "Ik zal dat alleszins zo voorleggen aan de ministers." Aanleiding is het Nationaal Veiligheidsbeeld: een groep strategische analisten werkte twee jaar aan het in kaart brengen van wat ons de komende vier jaar te wachten staat op het gebied van verkeersveiligheid, overlast, terrorisme en criminaliteit. "Ze maakten ook een rangschikking van welke feiten het ernstigst zijn, rekening houdende met de omvang van de feiten, de verwachtingen, het fysieke leed, de overlijdens en de materiële schade. Bij de georganiseerde misdaad kwam seksuele uitbuiting als eerste uit de bus, gevolgd door economische uitbuiting, mensensmokkel, informaticacriminaliteit, gewapende diefstallen, cocaïnehandel en inbraak in gebouwen. Voor mij zijn dat de zeven prioriteiten."Van Thielen beseft dat de ministers hem nog kunnen overrulen en andere fenomenen voorrang geven. Tegen eind dit jaar moet het dossier rond zijn. |
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La priorité de la police: l'argent du crime
| Date | 06-09-2011 |
| Source | Le Soir, 3-4 septembre, p.1 et p.10 |
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L'exploitation économique et sexuelle des travaillers précarisés: une priorité du futur Plan national de sécurité. Extraits de l'interview de Paul Van Thielen, patron "ad interim" de la police fédérale. Issu de la gendarmerie, rodé au terrain, ancien patron de la police judiciaire, Paul Van Thielen porte un regard lucide sur la criminalité et particulièrement sur l'argent, qui en est généralement le mobile et le point faible. Faire mal aux criminels, c'est toucher à leur portefeuille. Il a lancé au sein des polices locales et fédérales, ainsi qu'auprès des magistrats, des formations. Objectif: sensibiliser tous les interventants judiciaires à "l'argent du crime". Le commissaire général "ad interim" dévoile aussi les autres priorités que définira le futur Plan national de sécurité. En tête de liste: l'exploitation sexuelle et économique des travailleurs précarisés. Paul Van Thielen en est convaincu: une approche intégrée associant tous les intervenants (services fiscaux et sociaux, associations), permettrait de gagner, en quelques années, cette bataille contre les exploitations les plus odieuses.
Le Soir: Vous finalisez les propositions de la police fédérale pour le plan quadriennal de sécurité, le PNS. Quels en sont les priorités? Depuis 2 ans, nos analystes ont exploré l'état de la criminalité dans différentes catégories selon plusieurs critères: l'ampleur, l'impact et la perception. Un sondage a été réalisé auprès de 3.000 Belges. Il en ressort ainsi, à mon grand étonnement, que la principale préoccupation est celle, en matière de crime organisé, liée à l'exploitation sexuelle. Suivent l'exploitation économique de travailleurs précarisés, le trafic d'êtres humains, la criminalité informatique, les vols à main armée, l'importation de cocaïne et les cambriolages commis par des bandes itinérantes. Le gouvernement décidera. Ma conviction est qu'en saisissant ces phénomènes dans leur globalité, en les traitant de manière intégrée, il y a moyen de faire la différence.
Le Soir: Ce qui veut dire? Sensibiliser tous les acteurs. Pour la prostitution, par exemple, les services de l'Inspection sociale ou les associations ont un rôle décisif à nous apporter. |
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Allemagne: un système de parcmètre pour taxer les prostituées
| Date | 30-08-2011 |
| Source | http://www.dhnet.be/infos/societe/article/366584/allemagne-un-systeme-de-parcmetre-pour-taxer-les-prostituees.html |
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Les travailleuses du sexe payent leur dû en introduisant leurs pièces de monnaie dans un parcmètre électronique. BONN La Ville de Bonn, en Allemagne, a instauré lundi un système de parcmètre pour les prostituées, obligeant les travailleuses du sexe à payer une taxe de 6 euros par nuit pour exercer leur activité en rue. Bonn est la première ville allemande à mettre en place un tel système. Il permet déjà de taxer les femmes travaillant dans les bordels. Les autorités communales estiment que les quelque 200 prostituées recensées à Bonn devraient rapporter une somme de 200.000 euros par an. Les travailleuses du sexe payent leur dû en introduisant leurs pièces de monnaie dans un parcmètre électronique. Elle reçoivent automatiquement un ticket imprimé qu'elles devront montrer le cas échéant aux inspecteurs envoyés sur place pour les contrôler. La prostitution n'est autorisée que dans une seule rue de la ville.L'an dernier, les autorités avaient aménagé six emplacements de parking en érigeant des panneaux en bois sur trois côtés, permettant ainsi aux clients de rencontrer les prostituées dans l'intimité, sans pouvoir être observés depuis les voitures voisines. |
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Les baby prostituées envahissent l'Italie
| Date | 24-08-2011 |
| Source | http://ibuzzyou.fr/les-baby-prostituees-envahissent-l%E2%80%99italie.html |
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Des filles âgées de 12 à 13 ans offrent leurs corps contre des relations sexuelles tarifées en Italie. A l’école ou sur Internet, cette génération de jeunes filles désabusées sont synonyme d’une société italienne à la dérive. Elles échangent leur corps contre de l’argent ou des recharges téléphoniques. Le syndrome Ruby envahie l’Italie depuis plusieurs mois et cela inquiète de plus en plus le professionnel médical spécialisé pour les adolescents. Luca Bernado, le directeur du département adolescent d’un l’hôpital de Milan reçoit des jeunes filles déboussolées chaque jours. Dépressives, anorexiques ou alcooliques, elles se confient à lui. Dans les écoles, des listes de baby prostituées ne cessent de circuler. Toutes les précisons y sont indiquées : nom, prénom, tarif, prestations fournies (plan à 3, sodomie, fellation etc). Ces adolescentes sont présentes sur tous les terrains : internet, école, chez les particuliers, et même en boite de nuit. A Rome, une discothèque ouverte aux mineurs en journée vient de fermer ses portes. Ces dernières se transforment en véritable star du laps dance, et plus. « Elles agissent par ennui et n’ont qu’un objectif, celui de devenir un objet de désir. » témoigne Luca Bernado. Pour la journaliste Marida Lombaro, spécialisée sur le sujet, « ces filles sont l’incarnation d’un message du système politique et médiatique qu’elles ont absorbés étant enfants. Si tu te comporte comme Noémi ou Ruby, on parlera de toi… ». Le phénomène Ruby a donc marqué la société Italienne. Celle-ci était la chouchoute de Silvio Berlusconi qui lui vaut aujourd’hui une place devant la justice pour prostitution sur mineur. Quant à elle, Noémi avait tellement fait tourner la tête de Berlusconi que celui-ci avait divorcé en 2009. L’association de lutte contre la prostitution infantile (ECPAT) témoigne qu’en Italie « il est devenu normal d’utiliser son corps pour obtenir quelque chose ». Avec ses 30 % de chômage chez les jeunes, l’Italie entretient des générations et des générations d’adolescent désabusés, sans aucun espoir concernent l’avenir. De plus, pour certains parents, « réussite rime avec show-biz, et tout ce qui touche le corps devient une obsession. Résultat, ils encouragent leur enfants » affirme une militante de l’association, lamentée. L’ère Berlusconi commence à se faire sentir et le concept de femme-objet a été complétement ingéré par les adolescent. Comment les italiens vont-ils lutter contre ce phénomène ? |
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Les amazones de Kiev
| Date | 17-08-2011 |
| Source | http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/ukraine-les-amazones-de-kiev_1019987.html |
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Une manifestation néo-féministe a eu lieu ce mardi à Kiev, en marge du procès de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko. Comme à leur habitude, les militantes de Femen protestaient seins nus. Mais qui sont-elles? Blonde comme le blé ukrainien, grande et photogénique, Sacha Chevtchenko, 21 ans, pourrait facilement devenir mannequin et enchaîner les shootings de mode. Mais l'ambition de cette diplômée d'économie, qui vit dans un HLM de Kiev, la capitale, est autrement plus élevée: Sacha fait la révolution. Prolétaire en stilettos, elle entend en effet poursuivre la révolution féministe commencée en Ukraine voilà trois ans. Et cela, au moyen d'un mode opératoire original et plutôt sexy: l'action directe en talons aiguilles, avec les seins à l'air. Avec les activistes de Femen, un mouvement d'agit-prop dont elle est à la fois la cofondatrice, l'un des piliers et l'image de marque, Mlle Chevtchenko n'hésite pas, en effet, à envahir les plateaux de télévision, à perturber des cérémonies officielles, à manifester devant les grilles des ambassades. Objectif: dénoncer, pêle-mêle, le machisme ambiant, le boom du tourisme sexuel, la prostitution galopante, la corruption des élites, le recul de la démocratie. "L'Ukraine n'est pas un bordel!" Certains coups d'éclat des amazones de Femen, toujours médiatisés, sont encore dans les mémoires. A commencer par le premier , en 2008, lorsque Sacha et une dizaine de partisanes manifestent sur la place Maidan (la place de l'Indépendance de Kiev, haut lieu de la révolution Orange, en 2004) à moitié nues, en brandissant des pancartes: "L'Ukraine n'est pas un bordel!" "Il s'agissait de dénoncer la complaisance du pouvoir à l'égard du tourisme sexuel." Le slogan choc a d'ailleurs resservi cette année, à l'occasion d'une campagne de représailles contre une radio néo-zélandaise. Celle-ci, The Rock FM, avait organisé un jeu-concours dont le premier prix était... une femme ukrainienne, à choisir lors d'un voyage sur les rives du Dniepr! Dans un autre registre, Vladimir Poutine n'est pas prêt d'oublier l'humiliation subie lors de l'opération commando fomentée par Femen, en octobre 2010 à Kiev, lors de sa visite au président (prorusse) Viktor Ianoukovitch. Six activistes l'avaient accueilli aux cris de "Ukraina is not Alina!" - allusion à une gymnaste que la rumeur publique présente comme sa maîtresse -, afin de lui rappeler que Moscou n'était plus souverain en Ukraine. Les images du happening l'ont rendu furieux. A l'automne 2010, l'ambassadeur d'Iran n'a pas davantage apprécié de voir débarquer sous ses fenêtres des "enragées" dépoitraillées, venues exprimer leur solidarité avec Sakineh, l'Iranienne accusée d'adultère à Téhéran et condamnée à la lapidation.
Cet hiver, Silvio Berlusconi en a également pris pour son grade. En plein scandale du "Rubygate", Sacha, Anna, Inna, Xenia et les autres sont venues balancer des slips et des soutiens-gorge par-dessus les grilles de la chancellerie italienne, à Kiev. Enfin, en avril dernier, lors des commémorations du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl - François Fillon était là -, les mêmes brandissaient des pancartes et s'époumonaient en scandant "Ianoukovitch, c'est pire que l'irradiation!" Une fois de plus, l'opération s'est terminée au commissariat, comme ce fut encore le cas le 5 juillet, après une manifestation devant la Rada (le Parlement) contre le recul de l'âge de la retraite des femmes. Ukraine: les amazones de Kiev Depuis sa fondation, en 2008, par Ania Goutsol, une petite rousse aujourd'hui âgée de 26 ans, le mouvement Femen - une quarantaine d'activistes imprégnées de La Femme et le socialisme (1883), de l'agitateur socialiste allemand August Bebel, appuyées par 300 sympathisantes - a inventé le langage d'un nouveau féminisme, celui du XXIe siècle. Pourtant, même si l'ONG inspire une large sympathie, toutes les femmes ne sont pas fans de Femen. Selon ses détractrices, à commencer par la Strada, fondation néerlandaise spécialisée dans la lutte contre la prostitution et active en Europe centrale, Sacha et ses acolytes nuisent à l'image des femmes. Confortent les clichés sexistes. Et encouragent, par leur allure, le tourisme sexuel. Ce à quoi les intéressées répondent que plus personne n'écoute les féministes traditionnelles. Que le tourisme sexuel n'a pas attendu Femen pour prospérer. Que le féminisme du XXIe siècle passe par la réappropriation du corps des femmes par elles-mêmes. Et qu'il n'appartient pas aux hommes de définir la norme de la décence vestimentaire et de la sexualité féminine. Un point de vue qui porte bien au-delà des frontières, puisque le nouveau mouvement Slutwalks (littéralement, marches des salopes), né il y a quelques mois au Canada, semble inspiré par Femen. Le pays s'est transformé en paradis du tourisme sexuel "Au début, nous défilions habillées... mais personne ne nous écoutait, raconte Sacha en sirotant un milk-shake au Cupidon, un café littéraire de Kiev où l'état-major de Femen se retrouve quotidiennement. Après de longs débats, nous avons décidé d'enlever le haut pour devenir des topless fighters." La posture de ces "combattantes aux seins nus" symbolise parfaitement la condition des femmes ukrainiennes: pauvres, vulnérables et seulement propriétaires de leurs corps. Dans l'ex-République soviétique, l'horizon des femmes se résume souvent à ce choix: émigrer, se marier à un homme riche ou vendre son corps. Ukraine: les amazones de Kiev Avec la suppression des visas d'entrée, en 2005, l'un des deux pays d'accueil de l'Euro 2012 de football s'est transformé en paradis du tourisme sexuel. Selon une étude récente, 70% des étudiantes du campus de Kiev ont, au moins une fois, été abordées par un étranger qui leur proposait une relation tarifée. Et l'Ukraine constitue une plaque tournante notoire du trafic international d'êtres humains. Cela ne trouble nullement le gouvernement de l'ex-communiste Viktor Ianoukovitch, dont l'une des premières mesures a consisté à liquider l'administration chargée de l'égalité hommes-femmes, des violences domestiques et du trafic d'êtres humains. Il est vrai que la misogynie s'exprime jusqu'au sommet de l'Etat. L'année dernière, le futur président, alors en campagne électorale, n'avait-il pas assuré: "La place de la femme est à la cuisine"? Elu en février 2010, le chef de l'Etat au style brejnévien a montré sa cohérence: son gouvernement - une trentaine de ministres - ne compte... pas une seule femme! Une absence justifiée, selon le Premier ministre, Mykola Azarov: "La situation dans le pays est difficile et on a pris des gens capables de travailler de seize à dix-huit heures par jour. Conduire des réformes, redresser un pays, n'est pas une affaire de femmes." "Avec Ianoukovitch au pouvoir, le recul démocratique est net, pointe Sacha Chevtchenko. Certes, le précédent gouvernement, issu de la révolution Orange, nous a déçues, notamment Ioulia Timochenko - ex-Premier ministre à la natte en forme de couronne -, dont la conscience féministe est proche de zéro. Mais, au moins, la police nous laissait tranquilles." Une époque révolue: depuis mars 2010, Sacha a été gardée à vue plus de dix fois. Elle a aussi effectué trois brefs séjours en prison, de un, deux et trois jours, inspirant d'ailleurs la sympathie au directeur, aux gardiens, aux détenues. "Le pouvoir est désemparé, car chaque arrestation accroît la popularité de Femen", estime le député indépendant Taras Chornovil. Du coup, les pressions se font plus sournoises. Les services secrets tentent d'isoler celles qu'ils considèrent comme des dissidentes. On se croirait revenu au temps de l'Union soviétique. En avril, le compte Facebook de Femen a été bloqué durant deux semaines. Et, depuis peu, sous de fallacieux prétextes administratifs, les descentes de police se multiplient au café-restaurant Cupidon, le quartier général de Femen. "Les flics effraient ma clientèle. S'ils continuent, je demanderai aux filles de se trouver un autre QG", admet, à regret, le patron de l'établissement. Depuis le début de l'année, des agents en civil visitent les domiciles des militantes les plus actives. "Ils viennent salir ma réputation auprès de mon voisinage. Résultat, ma propriétaire m'a demandé de déménager", raconte Sacha Chevtchenko, réinstallée dans un appartement HLM qu'elle partage avec quatre autres activistes. Malgré tout, ses convictions sont inébranlables. "Avec la révolution Orange, notre génération a découvert l'ivresse de la démocratie. Nous battre dans la rue, aux côtés de camarades de lutte, pour une cause juste : voilà une adrénaline dont nous ne pouvons plus nous passer." Et elle qui aurait pu devenir mannequin d'ajouter: "S'il faut aller en prison pour mes idées, je suis prête." |
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Des bidonvilles de Iasi aux néons de Bruxelles
| Date | 02-08-2011 |
| Source | http://archives.lesoir.be/des-bidonvilles-de-iasi-aux-neons-de-bruxelles_t-20080514-00G2CY.html |
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Des bidonvilles de Iasi aux néons de Bruxelles DELEPIERRE,FREDERIC Page 6 Mercredi 14 mai 2008 Un réseau international de traite des êtres humains est jugé à partir de ce mercredi, à Bruxelles. Des jeunes femmes roumaines étaient contraintes de se prostituer. Bleus, roses ou rouges, les néons jouent à l’attrape-gogo. Les sous-vêtements, plus affriolants les uns que les autres, finissent de convaincre le chaland que le bonheur est peut-être à portée de main. Ne reste plus à la belle qu’à décocher son plus beau sourire. Et la barrière de verre qui sépare son « studio » du trottoir gris et triste de la rue d’Aarschot bruxelloise s’efface. Pour 50 euros, le navetteur insouciant aura finalement droit à dix minutes de plaisir. Sans penser le moins du monde aux heures de douleur que les clients dans son style font endurer à ces jeunes femmes vulgairement qualifiées de « putes ». Des jeunes femmes parfois mineures d’âge qui ne sont en fait que des victimes, des esclaves modernes, souvent à la solde de réseaux internationaux qui leur font vivre les pires souffrances. Un réseau comme celui qui va être jugé à partir de ce mercredi après-midi devant la 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Ils seront onze, tous Roumains, à comparaître pour avoir acheminé en Belgique une quarantaine de jeunes femmes, roumaines elles aussi, qu’ils ont battues, séquestrées, violées et contraintes à se prostituer. Sans qu’elles touchent, le plus souvent, le moindre centime d’euro. Une organisation criminelle que les enquêteurs qualifient de très professionnelle et particulièrement violente active en Roumanie et en Belgique, mais aussi en France et en Espagne, et qui, au moment de son démantèlement, mettait la dernière main à son implantation en Angleterre… Sa chute, le « réseau Tanase » la doit à une collaboration policière exemplaire entre la Roumanie, la Belgique et l’Espagne. Au point que la semaine dernière, une délégation d’une dizaine de très hauts magistrats roumains se trouvait à Bruxelles afin de peaufiner encore un peu plus les accords de coopération existants entre les deux pays. « Fin février 2006, se souvient Raluca Botea, procureur en chef en charge du crime organisé auprès du parquet de Bucarest, l’Espagne nous a donné des informations sur un groupe de criminels itinérants roumains. Sa particularité : les quatre chefs étaient frères. Les frères Tanase. » Grands coordinateurs du réseau, ces quatre frères s’étaient entourés de lieutenants. « Ce sont ces derniers qui recrutaient les filles, dans la région très pauvre de Iasi, dans l’est de la Roumanie, à quelques kilomètres de la frontière moldave. Dès qu’ils obtenaient des informations sur une victime potentielle, les lieutenants le signalaient à leur supérieur, Valter Pasniceanu, qui venait voir la fille, très fréquemment une fugueuse ou une fille ayant perdu ses repères, pour la convaincre de s’exiler, poursuit Raluca Botea.
Convaincues, les jeunes femmes étaient alors hébergées chez Claudia Neagu, l’épouse de Valter, qui s’occupait de trouver des passeports et des faux documents pour les futures prostituées. De retour dans la danse, les lieutenants pouvaient alors acheminer les jeunes femmes vers le pays de destination. » Sur la base de ces informations venues d’Espagne, la police roumaine lance ses premières vérifications. Les parquets sont mis à contribution. Ont-ils des dossiers sur les individus cités ? Bingo ! Il en existe même plusieurs : à Braila, à Iasi et à Bacau. Dans l’un d’eux, une fille dit avoir été emmenée par Pasniceanu en vue de se prostituer. Tous les dossiers sont rassemblés et joint aux informations espagnoles. La structure centrale du dossier est prête. « Nous avons alors créé une équipe d’enquête, embraie Raluca Botea. Notre plan était d’identifier le maximum de victimes. Deux semaines plus tard, nous avons pu mener nos opérations, simultanément avec l’Espagne. Grâce aux écoutes téléphoniques, nous avons immédiatement compris qu’ils étaient actifs. » Chef de la cellule en Espagne, Cosmos Tanase est déjà sous les verrous lorsque l’opération est lancée. Elle sera spectaculaire. Dix perquisitions sont menées en Roumanie où six personnes sont arrêtées. Mais que dire alors du coup de filet espagnol ? Ce sont en effet pas moins de trois cents personnes qui ont été simultanément placées en garde à vue : membres du réseau et victimes. L’enquête est définitivement lancée. S’ensuivent des contrôles de transferts d’argent, qui montrent des rentrées très régulières et importantes sur des comptes ouverts au nom de proches des Tanase. Quant aux dépositions des « filles », elles démontrent sans le moindre doute qu’elles étaient exploitées dans des clubs, des bars et des dancings. Parfois même en Belgique : en tant que danseuses, mais aussi comme prostituées, « en vitrine ». Chef de la section crime organisé du parquet fédéral belge, Eric Bisschop est contacté. Élément non négligeable, il connaît la Roumanie pour avoir déjà mené à terme plusieurs dossiers importants. Parmi les informations communiquées par la Roumanie : une liste de noms de jeunes filles ainsi qu’une adresse à Etterbeek servant de lieu de séjour à plusieurs victimes. Dès mai 2006, les enquêteurs bruxellois procèdent à leurs premiers contrôles dans les « bars », rue d’Aarschot. À chaque fois, les adresses communiquées par les jeunes filles sont fantaisistes mais la persévérance des policiers permet d’établir que tous les appartements occupés par les filles sont loués par le même homme. Un Roumain utilisant une fausse carte d’identité française et qui s’avère être le locataire du fameux logement d’Etterbeek. En juillet, les policiers partent en Roumanie prendre connaissance du dossier initial. Là, ils découvrent que toute l’organisation tourne autour de deux familles de Roms, les Tanase et les Bancuta, habitant les villes de Iasi, Braila et Constanta et entre lesquelles plusieurs mariages ont été célébrés. « De retour en Belgique, les enquêteurs mettent sur pied une surveillance des transferts d’argent opérés par les suspects depuis la Belgique vers la Roumanie. Très vite, plus d’un million d’euros est transféré, permettant de découvrir le nom de certaines victimes mais aussi ceux de proxénètes et organisateurs du réseau. Fin 2006, une quarantaine de jeunes femmes exploitées par cette organisation sont ainsi répertoriées sur sept dossiers », commente Eric Bisschop. Une grosse intervention aura lieu fin mai 2007, moment choisi par l’un des membres importants de l’organisation pour venir en Belgique afin de « corriger » une jeune prostituée. En plusieurs étapes, la bande sera finalement démantelée et plusieurs jeunes filles arrachées aux griffes de leurs bourreaux. « Ces gens étaient effectivement très violents. Au point que nous avons dû avoir recours à des stratagèmes particuliers pour procéder aux confrontations qui n’ont pu être directes », ponctue le magistrat belge. Les regards ne sont donc pas croisés. Seules les dépositions l’ont été. En Belgique, les enquêteurs du service de lutte contre la traite des êtres humains de la police fédérale ont pu estimer le nombre de victimes acheminées par le réseau à une quarantaine, comme le dit le commissaire Baudouin Dernicourt. « Parmi elles, quatre étaient mineures et devaient se prostituer en vitrine. Mais ce qui caractérise ce réseau-ci, c’est la violence dont les chefs étaient capables. Souvent, les filles étaient battues, violées et séquestrées. Elles devaient travailler douze heures par jour, sept jours sur sept, et “faire” le max de clients avec un chrono qui tournait. On peut estimer qu’en quelques années, le réseau s’est enrichi d’une dizaine de millions d’euros. Nous ne récupérerons pas tout mais nous avons déjà pu opérer des saisies importantes en immobilier, voitures, etc. » Reste aux victimes du réseau à se reconstruire. Tant que faire se peut. Cinq d’entre elles ont accepté de parler à la justice. Pour anéantir le réseau Tanase mais aussi pour tenter un nouveau départ. Elles sont donc prises en charge par le centre Pag-Asa, tandis que les autres ont préféré rester dans l’ombre. « C’est parfois très difficile pour elles car elles ont peur des représailles contre leur famille en Roumanie, explique la directrice du centre, Heidi De Pauw. Mais ces filles sont fortes. Elles sont prêtes à suivre des cours pour s’intégrer à la société. Avec, au bout du tunnel, l’espoir d’obtenir des papiers. » Des vrais, pour commencer une nouvelle vie… |
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Trafic de mineurs, pari majeur
| Date | 29-07-2011 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/675891/trafic-de-mineurs-pari-majeur.html |
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Des ONG ont déposé hier recommandations et pétition au cabinet Milquet.
Il n’y a pas d’heure pour réveiller les consciences. Pied levé, une délégation de l’ONG ECPAT (lutte contre le trafic et la prostitution des enfants) et de Body Shop a donc débarqué hier au cabinet de Joëlle Milquet (CDH), ministre en charge de l’Egalité des chances.
Sous les bras, pas de cris mais un cahier de charges. Voilà deux ans, qu’ECPAT a entrepris d’éplucher, pays par pays, la situation des mineurs touchés par le trafic sexuel. Cinquante pays ont ainsi été passés au peigne fin avant de se voir aujourd’hui coiffés d’une série de recommandations par ECPAT.
Avant de déballer ses propositions ainsi qu’une pétition de 102 911 signatures, l’ONG a tenu à rappeler le rôle moteur de la Belgique sur ces questions. Sans forcement réveiller les séquelles de l’affaire Dutroux, il apparaît clairement que la Belgique pousse depuis les années 90 l’Union européenne à agir pour la protection des mineurs. La récente directive européenne sur la traite des êtres humains est là pour en attester.
Il est vrai que face à des enjeux mondialisés, la Belgique seule apparaît quelque peu dépareillée. Voilà donc plusieurs années que l’UE a pris le pli de ces questions. L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne incluant la Charte des droits fondamentaux a d’ailleurs renforcé le rôle de l’Union sur la maltraitance.
Mais par-delà cet horizon juridique, c’est aussi l’ouverture à l’est qui a remis la vieille Europe au pied de cette question. "Avant, le trafic sexuel des mineurs nous paraissait venir de l’étranger. Désormais, il nous concerne de l’intérieur" , précise Ariane Couvreur d’ECPAT. Et pour coudre la parole à l’idée, l’ONG vient aussi de déposer une pétition étoffée de deux millions de signatures sur le bureau de Cecilia Malmström, commissaire européenne aux Affaires intérieures.
Reste que cet éveil européen ne peut servir de somnifère à nos gouvernements. "Plusieurs avancées législatives doivent être prises par la Belgique. Elles concernent le statut de victime de traite, parfois difficilement octroyé, mais aussi les difficultés rencontrées par celles-ci pour se loger , ajoute Ariane Couvreur. Sans compter que l’Etat manque cruellement d’une police spécialisée."
Mais dans une Belgique aux compétences émiettées entre le fédéral et les communautés, l’écho de ces voix pourrait mettre du temps à retomber. D’autant que le gouvernement Leterme garde les mains liées par les affaires courantes.
Joëlle Milquet, très engagée sur ces questions, jouera donc des mains - et peut-être des pieds - pour serrer les rangs des différents gouvernants. Et mener la guerre aux trafiquants.
Th. R. (st.) |
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Réunion du réseau informel de rapporteurs nationaux / de mécanismes équivalents dans le domaine de la traite des êtres humains
| Date | 07-07-2011 |
| Source | http://pl2011.eu/fr/content/reunion-du-reseau-informel-de-rapporteurs-nationaux-de-mecanismes-equivalents-dans-le-domain |
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Les 7 et 8 juillet 2011, dans le cadre de la présidence polonaise, s'est tenue à Bruxelles la quatrième réunion du réseau informel de rapporteurs nationaux / de mécanismes équivalents dans le domaine de la traite des êtres humains. Le sujet abordé a été celui de la traite intracommunautaire d'etres humains, commis sur le territoire de l'UE et dont les victimes sont des ressortissants de pays membres UE. |
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Lydia Cacho, Trafic de femmes. Enquête sur l'esclavage sexuel dans le monde
| Date | 18-07-2011 |
| Source | http://lectures.revues.org/6026 |
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Lydia Cacho, journaliste mexicaine, féministe et activiste pour la défense des droits de la personne, nous livre en plus de 300 pages le fruit d’un travail d’enquête de six ans. Cette enquête journalistique dont l’objet était l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes, l’a menée en Amérique latine, en Asie, en Afrique sur la piste des différentes mafias qui s’occupent de ce « commerce » devenu aujourd’hui, selon l’auteure, plus rentable que la vente d’armes ou de drogues.
Par souci d’objectivité, l’auteure donne la parole à tous les acteurs du trafic, les victimes (les jeunes femmes et les enfants), les bourreaux et leurs complices (les trafiquants, parfois les membres de la famille des victimes, les militaires et les politiciens corrompus). Elle montre qu’il existe deux obstacles majeurs pour combattre le trafic de femmes : d’une part la difficulté à discerner la prostitution légale de l’exploitation sexuelle, et d’autre part le double discours des gouvernements.
L’exploitation a cours dans les pays où l’on peut pratiquer le tourisme sexuel sans être inquiété, comme par exemple en Turquie, en Thaïlande, au Cambodge, mais aussi dans les villes occidentales à travers des palaces, des instituts de massages ou des saunas spécialisés qui sont la vitrine de réseaux de prostitutions. Les clients qui s’y rendent et donnent ainsi vie au « commerce » ne sont guère soucieux de savoir si la femme qui va leur donner satisfaction est retenue contre son gré (par une dette fictive, la confiscation de son passeport ou des menaces de mort contre sa famille) ou non.
Dans les pays de grande pauvreté, celle-ci ajoute au drame et pousse certains parents à vendre leurs enfants ou à les laisser être exploités sexuellement dans l’espoir qu’ils soutiennent économiquement le foyer. Pour Lydia Cacho, la pauvreté n’explique pas tout. Deux facteurs d’importance viennent cautionner ces tragédies familiales : le capitalisme sauvage qui fait qu’une vie humaine n’a pas d’importance ou n’en a que par rapport aux bénéfices qu’on pourrait en tirer, et le fait que l’on vive dans un monde patriarcal où la domination masculine est d’un poids tel que la femme n’est guère plus considérée qu’un objet.
Les différentes mafias qui organisent ce trafic de chair humaine à travers la planète ainsi que l’exploitation sexuelle des femmes ne sont pas inquiétées. D’abord parce qu’elles disposent de multiples complicités, directes ou indirectes. Certains haut-fonctionnaires font bénéficier les mafias de leur influence, par exemple pour obtenir un permis de construire pour un hôtel de luxe, où l’on proposera des services sexuels, ou des visas pour faire voyager des esclaves avec des papiers tout à fait légaux mais établissant de fausses identités. Les militaires peuvent protéger les intérêts des mafieux par le biais d’escortes armées ; sans compter que dans certains cas ce sont les militaires eux-mêmes qui prennent en charge le trafic de femmes. De plus, les policiers qui opèrent des raids opportuns dans certains établissements et font expulser des femmes jugées trop vieilles ou qui deviennent trop récalcitrantes. Enfin, les lois de certains états sont laxistes au point de permettre à ces organisations de développer l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes quasiment en toute impunité. De plus, les méthodes particulièrement sophistiquées de blanchiment d’argent utilisées par ces organisations, se transforment en véritables nébuleuses grâce à la globalisation, et rendent encore plus épineuses la traque et l’arrestation des criminels qui les dirigent.
De nombreux pays sont signataires de résolutions prises contre le trafic d’êtres humains lors de conventions ou de sommets internationaux. Cependant leurs propres lois sont parfois en contradiction avec ces résolutions parce qu’elles autorisent, sans ambages ou à mots couverts, ce « commerce » qui peut être une véritable manne pour l’économie locale. À moins d’une harmonisation des lois et des résolutions internationales, ces dernières en resteront au stade des bonnes intentions.
Lorsqu’il n’y a pas inadéquation entre les différentes échelles des lois ou de collusion des criminels et des politiciens, celle-ci cède la place à l’hypocrisie. Par exemple, le gouvernement des États-Unis s’élève catégoriquement contre l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes, et les dénoncent avec véhémence pour d’autres pays. Tout en étant bien plus discret sur la création de camps spéciaux au Vietnam, où des femmes, retenues là, devaient satisfaire les appétits des soldats américains.
Le portrait que dresse Lydia Cacho est alarmant. Il ne s’agit plus simplement de la « traite des blanches » mais de la normalisation de l’exploitation du corps des femmes à des fins uniquement sexuelles. Le travail de la journaliste révèle ce que nous sommes tentés d’appeler une phase hyper agressive de la domination masculine. C'est-à-dire que la femme est tellement perçue comme un objet que si elle a la chance de pouvoir exprimer une volonté ou une liberté de choix et si elle a le malheur de le faire, on la trouve arrogante et on lui préfère une femme « gentille » et soumise (en somme une esclave), quitte à parcourir des milliers de kilomètres pour profiter de sa compagnie éphémère et tarifée. On en vient donc, par l’acceptation de la relation tarifée pour obtenir entière satisfaction sexuelle, à faire de la femme un consommable.
Cette phase agressive se traduit non seulement par cette acceptation voire cette normalisation de la femme en tant que consommable, mais également, pour les trafiquants ou les policiers qui ont affaire aux victimes, par une rationalisation disculpante. Si les femmes sont exploitées sexuellement c’est qu’elles aiment ça. Si elles se laissent induire en erreur et croient pouvoir sortir de la misère en acceptant d’aller travailler à l’étranger comme serveuse, mannequin ou chanteuse et qu’elles finissent prostituées, c’est forcément qu’elles aiment ça. D’après l’auteure, les revendications de certaines femmes pour avoir le droit d’être des travailleuses du sexe, reflètent l’intériorisation de la domination masculine et contribuent à celer encore plus l’exploitation d’autres femmes.
Le principal reproche que l’on pourrait adresser à l’auteure c’est qu’en dessinant les contours d’une domination masculine féroce, elle fait des hommes une catégorie où les classes, les ethnies etc… se fondent dans un genre problématique et prédateur. Elle nous donne aussi, peut être involontairement, une vision trop simpliste des relations de genre qui ne se limitent pas aux relations sexuelles. Il faut reconnaître que l’exploitation qu’elle dénonce profite majoritairement aux hommes, quelque soit le rôle (trafiquant ou client) qu’ils y jouent, ils y prennent une part active.
La seule note d’espoir que donne l’auteure est le courage, qui confine à l’héroïsme, des membres des organisations qui travaillent un peu partout dans le monde pour aider les victimes de ce trafic à se reconstruire. Mais pour changer des pratiques sociales de prédation, dixit Lydia Cacho « pourtant, c’est d’un héroïsme collectif et non pas exceptionnel dont nous avons besoin ». |
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Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution
| Date | 17-06-2011 |
| Source | http://www.womenlobby.org/spip.php?rubrique187&lang=fr |
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Le Lobby européen des femmes (LEF) s’est engagé depuis des années à travailler vers une Europe libérée de la prostitution, en soutenant des principes abolitionnistes clés qui affirment que la prostitution des femmes et des filles constitue une violation fondamentale des droits humains des femmes, une forme sérieuse de violence masculine envers les femmes, et un obstacle clé à l’égalité entre femmes et hommes dans nos sociétés.
Dans cette perspective, le LEF a basé son travail de plaidoyer sur différents outils de sensibilisation. Déjà en 2006, l’action du LEF s’était concentrée sur le fait de faire entendre les paroles des femmes survivantes de la prostitution ; le clip et le film ’Pas à vendre’ (’Not for sale’) a ainsi été produit et vous pouvez le regarder ci-dessous. En 2011, le LEF a voulu compléter ses outils en s’adressant au tout public et en particulier en impliquant les hommes. C’est pourquoi le LEF a décidé de donner de la visibilité à son travail au travers de nouveaux outils de campagne : l’un de ceux-ci est le clip ’Changeons de perspective’, qui interpelle les hommes à refuser le système prostitueur en s’identifiant à un homme prostitué au travers d’un renversement des rôles provoquant (la majorité des personnes prostituées sont des femmes). Pour le clip, voir le lien ci-dessus. |
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La caverne d'Ali Baba
| Date | 30-06-2011 |
| Source | De Tijd - 4 juni 2011, p. 37-39 |
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(Texte librement traduit et résumé par la Fondation Samilia)
Comment les recruteurs turcs sapent notre économie par l’exploitation et l’escroquerie – Ine Renson
Les recruteurs turcs gagnent du terrain sur notre économie. Ils mettent au travail des Bulgares, main-d’œuvre peu coûteuse, dans des entreprises de nettoyage, de jardinage et des boucheries. Ils les exploitent honteusement dans des carwashes et des restaurants. Ils escroquent l’état et font une concurrence déloyale à de plus en plus de secteurs. A Gand surtout. « Les structures sont de plus en plus inventives ». Derrière elles se trouvent les filières turco-bulgares. Le milieu gantois turco-bulgare est devenu un foyer de traite des êtres humains et de pourvoi de main-d’œuvre. Le phénomène explose peu à peu. Seulement nous ne le savons pas. Néanmoins, les Bulgares à Gand sont une réalité connue. Chacun connaît les problèmes de société avec les Européens de l’Est, à propos desquels le bourgmestre Daniël Termont ne dissimule plus son désespoir […] De plus en plus de Bulgares sont pris dans les filets des pourvoyeurs de main-d’œuvre turcs, en tant que sous-traitants dans l’industrie belge de la viande, du jardinage, du transport, du nettoyage ou bien exploités honteusement dans des carwashes, dans le secteur de la rénovation, de l’horeca ou de la prostitution. « Cela se passe sous nos yeux ! ». Nous sommes assis dans le bureau de l’auditeur du travail Danny Meirsschaut. Qu’il le veuille ou non, l’homme est devenu le chasseur principal des trafiquants turcs. Chaque semaine, de nouveaux dossiers arrivent sur son bureau. « Regardez les grosses bagnoles qui circulent. Les gens pensent : ce sont des souteneurs. Ou des dealers. Peut-être. Mais c’est quand même surtout dans leurs salaires que vous devez chercher ». Les Turcs forment 12% de la population gantoise. Certains ont monté au cours de la décennie précédente une entreprise florissante dans l’horeca, l’alimenation ou dans la prestation de services. Il y a aussi des garçons intelligents qui ont percé dans le marché du travail belge. Des secteurs où de moins en moins de Belges se précipitent (industrie de la viande, construction, nettoyage, jardinage). Les Turcs prennent ces métiers avec plaisir. Ou mieux : ils connaissent des hommes et des femmes qui voudraient le faire. Des Bulgares turcophones d’origine ottomane qui dans leur propre pays forment une minorité discriminée. L’aller simple Sophia-Gand coûte 100 euros avec Eurolines. Les Bulgares s’y pressent par dizaines. Une connaissance ou un membre de la famille leur indique le chemin vers les cafés turcs où les patrons recrutent de la main-d’œuvre. Il existe donc un réseau de recruteurs qui s’étend dont le centre se trouve à Gand mais qui envoie ses recrues dans des entreprises à Kempen et en Flandre Occidentale.
Coups de main Les trafiquants travaillent toujours avec des sociétés – des écrans derrière lesquels on peut opérer longtemps en Belgique sans être découvert. Ils en montent une ou, encore mieux, ils en réactivent une. C’est très simple : il n’y a pas besoin d’amener un capital supplémentaire. « Les trafiquants y travaillent un petit temps, puis changent d’adresse et engagent des hommes de paille comme gérants d’exploitation. C’est presque impossible à traquer pour le fisc. Le temps que la fraude soit découverte, il s’est passé un an ou deux. Quand ils se rendent compte qu’ils vont avoir des problèmes, ils remettent la société en phase dormante et en lancent une nouvelle. Ou le siège de la société déménage à Bruxelles ou Liège. » Danny Meirsschaut continue : « L’Etat perd des dizaines de millions d’euros dans ces circuits illégaux ». Ce n’est pas seulement une escroquerie de l’Etat mais aussi l’exploitation des travailleurs. Les Bulgares, comme les Roumains, ne peuvent pas encore se déplacer librement dans notre marché du travail. Un moratoire est en place jusqu’au 1er janvier 2012. Mais pour les métiers en pénurie, ils peuvent assez facilement avoir un permis de travail B. Dans la région de Gand, ils sont souvent employés dans l’industrie de la viande. Les recruteurs turcs montent une firme qui fait de la sous-traitance avec des Bulgares dans des boucheries et des ateliers de découpe. De cette façon, ils paient des salaires bien inférieurs au minimum requis, par exemple 5 ou 6 euros par heure. Ils abusent également du système de chômage économique. « Les travailleurs sont au chômage économique plusieurs jours par semaine mais en pratique ils travaillent à plein temps, souvent sans salaire », explique un inspecteur social. C’est encore plus intéressant de placer les Bulgares comme indépendants car il n’y a pas de limites dans l’Union européenne en la matière. Ils sont « co-associés » du trafiquant. « Evidemment seulement sur le papier, dit l’inspecteur. Ces gens ont prétendument acheté une part mais ils n’en savent rien. Ils signent des documents qu’ils ne comprennent pas. Ils pensent qu’ils sont en ordre mais en fait la société ne paie pas leurs charges sociales ni leurs impôts. » Le plus pervers dans ce système, dit Meirsschaut, c’est qu’il n’y a pratiquement plus de limite à l’exploitation. « Les indépendants ne sont pas soumis à des conditions de travail. Cela ouvre la porte à des régimes de travail extrêmes de 7 jours sur 7, 12 heures par jour pour un maigre salaire ». Le détachement – par lequel les entreprises envoient des travailleurs dans un autre pays de l’UE pour une mission – est une autre variante du système. Les charges sociales doivent être payées dans le pays d’où sont envoyés les travailleurs. Un peu partout en Europe des sociétés boîte-aux-lettres existent qui mettent les personnes au travail au-delà des limites et ne paient quasi pas de charges sociales. Les firmes turques font fonction d’agences interim alors qu’elles n’ont pas de reconnaissance légale. Elles opèrent dans une zone grise, à la limite entre légal et illégal, ce qui rend les fraudeurs particulièrement difficiles à coincer. Eurofact est un acteur de taille dans ce circuit : une entreprise qui emploie 200 personnes et qui chaque année s’est étendue car elle travaille avec des travailleurs peu qualifiés. Elle a pu longtemps maintenir la façade. Mais à la fin de l’année dernière, Sultan Kaya a été condamné à une amende et un an ferme de prison pour la direction d’une agence d’interim illégale. Eurofact a contracté pour plus de 1 million d’euros de dettes à l’Etat. Selon Meirsschaut, les chances que l’Etat récupère 1 cent de Kaya sont proches de zéro.
Cowboys Certains pourvoyeurs de main-d’œuvre possèdent leurs propres sites internet. L’adresse mène à un petit bureau toujours fermé, où pend seulement un panneau sur la porte avec le logo de l’entreprise et un numéro de gsm. Les recruteurs ne sont pas les seuls coupables. Les entreprises belges pour qui ils travaillent le sont d’autant plus. « Quand un sous-traitant offre des désosseurs à 17€/h all-in, vous savez que quelque chose cloche », dit Koen Van Osselaer, coordinateur d’équipe à l’Inspection du travail et Economie sociale de Flandre occidentale. « Cette somme ne peut vraisemblablement pas couvrir le salaire minimum de 11 à 14 euros, les charges sociales et le chiffre d’affaires. Mais les clients font comme si de rien n’était. Officiellement, ils ne sont pas responsables de la gestion du personnel de leurs sous-traitants. En vérité, les entreprises belges ont un grand pouvoir. Elles peuvent définir les prix car il y a assez de recruteurs qui se font concurrence. » Il y a encore des personnes fiables dans le secteur de la viande mais le nombre de cowboys augmente, disent les inspecteurs. Ils délèguent non seulement le travail mais aussi la fraude sociale. Locks, une entreprise de viande dans le port de Gand a licencié son personnel et ne travaille plus qu’avec les recruteurs. « Locks règle tout pour ses « sous-traitants », jusqu’à la facturation », selon Kris Fortie, secrétaire du syndicat chrétien pour le secteur de l’alimentation. Ils ont été condamnés avec le sous-traitant Gül Izzet et sa firme Fresh, par l’Auditorat du travail pour un bénéfice de 708.000 euros. Le nombre précis de pourvoyeurs de main-d’oeuvre qui sont actifs à Gant est très difficile à dire. Dans le seul secteur de la viande, cela monte à 50 personnes. Les petites entreprises poussent comme des champignons. « Cela s’est aggravé au cours des trois dernières années, d’après Koen Van Osselaer. Nous voyons de nouvelles firmes se créer chaque semaine ». Il y a des petits poissons : des Turcs qui embauchent quelques Bulgares comme co-associés dans leur entreprise horeca. Ou dans le secteur de la rénovation. D’après l’inspecteur social : « Des maisons d’ouvriers sont rachetées à grande échelle par des Turcs et rénovées avec de la main-d’œuvre bulgare bon marché puis revendues avec un profit important » Et il y a les gros poissons qui font passer leur argent par la Turquie. « Ces gaillards se sont bien arrangés, affirme Danny Meirsschaut. Il n’y a presque pas d’argent dans ces sociétés pour lesquelles le plus difficile est de récupérer les dettes contractées. Dernièrement, j’ai eu un recruteurTurc bien connu qui prétendait ne pas avoir d’argent. Mais il avait construit une clinique en Turquie pour les opérations des yeux, un business qui fonctionnait ». Dans les cas les plus sérieux, les trafiquants se rendent coupables de traite des êtres humains. L’inspection sociale est tombée sur une femme qui travaillait dans l’horeca et logeait au-dessus du business. Elle était là depuis novembre mais n’avait pas encore vu 1 cent. Son patron l’avait totalement en son pouvoir car elle n’avait pas d’argent pour louer autre chose. On parle aussi de jeunes filles qui travaillent pour 600 euros par moi en faisant des passes 12 heures par jour, 7 jours sur 7. Un phénomène typique c’est les soirs à carte dans les bars turcs. Une fille bulgare doit d’abord servir les hommes pendant toute la soirée. Puis le gagnant peut monter avec elle. On voit les mêmes noms revenir dans les dossiers d’exploitation économique, de marchands de sommeil et d’escroquerie dans les faux documents, affirme Merisschaut. Ces derniers sont très rentables. Pour les nouveaux arrivants, il faut des permis de séjour et des cartes de travail, qui donnent droit à des revenus ou des allocations de chômage. Avec ceux-ci, ils remplissent les conditions pour le regroupement familial ou pour avoir un prêt. On compte 500 euros par document. Ils génèrent de nouveau trafics d’êtres humains qui viennent ici pour « faire du shopping » avec la sécurité sociale.
Omerta Cela ne se limite pas à un gain d’argent ou de l’exploitation. C’est un venin insidieux qui enterre notre économie. Les recruteurs font de la concurrence déloyale et contaminent tous les secteurs. Les Bulgares sont-ils vraiment des victimes ? Selon notre législation, oui. Pourtant, ils le voient d’une autre manière. « Ce qui pour nous est de l’exploitation est pour eux une chance », dit Termont. C’est le plus grand problème pour les services d’inspection : les Bulgares ne coopèrent plus. « Même s’ils ne reçoivent que 500 euros par mois, c’est souvent plus que ce qu’ils reçoivent chez eux », selon Peter Van Hauwermeiren, directeur de l’Inspection Sociale de Flandre occidentale. De plus, les patrons ne sont pas des enfants de chœurs. « C’est seulement quand la situation devient vraiment trop grave que les victimes se plaignent. Parfois, deux jours après, certaines reviennent avec un œil au beurre noir et le message que nous devons classer le dossier car c’est « réglé ». C’est l’omerta, particulièrement quand toute la famille travaille pour le même patron » témoigne un membre du syndicat Fortie. Dans la lutte contre les recruteurs, les services d’inspection, de police et de justice gantois font front commun. Seulement, pour faire comparaître les coupables, il faut des témoins. Les peines de prison sont sévères pour la traite des êtres humains mais il faut pouvoir le prouver. Par conséquent, l’auditeur du travail utilise plus volontiers le droit du travail. « On peut exiger des amendes plus élevées que dans le droit pénal ». « J’essaie de les frapper là où ça fait mal, c’est-à-dire au portefeuille. L’emploi illégal de main-d’œuvre étrangère amène des amendes de minimum 15 000 € par personne. Dans le droit pénal, c’est seulement 2.750 €.
Manque de coordination Le Cabinet du secrétaire d'Etat démissionnaire pour la coordination de la lutte contre la fraude Carl Devlies (CD&V) confirme la gravité de la situation. Dans le droit belge, c'est la volonté des parties qui prime, parties qui peuvent continuer à soutenir qu'ils sont de vrais indépendants. Cependant, « la loi de 2006 donne des armes supplémentaires aux inspecteurs, explique le conseiller de Devlies. Elle prévoit la mise sur pied d'une commission qui imposera des critères généraux à côté de critères spécifiques pour les employeurs et les indépendants dans un secteur professionnel donné. Comme nous sommes en affaires courantes, les membres de la commission ne peuvent pas être nommés ». D'après Devlies, cette lutte ne peut pas être gagnée sans une meilleure coordination des données: il y a un tel éventail de services d'inspection qu'ils soirent fédéraux ou régionaux. L'efficacité du pv électronique veillant à ce que tout le monde travaille avec les mêmes documents doit être renforcée. La commission nouvellement créée donnera aux autorités de meilleures chances de lutter contre la fraude. Mais les paradoxes du système restent nombreux. Ce carrousel à grande échelle du chômage économique donne toutes leurs chances aux fraudeurs. Pourquoi les autorités flamandes continuent-elles de distribuer des cartes de travail à des sociétés qui réclament régulièrement du chômage économique? Et au niveau européen, le contrôle des détachement est une plaisanterie. Il n'y a pas de banques de données transfrontalières. Selon les inspecteurs belges, les collègues européens ne sont pas très chauds pour collaborer. Quand un travailleur ne dispose pas du document de détachement, on lui accorde un délai pour se mettre en ordre. La liberté de circulation quasi illimitée est comme la caverne d'Ali Baba: un paradis pour les brigands qui en connaissent les codes secrets et se servent effrontément de toutes les failles du système.
Nouveaux pirates Peut-être cela vaut-il la peine localement d'essayer d'endiguer le terrain de chasse des recruteurs. Après des actions syndicales répétées, notamment chez Locks, le secteur de la viande commence à prendre conscience du phénomène. « Nous ne voulons plus être dupes des entrepreneurs verreux » dit Thierry Smagge, administrateur délégué de Febev (Fédération du secteur de la viande), selon qui les industries de la viande n'ont rien à se reprocher. Le secteur a conclu fin de l'année dernière un protocole avec les syndicats dans lequel il reconnait la responsabilité de l'employeur. A condition d'avoir une base de données fiable. Malgré cela, de nouveaux pirates sont apparus. Depuis quelques temps, des recruteurs hollandais ont été repérés dans la région gantoise. Aux Pays-Bas, il n'y a pas d'obligation de reconnaitre les bureaux d'intérim. Les Hollandais cherchent donc des clients en Belgique. Ils fournissent des Européens de l'Est dans des entreprises de jardinage, nettoyage et le secteur de la viande. Pour les services d'inspection c'est un cauchemar. Pour le fisc aussi. |
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Trafic d'êtres humains: les USA épinglent Estonie et Bélarus
| Date | 30-06-2011 |
| Source | http://www.lepoint.fr/monde/trafic-d-etres-humains-les-usa-epinglent-estonie-et-belarus-27-06-2011-1346608_24.php |
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L'Estonie et le Bélarus font désormais partie des pays à surveiller pour le trafic d'êtres humains, selon la dernière édition, publiée lundi, d'un rapport annuel de l'administration américaine. Le "Rapport mondial sur le trafic des personnes", un document établi par le département d'Etat, classe ces deux pays d'Europe de l'Est parmi les Etats "à surveiller", ouvrant la voie à de possibles suppressions d'aides. "L'Estonie est un pays d'origine, de transit et de destination pour les femmes soumises à la prostitution forcée, et pour des hommes et des femmes soumis au travail forcé", lit-on dans le document de la diplomatie américaine. La situation du Bélarus est semblable. Mais tandis que le gouvernement estonien est crédité de certains efforts pour améliorer la situation, celui de Minsk "a relâché ses efforts pour faire respecter la loi", note le document. Dans ces deux pays, la prostitution forcée touche des femmes, mais aussi des enfants.La Russie voisine, l'une des destinations des victimes arrivant d'Estonie et du Bélarus, figure elle-même sur la liste des pays à surveiller pour la huitième année consécutive. D'après le rapport américain, environ un million de personnes en Russie sont exploitées par des patrons qui leur retirent leurs papiers, les font travailler sans les payer, les brutalisent et les privent de conditions de vie décentes. Les secteurs d'activité les plus concernés sont le bâtiment, l'industrie, l'agriculture et les emplois domestiques. Et en Russie comme au Bélarus, de nombreuses personnes, notamment des enfants, sont forcés à mendier. A noter que l'Estonie rejoint deux autres Etats membres de l'Union européenne --Chypre et Malte-- qui figuraient déjà sur la liste des pays à surveiller en matière de traite des personnes. En tout, 184 pays sont passés en revue dans le rapport américain, et notamment, pour la première fois, les Etats-Unis eux-mêmes. Parmi cette liste, 23 Etats sont considérés comme "n'atteignant pas le niveau minimum" de protection contre la traite et "ne faisant pas d'efforts importants" pour y remédier, constituant la liste noire du rapport. Sept font partie du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient (Algérie, Arabie saoudite, Iran, Koweït, Liban, Libye, Yémen), neuf sont en Afrique (Centrafrique, Erythrée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mauritanie, RDC, Soudan, Zimbabwe), trois en Asie (Birmanie, Corée du Nord, Turkménistan), deux en Amérique (Cuba et, pour la première fois, le Venezuela), enfin deux en Océanie (Micronésie, Papouasie - Nouvelle-Guinée). Enfin trois Etats --la Côte d'Ivoire, Haïti et la Somalie-- sont considérés dans le rapport comme des "cas spéciaux" en raison des crises traversées par eux en 2010. |
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Pour une culture du respect réciproque
| Date | 16-06-2011 |
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N'effaçons pas trop vite nos émotions. L'accusation portée contre DSK, sans préjuger de sa véracité, a été assez grave pour nous laisser interdits et incrédules, mais la plaignante, présumée victime, a forcément suscité intérêt et attention à sa parole, en attendant d'en savoir plus.
Devant un tel événement, les sentiments étaient mélangés et contradictoires, face à une femme modeste, apparemment humiliée, et à un homme estimé, que beaucoup en France voyaient comme un possible président de la République, dont la chute semblait vertigineuse et même tragique. Tous les ingrédients d'un scandale étaient donc réunis, c'est-à-dire, selon un dictionnaire classique, d'une"grave affaire qui émeut l'opinion publique, à la fois par son caractère immoral et par la personnalité des gens qui y sont compromis". A peine déclenchée, "l'affaire", par son contenu même, a reposé brutalement la question des violences faites aux femmes, mais aussi entraîné une série de procès collectifs que l'on pourrait dire déplacés, dans tous les sens du terme. Car la question des limites, dans les rapports sexuels, a été brouillée, me semble-t-il, par un certain nombre d'exploitations immédiates et de dérives qui ne servaient personne. C'est le cas de l'exploitation médiatique de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, méthodiquement organisée par la police new-yorkaise. Il ne s'agissait pas d'un traitement égalitaire de tous les citoyens, mais d'un spectacle savamment mis en scène de l'humiliation d'une personnalité internationale, donnée en pâture à la planète entière, et spécialement aux Français. On a ici offert au commun des mortels la jouissance de voir menotté un des "grands de ce monde", démontrant que les plaisirs pervers ne sont pas simplement sexuels, ni réservés aux puissants. La foule, c'est-à-dire chacun de nous, en connaît aussi un bout. On a pourtant envie de résister à ces jouissances méchantes en citant la belle phrase d'Hélé Béji : "C'est mal défendre la cause des femmes que de céder aux foules punitives." Par ailleurs, les faits n'étaient pas encore établis que la question juridique de la responsabilité individuelle se transformait déjà en inculpation collective. Ce déplacement de la responsabilité, imputable à chacun pour ses actes, vers la mise au pilori du groupe auquel il appartient (un sexe, une classe, une nation, une corporation...) est sans doute l'aspect le plus malheureux des retombées de l'affaire DSK. Chacun voulut monter dans le train de l'émotion, le détourner à son profit et dénoncer les vrais coupables. Pour le populisme en plein essor, l'affaire était une aubaine : les machos, les agresseurs, ce sont les "élites", bien sûr. Comme si les violences sexuelles étaient l'apanage d'une classe sociale. On oubliait opportunément les tournantes dans les quartiers, les formes de harcèlement entre personnes de même condition sociale, les terribles affaires qui frappent l'Eglise catholique et l'ampleur des violences conjugales qui touchent tous les milieux. La "classe politique" et la "classe médiatique" s'inculpèrent réciproquement d'hypocrisie ou se livrèrent chacune à l'autoflagellation. Enfin, on fit longuement le procès du machisme ordinaire, dans ses formes plus ou moins soft. L'effet le plus néfaste de ces procès est qu'ils contournent des questions cruciales : celles des fondements, dans nos sociétés, de la survivance d'un mépris des femmes et de leur corps. Mépris qui s'exprime, par exemple, de façon particulièrement hard à travers l'organisation de la prostitution et l'extension du trafic des femmes en Europe. Tant que leur corps sera considéré comme disponible, tant qu'il sera une marchandise possible, il n'y aura pas de respect des femmes. Le prétendu "consentement" des femmes à leur propre asservissement sexuel, alibi du marché du sexe, repose toujours sur la violence des proxénètes et sur la destruction de l'estime de soi des personnes. Et pourtant, certaines pseudo-féministes, qui se répandent en bavardages contre le machisme, sont prêtes à enfermer les femmes dans un statut de "travailleuses du sexe" qui institutionnalise leur soumission et, tout comme le viol, bafoue leur sexualité. On a vu ainsi une députée UMP, chargée de promouvoir la parité et l'égalité des sexes, proposer la réouverture des bordels en France. Cherchez l'erreur. Il est à cet égard intéressant de noter combien l'ironie souvent affichée à l'égard de la "morale", et surtout de la morale sexuelle, s'est trouvée éclipsée d'un coup par une indignation partagée face au sujet du scandale (sinon à sa réalité elle-même, encore obscure), à savoir une "tentative de viol". Par-delà les protagonistes de l'affaire, ses tenants et ses aboutissants, ce sujet appelait la libération de la parole des femmes et une mise au point nécessaire : il faudra s'y faire, le respect d'autrui et de son corps implique de la retenue et pose la question des limites. Aucun désir, aussi puissant soit-il, ne donne à quiconque le droit de se servir des autres, homme ou femme, au mépris de leurs propres émotions et de leurs propres désirs. L'éthique n'est rien d'autre que cette retenue de la puissance devant ce qui est digne d'être respecté. Et le respect de la personne, dans une société un peu civilisée, va bien au-delà du "moralisme" où certains voudraient le cantonner dès qu'il s'agit de conduites sexuelles. Au-delà même de la moralité subjective, laissée à l'appréciation de chacun, le respect d'autrui est garanti par la loi. C'est pourquoi "l'affaire" a fait, une nouvelle fois, voler en éclats l'idée que la sexualité, relevant de la "vie privée", pouvait abriter une zone de non-droit, une zone intime et secrète dans laquelle la brutalité des rapports de force serait tolérable. Prenons garde toutefois à ne pas sacrifier la vie privée, à laquelle chacun a droit, sur l'autel d'une transparence redoutable. Faire tomber toute limite entre la sphère privée et la sphère publique relève d'une logique totalitaire. C'est une chose de dire que la vie privée n'est pas à l'abri des lois, et qu'elle n'autorise pas la violence, c'en est une autre de s'en prendre aux lois qui protègent la vie privée en général. Si la sexualité, au coeur de notre liberté et de nos plaisirs les plus intenses, doit être contenue, c'est qu'elle est aussi potentiellement dangereuse. Mais faut-il alors, selon une tentation manichéiste, chercher à savoir lequel des deux sexes est le plus dangereux ? Longtemps, un imaginaire masculin a désigné les femmes comme le sexe dangereux, pour mieux légitimer leur subordination sociale. Pour les monothéismes, la femme est la responsable de la chute de l'homme, elle est, à travers son pouvoir de séduction, la complice du diable. Il ne faudrait pas qu'un imaginaire féminin inverse aujourd'hui ce schéma en désignant l'homme comme le sexe dangereux et en regardant la virilité comme l'incarnation d'une violence sauvage et irrépressible. Une telle inversion, occultant toute forme de violence féminine, est-elle souhaitable, ou bien ne faut-il pas lui préférer une culture du respect réciproque ? |
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L'élargissement de Schengen renforcerait l'immigration clandestine
| Date | 14-06-2011 |
| Source | http://www.lalibre.be/actu/international/article/666937/l-elargissement-de-schengen-renforcerait-l-immigration-clandestine.html |
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L'unanimité des 26 membres de l'espace Schengen est requise pour l'intégration de tout nouveau membre. L'élargissement de la frontière de l'espace Schengen par l'adhésion à terme de la Bulgarie et de la Roumanie est susceptible d'encourager l'immigration clandestine par la frontière gréco-turque, a estimé mardi un responsable d'Europol à Sofia. "L'accession possible de la Roumanie et la Bulgarie à la zone Schengen (...) risque d'augmenter la pression sur la frontière gréco-turque et la côte bulgare de la Mer Noire risque de devenir une cible de l'immigration clandestine", a jugé Jean-Dominique Nollet, chef de l'unité d'analyses d'Europol, lors d'une conférence sur Schengen. A l'avenir, des groupes criminels albanophones, turques et issus de l'ex-Union soviétique "pourraient exploiter l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, ainsi que la levée des visas pour les pays des Balkans occidentaux". La future suppression des visas Schengen envisagée pour les ressortissants d'Ukraine et de Moldavie risque également de faciliter les activités criminelles, selon M. Nollet. Parmi tous les centres d'activité de la criminalité organisée en Europe, c'est la région des Balkans qui a connu "la plus grande expansion ces dernières années", en matière de trafic de drogues, de contrebande et de trafic d'êtres humains, selon un rapport récent d'Europol. L'adhésion de la Bulgarie et la Roumanie à Schengen "ne doit effrayer personne", a souligné le représentant d'Europol, insistant néanmoins sur la nécessité de prendre "des mesures appropriées" à l'avance. L'entrée éventuelle de Sofia et Bucarest dans Schengen doit permettre une libre circulation de personnes entre les Balkans et la grande majorité des pays européens. Certains Etats, dont les Pays-Bas, la France et l'Allemagne, se sont toutefois déclarés réservés, et une adhésion rapide des deux pays paraît compromise. L'unanimité des 26 membres de l'espace Schengen est requise pour l'intégration de tout nouveau membre. |
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Ouzbékistan- employeurs et syndicats unis dénoncent la
France. Faut-il s'en prendre aux clients ?
| Date | 08-06-2011 |
| Source | http://toutsurlachine.blogspot.com/2011/02/reportage-dans-le-secret-du-plus-grand.html |
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MARIE HURET Interdire, réglementer ou abolir ? La France va devoir choisir, car ses demi-mesures actuelles ne satisfont personne. Or, la tendance, c'est punir l'"acheteur d'acte sexuel". Plus besoin de s'aventurer en Thaïlande, le tourisme sexuel commence à deux pas d'ici, chez nos voisins... Puisqu'une loi d'après-guerre (1946) bannit les maisons closes en France, les affamés de sexe discount filent le week-end dans les pays où les "clubs" sont tolérés. Aux Pays-Bas, les bordels s'appellent des "maisons d'amour". En Belgique, des "carrées". En Suisse, des "salons de massage". En Espagne, des prostibulos. Et c'est précisément à une dizaine de kilomètres de la frontière espagnole qu'a été inauguré il y a quelques semaines le Club Paradise, estampillé "plus gros bordel d'Europe". Un vaste complexe où les clients - dont une écrasante majorité de Français - peuvent se ravitailler en cigarettes, en essence et... en poupées bulgares. Près de 170 filles au compteur, en string et froufrous, y officient sans relâche (lire le reportage de Nathalie Gathié, p. 60). Trois choix possibles C'est là, dans ce temple de la passe industrielle, que doit se rendre du 16 au 18 février, menée par sa présidente, la députée Danielle Bousquet (PS), et son rapporteur, Guy Geoffroy (UMP), la mission parlementaire française chargée de plancher sur la prostitution en France. En un an, le groupe s'est déplacé en Suède, aux Pays-Bas, à Lyon et à Marseille. Ses propositions, très attendues et livrées en avril prochain, risquent de s'attirer les foudres de deux figures du féminisme, la philosophe Elisabeth Badinter et la juriste Marcela Iacub, qui défendent, au contraire des députés, le "libre choix" des prostituées à disposer de leur corps et refusent de diaboliser la sexualité masculine. Car l'une des pistes privilégiées par la mission consiste à pénaliser le mâle, le client "prostituteur". Si la loi de 2002 brandit déjà cette menace, elle ne vise que les consommateurs de prostitué(e)s mineur(e)s. "La Suède a été la première, avant la Norvège, à punir le client. Il y a eu un effet mécanique, la prostitution de rue a chuté de 50 % en dix ans. Lorsqu'on diminue la demande, on diminue l'offre, souligne Danielle Bousquet. Chaque fois qu'un homme va voir une prostituée, il pérennise le système en achetant du sexe, il faut le responsabiliser." Interdire, réglementer ou abolir ? Pour s'attaquer au commerce sexuel, la France a le choix entre trois positions. 1) La réglementation : rouvrir les maisons closes, comme l'Espagne ou l'Allemagne qui organisent la prostitution en espérant la contrôler. 2) La prohibition, comme aux Etats-Unis, qui punissent tous les acteurs, client, prostituée et proxénète ; tout est interdit, ce qui ne signifie pas qu'on applique vraiment la loi. 3) L'abolitionnisme, comme en Suède, où les clients et les proxénètes sont punis par la loi, mais pas les prostituées. L'actuel bricolage à la française, un système mixte qui combine la posture abolitionniste avec le prohibitionnisme de la loi Sarkozy de 2003 (lire l'encadré, p. 71), déchire les féministes. "Le fait qu'on n'aborde la prostitution en France qu'en termes de genre et de domination masculine, ou, à l'inverse, de libération des femmes crispe les débats, observe l'anthropologue Catherine Deschamps, qui a cosigné Femmes publiques : les féminismes à l'épreuve de la prostitution (éd. Amsterdam). J'ai été heurtée par les discours de la plupart des associations féministes historiques qui enferment les femmes dans un statut de victimes pour mieux les faire taire." Comme sur la plupart des questions éthiques - les mères porteuses ou le don d'ovocyte -, les oppositions se cristallisent autour de la liberté, chèrement acquise, de disposer de son corps, donc de le louer ou de le vendre. Anti- et proabolitionnistes Sur la prostitution, deux courants s'affrontent, les anti- et les proabolitionnistes. "C'est la femme qui doit être maître de son corps, et non l'Etat !" martèle le clan des Marcela Iacub, Elisabeth Badinter ou de la cinéaste-écrivain Virginie Despentes. Elles refusent de flanquer aux prostituées une étiquette de victimes absolues et réclament une décriminalisation totale de la prostitution. En face, le clan des abolitionnistes réfute cette vision idyllique du libre choix. Le chômage, les espoirs illusoires, les violences mafieuses sont les arguments de la philosophe Sylviane Agacinski, invitée à un colloque à l'Assemblée nationale, en février 2010, par l'association Le Nid qui se place "du côté des prostituées" mais contre la prostitution : "Une fois brisées par les traitements les plus dégradants, les femmes perdent jusqu'au sentiment de leur liberté et de leur dignité, et deviennent prisonnières du système qui les exploite." En clair, les pouvoirs publics doivent les protéger, y compris contre elles-mêmes, et même en punissant leurs clients. Aujourd'hui, à droite comme à gauche, une même tendance l'emporte, balayant les clivages traditionnels : mieux vaut pénaliser le client que de créer des supermarchés du sexe tarifé. Invité à l'université d'été du PS à La Rochelle, Ruwen Ogien, le philosophe de l'éthique, auteur du Corps et l'argent (La Musardine), n'a pas convaincu les militants lorsqu'il leur a expliqué que "pénaliser les clients, c'est sanctionner un crime sans victime. Le but du client n'est pas nécessairement de porter atteinte à la femme qu'il sollicite". Plus de 200 auditions ont été menées sur le sujet : la pénalisation du client figure désormais dans un texte préparant le projet de campagne du PS pour 2012. "On s'attendait à une levée de boucliers, il n'y a rien eu de tout cela. Il n'y a qu'une minorité jusqu'au-boutiste pour défendre la prostitution comme une liberté individuelle, l'immense majorité veut punir l'acheteur d'acte sexuel", assure la socialiste Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale aux questions sociétales. "La France ne fera pas l'économie d'une nouvelle loi, la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle s'intensifie de manière plus violente, prévient le magistrat Yves Charpenel, membre de la Fondation Scelles, très impliquée dans ce combat. A Bordeaux, un juge vient de mettre en prison trois clients de prostituées mineures. Il faut aller plus loin, comme en Suède, si on ne décourage pas la demande, il y aura toujours une offre." Pour un statut légal Comme au PS, ce modèle suédois séduit aussi à l'UMP. "Dans ce pays chantre de l'égalité hommes-femmes, le client est interpellé au coeur du système", souligne le député UMP Philippe Geoffroy. Mais le parti au pouvoir ne ferme pas complètement le débat sur les maisons closes. Régulièrement, des femmes de droite réclament leur réouverture, Françoise de Panafieu en 2002 ou Christine Boutin en 2009. Comme 59 % des Français qui soutiennent cette idée, et même 70 % si on ne tient compte que des hommes, selon un sondage CSA. En 2010, la députée de Seine-et-Marne Chantal Brunel (UMP) crée la polémique en prônant la création de "maisons ouvertes", à l'abri des marchands d'esclaves, offrant aux travailleuses du sexe une protection médicale, juridique et financière (lire ci-contre). "C'est légaliser le proxénétisme !" s'insurge le mouvement Le Nid. A l'époque, la chercheuse féministe Tiphaine Besnard rencontre la députée UMP en tant que porte-parole du Strass, le Syndicat du travail sexuel, qui milite pour la reconnaissance d'un statut. "Chantal Brunel n'a jamais dit officiellement qu'elle nous avait consultés, confie Tiphaine Besnard. Je défends l'idée que les prostituées veulent avoir le choix, comme n'importe quelle profession libérale." Le 25 février 2010, sous la pression de Nadine Morano, alors secrétaire d'Etat à la Famille, Chantal Brunel renonce à déposer à l'Assemblée son amendement visant à supprimer le délit de racolage passif de la loi de 2003. Nadine Morano promet alors un groupe de travail avec le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux : il s'est réuni une fois. En attendant, juste de l'autre côté de la frontière espagnole, le Club Paradise prépare ses cocktails et ses 80 chambres pour ses clients français... Les effets pervers de la loi SarkozyFrédéric Ploquin C'est la pression des riverains dans les quartiers chic, relayée par des élus UMP, qui a poussé le gouvernement à changer les règles en matière de racolage. Nous sommes en 2003, la droite vient de revenir au pouvoir et Nicolas Sarkozy effectue ses premiers tours de piste au ministère de l'Intérieur. Les propriétaires d'appartement avec vue sur le bois de Boulogne en ont assez du ballet incessant des consommateurs de sexe tarifé. La période est au tout-sécuritaire, le cabinet du préfet de police croule sous les courriers à en-tête, et l'idée germe de ne plus seulement réprimer le racolage actif. "La prostitution dérangeait parce qu'elle était trop voyante", résume un pilier de la brigade de répression du proxénétisme. L'heure du ménage avait sonné. Et voilà les policiers priés de verbaliser désormais ces dames pour racolage "passif". Au bout de quelques semaines, le résultat semble atteint. Lasses de se faire embarquer plusieurs fois par semaine, mais surtout à genoux financièrement, les filles se font discrètes. Et ne se privent pas de crier leur désarroi. Quant aux politiques, ils se frottent les mains en affichant la mine réjouie de ceux qui ont des résultats. Sur le plus long terme, c'est une autre histoire. D'abord, on verra les professionnelles reprendre peu à peu le dessus et les flics lâcher du lest, au point que le bois de Boulogne a retrouvé les couleurs d'avant. Quant à l'argument qui avait été avancé pour habiller ce texte, la possibilité pour les prostitués d'échanger une réinsertion et des papiers en règle contre la dénonciation des réseaux, elle a purement et simplement disparu des radars ! Y a-t-il eu seulement un cas concret ? Aucun des services de police concernés ne peut fournir le moindre bilan chiffré, mais on se rassure en disant que "cela pourra toujours servir"... Cette même loi a aussi donné le top départ au développement d'une prostitution haut de gamme, avec des trottoirs et des oeillades plus virtuels que ceux de la rue Saint-Denis. Un glissement progressif vers Internet, pour une clientèle fortunée pas forcément prête à déambuler dans les rues, fût-ce l'avenue Foch. Beaucoup plus grave, cette nouvelle législation a contribué à déplacer beaucoup de péripatéticiennes vers des quartiers plus populaires, où les riverains ne mouftent pas. Là où n'exerçaient jusque-là que des toxicomanes. Des zones bien plus dangereuses, moins éclairées aussi, où les policiers sont plus conciliants. Cette prostitution, plus sauvage, favorise l'émergence de réseaux de trafic d'êtres humains commandités depuis l'étranger, avec des filles de plus en plus jeu. © 2011 Marianne. Tous droits réservés. |
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Dans le secret du plus grand sexodrome d'Europe
| Date | 08-06-2011 |
| Source | http://toutsurlachine.blogspot.com/2011/02/reportage-dans-le-secret-du-plus-grand.html |
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La Jonquera est un petit bourg catalan devenu un haut lieu de la prostitution, où se noue le drame de toutes les misères. Plongée dans un no man's land sinistre, où sexe et argent règnent sans pitié.Gavés, repus, satisfaits. Mains jointes sur des bedaines hypertendues, trois quinquagénaires rubiconds devisent bruyamment sur "les cinq jours de rodéo" qui les attendent. Entre rots de béatitude et gloussements égrillards, chacun écrase un barreau de chaise mâchouillé sur la nappe en papier d'une table du 2001. Dans cet estaminet de Catalogne espagnole, à quelques encablures du Perthus, Michel, leader manifeste de la fine équipe, procède aux ultimes réglages avant le grand lâchage. "Eh, les gars, vous avez pensé à vous débaguer ?" tonitrue-t-il. Ses acolytes, qui avaient occulté ce marital détail, remisent illico leur alliance dans la poche arrière de leur velours côtelé. Spectatrices de ce risible manège, Dana et Andréa, 20 ans annoncés, lèvent leurs yeux fardés au ciel.
"Pensionnaires" du Club Paradise, "marketé" comme "le plus grand bordel d'Europe" lors de son inauguration en octobre, ces inséparables fraîchement débarquées de Roumanie se le promettent : si elles croisent "l'un de ces types au club", elles "ne le calculeront pas". "Tape là !" se sourient-elles en révélant des fossettes de gamines complices. "Un garçon normal ne paie pas pour avoir du sexe, commente Andréa, poupée aux faux airs de Nadia Comaneci époque JO de 1976, à Montréal. Franchement, des vieux comme ça, c'est des nuls, des zéros. Heureusement que Dana et moi sommes jolies et pouvons choisir les mecs avec qui nous montons." Bienvenue à La Jonquera, nouvelle terre de conquête(s) de Français nostalgiques (1) de la République d'avant "la veuve qui clôt", ainsi qu'Antoine Blondin surnommait Marthe Richard (2).
Dans ce lambeau de frontière de 2 800 habitants pour 800 prostituées officiant en club ou dans la rue, le flux incessant des trafics contraste avec le cours paisible du Llobregat, fleuve alangui qui serpente jusqu'à Barcelone. Ici, la carrer Major, rue principale jalonnée de maisonnettes ocre et de commerces que la morale ne réprouve pas, tient lieu d'aide-mémoire. "Tout a basculé en 1993 avec l'ouverture des frontières, se souvient Pere Bahi, directeur de l'école primaire. Nous vivions essentiellement des activités douanières et comptions 80 agences de dédouanement. Aujourd'hui, elles ne sont plus qu'une vingtaine. Cette saignée, qui a laissé 900 personnes sur le carreau, a défiguré La Jonquera et traumatisé les habitants." Et pour cause : "Décidé à sauvegarder une économie en péril, le maire a facilité l'installation des entreprises dans une gigantesque zone d'activités. Le hic, c'est que la commune est aujourd'hui dépassée par le monstre qu'elle a créé." Un monstre ultralibéral que rien ne semble rassasier. En témoignent les 400 commerces, 46 restaurants, 16 supermarchés et autant de stations-service agglutinés dans ce mouchoir de poche où alcool, essence et cigarettes s'écoulent à prix cassés. "Sans ce développement anarchique qui fait le lit de la corruption, la prostitution n'atteindrait pas de telles proportions", martèle l'enseignant, halluciné de voir ce territoire échevelé se transformer en "nouveau Far West".
Avant sa reconversion en lupanar géant, La Jonquera fut, en effet, un village. Avant de céder aux diktats d'une mondialisation où corps et marchandises de toutes provenances se négocient indifféremment, elle eut donc une identité. Michel et sa petite bande en arpentent les vestiges. A l'heure du café con leche, ils poussent la porte d'un bistrot où d'antiques joueurs de cartes disputent une partie de botifarra ("saucisse" en espagnol - ça ne s'invente pas !). Air dégagé mais sourcils circon- flexes, Augustino, Esteban et Francisco auscultent le trio en goguette. "Encore des papas qui vont s'encanailler dans les puticlubs", marmonne Esteban en abattant un atout sur le tapis. Juste intuition. Les Français sont tous pères de famille. "Les putes, y a pas mieux : ça revient bien moins cher qu'une liaison avec les cadeaux, les invit au restau et tout le tintouin, estime Michel. Avec elles, pas de suivi, pas de promesses, pas de "je t'aime". Tu paies, elles s'occupent de Popaul et quand tu rentres chez toi tu laisses bobonne roupiller." Et Esteban de "reconnaître qu'elles sont jolies, les petites des "maisons d'à côté" : lorsqu'elles viennent boire un coup ici, on en perd la concentration à force de se rincer l'oeil. On a beau être vieux, on est toujours des messieurs". Des messieurs de peu alléchés par les quelque 5 à 7 milliards d'euros générés par la mala vida ("mauvaise vie") des 20 000 filles de petite vertu répertoriées dans la seule Catalogne.
Grâce au Paradise, 80 chambres, une discothèque, un bar prétendument VIP et une moyenne de 170 filles au compteur, le vieil Augustino améliore son ordinaire. "Quand je repère des touristes égarés, je sais bien qu'ils cherchent les prostibulos [maisons closes dont 80 % des clients sont français]. Alors, moi, je me mets à leur disposition et je les y accompagne. Je n'ai pas de permis de taxi, mais chez nous tout le monde est un peu hors la loi. On se débrouille, c'est la crise, c'est comme ça." Mauvaise pioche pour Augustino, ces Français-là sont motorisés. Et connaissent tout de la géographie de La Jonquera et des patelins alentour, royaume des "claques" officiels depuis qu'en 2002 le gouvernement de Catalogne a légalisé par décret tout "bordel" sollicitant une licence d'exploitation. Justifiée par la volonté d'éradiquer le racolage de rue, cette mesure permet aussi et surtout aux autorités régionales d'engranger une manne de taxes, professionnelle ou d'habitation, estimée à 200 millions d'euros. Un fromage pour une illusion de réforme qui s'est contentée d'entériner une situation de fait : "Depuis 1975, en Espagne, nombre de clubs de passe surfent sur un vide juridique, développe Alain Tarrius (3), sociologue spécialiste de l'économie souterraine du pourtour méditerranéen. En effet, la loi ne reconnaît pas la prostitution comme une activité autorisée, mais elle ne la considère pas pour autant comme un délit. Ce ni-ni relègue cette pratique dans une zone "alégale", un flou qui s'est toujours traduit par une grande tolérance. " Route de l'or rose
Et, du côté de La Jonquera plus qu'ailleurs, la tolérance, il y a des maisons pour ça. La carretera ("route nationale") II, qui file jusqu'à Gérone, capitale de la province, recense quelque 50 adresses où, comme le scandent les Perpignanais du groupe de rock Al Chemist, "pour 50 €, t'es le plus beau" : Moonlight, Baby Doll, Lady's Dallas, Gran Madam's, La Isla... Une vraie route de l'or rose. Une route égayée par des "établissements parfaitement transparents", prétend José Moreno, trouble patron du Paradise. "Dieu lui-même, s'il venait à descendre sur Terre, figurerait parmi nos clients, car nos prestations répondent à des besoins et obéissent, au même titre qu'un magasin de chaussures, au code du commerce. Moi, je loue des chambres à des filles qui, contre 70 € par jour, bénéficient des mêmes services que dans un trois-étoiles. Je ne suis pas un chulo ["proxénète"], mais un honnête patron d'hôtel. Les girls font des passes dans les chambres, et alors ? Ce qui m'importe, c'est qu'elles paient leur demi-pension", provoque ce sexagénaire, dont le postérieur aimante non pas des casseroles mais une véritable quincaillerie. Aux manettes de deux autres "hôtels" coquins, el señor Moreno feint de s'agacer de sa sulfureuse réputation : "Moi, je fais oeuvre de salut public : les hommes pensent avec leurs couilles. Personnellement, si je ne fais pas l'amour, je vire dangereux. Alors, por favor, qu'on arrête de me taxer de tous les maux, parce que sans les puticlubs le monde serait une jungle pour le sexe faible. A ma façon, je lutte bien plus efficacement contre le viol que ces lesbiennes de féministes !" plaide ce bon Samaritain dont la justice, qui l'a déjà inquiété pour blanchiment d'argent et le poursuit aujourd'hui pour "traite des femmes", s'obstine à nier les humanistes mérites.
Avec la bénédiction du "padre"
Michel et les faux célibataires qui l'escortent seraient, eux, plutôt prompts à lui ériger une statue. La preuve par l'intérêt qu'ils portent au panneau d'affichage municipal de La Jonquera : "Elles t'attendent, Gogo's, avec le cocktail de bienvenue", promet un poster siglé Gran Madam's Club. "Jouis d'un gobelet dans la compagnie des meilleures demoiselles de la province", renchérit, dans une syntaxe contrariée, une pub à la gloire du Lady's Dallas... D'ostentatoires invitations à la luxure qui voisinent avec les annonces de l'église Santa Maria et les horaires des messes. Une sorte de "chacun cherche son culte" dont s'accommode le padre John, curé colombien récemment parachuté dans cette drôle de paroisse : "Certaines dames des clubs assistent aux offices, allument un cierge et partent ensuite à l'institut de beauté. Ce sont des brebis sacrifiées sur l'autel de l'argent roi brassé par les mafias. J'ai de la compassion pour elles", confesse ce clone de Gary Coleman, mini-acteur de la série "Arnold et Willy". Magnanimes, ces propos font écho à ceux du diocèse local. "Les ecclésiastiques espagnols n'ont jamais condamné la prostitution. Ils la considèrent comme un mal nécessaire mais un péril mineur dans la mesure où, à l'inverse de l'adultère, elle ne menace pas la famille, analyse l'historien Jean-Louis Guereña (4). En clair, on peut quitter son épouse pour une maîtresse, pas pour une pute !" Alors que vont sonner les vêpres, Michel et sa troupe pressent le pas. Le temps n'est plus à la génuflexion, Le Paradise s'apprête à accueillir ses premières ouailles.
"Montagne de chair"
Sur le parking de l'une des moult zones commerciales de La Jonquera, quelques impatients trépignent en attendant que les vigiles de ce gigahangar de la fesse sifflent le début de la récré. Ils trompent l'ennui, à moins que cela ne soit l'envie, en jetant de distraits coups d'oeil aux enseignes environnantes : Repsol, Michelin, un club de Bingo et, en ces lieux à fort coefficient érotique, un sex-shop aux néons aveuglants. C'est là qu'émoustillés par les "oro simulator for men", "royal vibrating vagina", "very bondage" et autres les clients du Paradise "font monter la mayonnaise", comme l'explique délicatement Michel. 17 heures, la "foire aux filles" s'ouvre enfin. Les "débagués du 2001" s'acquittent d'un droit d'entrée de 10 € et s'évanouissent pour une nuit de galipettes. Sur le seuil de cet eros center à la catalane, Alain, 40 ans, bombe le torse. A ses côtés, une vingtaine de vigiles arborent des tonfas - matraques chères aux forces de l'ordre - et sont soutenus dans leur mission de filtrage par une batterie de caméras de vidéosurveillance assorties d'un portique détecteur de métaux. C'est qu'au Paradise on veut bien magouiller, oui, mais sans embrouille. "La mairie de La Jonquera nous a fait l'enfer, commente Alain, homme de main de José Moreno. Il a fallu batailler cinq ans avant que le tribunal des contentieux administratifs n'autorise notre implantation. C'est n'importe quoi ! Le club fait tout de même bosser 54 familles du coin et sans nous, franchement, les filles crèveraient la faim dans leur pays de misère. El señor Moreno a investi pas moins de 3 millions d'euros pour leur trouver du boulot." A quand la palme du commerce éthique ?
Ex-chippendale parisien expatrié en Espagne, "parce qu'au moins, ici, tu peux exhiber ton sexe en dansant sans que ça fasse problème", Alain se pose en "promoteur de charmes". Et s'autoproclame "amoureux des femmes". Dans un décor de boîte de nuit, dont les effets de laser éclairent les regards cernés de filles contraintes à parader en string et soutiens-gorge pailletés, Alain joue les julots sans classe : "Ici, c'est de la grande distribution, pas du haut de gamme. L'important, c'est que les hommes aient le choix : alors on mise sur un ratio d'au moins huit nanas pour un mec." Juchées sur des tabourets disposés le long des 60 m de bar qui enlacent la piste de danse, des employées à demi dévêtues croisent et décroisent mécaniquement leurs jambes. Zakia, Marocaine nue sous son pull aux mailles filet extralarges, convoque directement l'entrejambe des quidams. "On n'est pas là pour discuter, faut que ça tourne, souffle en aparté cette adepte de la culture du résultat. Au lit, c'est pareil : si ça ne vient pas, je fournis des lotions sensibilisantes pour que les clients fassent leur affaire plus vite. Eux bandent comme des taureaux et je gagne mon blé rapido." Il faut bien stimuler le pigeon. "A l'oeil, comme ça, quand on débarque, on a l'impression de se retrouver au milieu d'un troupeau de gonzesses en chaleur, c'est le but ! Moi, bien sûr, je suis un pro, ça ne me défrise pas une minute, fanfaronne Alain. Ces filles, je les vois comme de la viande. Une pure montagne de chair." Alors qu'une longiligne blonde en Bikini léopard s'échine à déniaiser un jeune Maghrébin gêné aux entournures, Alain, toujours plus "amoureux des femmes", poursuit façon seigneur en son cheptel : "En ce moment, les Latinas sont absentes, elles passent l'hiver au Brésil ou en République dominicaine et reviennent chez nous l'été. Alors, on a un max d'arrivages des Balkans, une surreprésentation de Roumaines. Et la Roumaine, ça a un beau petit visage, d'accord, mais pour ce qui est du corps, ça ne le fait pas. Elles sont flasques et courtes sur pattes. Ça manque de sport, tout ça. Les Maghrébines, on n'en a presque plus et c'est pas un mal, parce que pour une vraiment belle tu hérites de dizaines de boudins..." Fermée, la boîte à inepties ? Pas tout à fait, car, avec sieur Alain, quand il n'y en a plus, il y en a encore : "Chez nous, les filles facturent la passe entre 60 et 100 €, c'est du discount adapté à notre clientèle : des Rebeus des cités françaises, des divorcés ou de vieux Gaulois, et je ne vous parle même pas des bouseux qui descendent des montagnes catalanes, dont les nanas doivent récurer le machin à grande eau."
Chasse au client à la sauvage
Sur un écran géant en suspension, l'Espanyol de Barcelone donne du fil à retordre au Barça. D'assourdissantes enceintes matraquent les tubes électro des années 80. Dana, aperçue plus tôt au 2001, n'en connaît aucun. Elle n'était pas née. Alors qu'elle réajuste son deux-pièces à frous-frous bleu électrique et discipline les mèches d'un chignon malmené par son dernier "gogo", cette gamine de Constanza, dans l'est de la Roumanie, envisage de faire une pause. Elle met le cap vers sa cantine, dans l'autre Jonquera.
La nuit est tombée. Et confère au paysage des allures de Las Vegas du pauvre. En retrait du Paradise, concurrent direct du Gran Madam's qui l'emploie, Kingsley grelotte. Surnommé "Michael", parce qu'il "danse bien", ce Nigérian taillé comme une armoire à glace s'affiche en Père Noël-sandwich. Capeline sur le râble, bonnet vermillon sur la tête, il fait de la retape pour les "pouliches" de Maurizio, son "gentil" patron, qui, bien sûr, a oublié de lui signer un contrat de travail. Comme nombre de migrants sans papiers aspirés dans les rouages de l'économie informelle de La Jonquera, Kingsley est l'une des toutes petites mains de l'industrie du sexe. Dans ce périmètre par lequel 10 000 poids lourds transitent chaque jour, les soutiers de la route, Lituaniens ou Polonais émargeant à quelque 300 € mensuels, veulent eux aussi leur part du gâteau. Trop pauvres pour batifoler en mode tarifé, beaucoup louent leurs cabines de camion aux filles de la rue. Warnings allumés égalent bahuts occupés et cagnotte des conducteurs alimentée. Aux abords d'un rond-point, Darina et Nadia, affublées de serre-têtes phosphorescents, ont le racolage agressif. Engoncées dans des doudounes colorées, elles chassent le client à la sauvage. S'incrustent sur la chaussée pour arrêter les voitures. Et éconduisent fissa les intrus. "T'as pas 30 € pour l'amour, tu te casses ! vocifèrent ces néophytes du trottoir. On est là pour travailler. Dégage !"
Ventes aux enchères de filles...
Et ces jeunes Bulgares, "gratifiées" par les mafieux de passeports roumains qui facilitent leur circulation en Europe, de jeter des regards obliques vers le parking d'en face. De ce poste d'observation, une poignée de gros bras leur rappellent qu'elles ne s'appartiennent plus. Darina et Nadia n'ont pas de temps à perdre. Elles sont en période d'essai. "Repérées dans les Bal-kans par des trafiquants qui acheminent aussi drogues et matériel hi-fi, ces gamines doivent convaincre de leur rentabilité dès leur arrivée dans le centre de tri qu'est La Jonquera, avance Alain Tarrius. Dans les ports du sud de l'Italie où elles font presque toutes étape, elles ont été "éduquées" à la prostitution mais aussi à la cocaïne afin de tenir les cadences. Aucune n'échappe au test de la rue : c'est sur cette base que se décident leur valeur marchande et leur affectation. Clubs pour les "plus méritantes", parkings à routiers ou maisons d'abattage pour les autres." Pour le sociologue, "ces filles sont objetisées au point que certaines sont vendues aux enchères à des notables du Roussillon : lors de discrets raouts organisés par les tenanciers des puticlubs, ces "spéculateurs de l'humain" investissent comme on entre en Bourse. Ils achètent des "parts de femmes" et entendent bien toucher les dividendes de leurs mises au prorata des passes réalisées". Histoire d'ajouter du glauque au sordide, quelques maîtresses de ces "boursicoteurs" assistent sans scrupule auxdites séances. Et invitent même leurs ni chers ni tendres à "tester la camelote" avant de "lâcher" leurs deniers. "La police le sait mais n'y peut rien. Pour intervenir, il faudrait que les filles portent plainte. Or, les menaces qui pèsent sur elles et leurs familles les en dissuadent, déplore José Luis Yecora, adjoint au maire en charge de la sécurité dans la commune toute proche de Figueras. En Espagne, et en Catalogne en particulier, la loi est plus respectueuse de la présomption d'innocence des truands que de la défense des victimes." Un aveu d'impuissance illustré par les chiffres : l'année dernière, les services du ministère de l'Intérieur n'ont identifié que 6 000 prostituées exploitées, à l'échelle d'un pays qui en compte quelque 300 000. A La Jonquera, de toute façon, les forces de l'ordre officielles ont rendu les armes depuis un bail. "Dans cet échantillon de la postmodernité, la régulation sociale est aux mains de milices privées gérées par des Serbes qui ont fait leurs gammes pendant la guerre des Balkans, se sont ressoudés après le conflit dans le sud de l'Italie et fonctionnent ici selon le même système hiérarchique", révèle Dominique Sistach, sociologue à l'université de Perpignan.
"Nous sommes libres"
Dans une Espagne pourtant signataire du traité du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, "le corps des femmes tient lieu de nouveau nickel, c'est la dernière mine d'or", s'indigne Alain Tarrius. "Si tu cogites sur la condition des putes quand tu couches avec elles, tu débandes aussitôt, prévient un trentenaire sur le perron du Paradise. Quand tu te régales d'un bon saucisson, tu ne penses pas au sort du cochon dans l'abattoir. Eh ben là, faut faire pareil." Dana, qui a rejoint Andrea au 2001, n'ignore rien de l'état d'esprit de la clientèle. Elle n'en sourit ni n'en pleure. "Le pire ne nous arrivera pas, c'est tout", tranche-t-elle en quêtant l'approbation de sa copine. "Nous sommes libres", s'enorgueillit Andréa. A l'image de "40 % des professionnelles de La Jonquera", précise Dominique Sistach, le tandem s'inscrit dans la cohorte des "appelées volontaires". "Contrairement aux filles arrachées par les réseaux, elles n'ont pas de souteneur mais débarquent souvent avec des petits amis, qui font office de protecteurs mais n'oublient pas de ramasser la monnaie", détaille le sociologue. Si Dana et Andrea se passent de "mac", elles n'échappent pas aux règles en vigueur dans le milieu. "Avant chaque passe en chambre, les meufs pointent leur index sur un lecteur d'empreintes digitales, raconte Malik, expert ès prostibulos, qu'il fréquente assidûment depuis quatre ans. Je ne suis pas dupe, je sais que ça permet aux gérants de quantifier leur activité et d'encaisser une commission." Cette information, José Moreno, entré "dans la carrière en vendant de l'or à toutes les tapineuses de Catalogne pendant douze ans", ne la conteste pas : "Au Paradise, nous ponctionnons à hauteur d'une marge raisonnable. Il y a des à-côtés, des faux-frais, comme dans toute affaire." Lucide sur un système qui tutoie le proxénétisme, Andrea n'en décrète pas moins qu'elle et Dana n'ont "pas de propriétaire. La seule emprise que nous ayons connue, c'est celle de la pauvreté : en Roumanie, le salaire moyen tourne autour de 150 €, et ça, c'est vraiment tragique. Quand tu ne peux ni nourrir ta famille ni valoriser tes diplômes, il faut bien une issue". Dans un français plus que parfait, Andréa souligne que, dans sa ville natale, "à Galati, on ne compte plus celles qui attendent leurs 18 ans pour aller faire des sous ailleurs. Avec Internet, on sait situer les bordels et comment postuler, on peut même se préinscrire sur les sites des clubs. Ceux qui trouvent ça triste sont des riches. Et ceux qui nous jugent sont des cons". Taquine, Dana pointe aussi "quelques idiotes" parmi ses consoeurs. "Certaines crament complètement leur capital : elles se laissent griser par le fric, la coke et l'alcool. Et vas-y que je m'habille en Armani et en Versace, et vas-y que je m'achète un diamant et que je frime grâce au dernier tatouage à la mode... Sauf qu'à la fin c'est t'as vu comme je suis débile, ruinée et coincée ici. Andréa et moi, on épargne, voilà !" Une ligne de conduite corroborée par la frugalité de leur menu. Omelette-café pour l'une, sandwich-Coca pour l'autre.
L'enfer du désir
Figure de l'espace "Privé de luxe", aile chic du Paradise, Daniela, 28 ans, mène plus grand train. Dans une nuisette de crêpe noir, cette native de Bucarest sous perfusion de vodka-tonic claque la bise à deux toutes petites vedettes du grand écran, deux acteurs nains, stars du porno ibérique, dont "les Espagnols raffolent", frétille Daniela. "Ils tournent un film chez nous, se gargarise- t-elle. Ici, c'est vraiment la classe. Il y a même une cabine de douche en surplomb du bar : je peux vous dire que, quand je vais m'y savonner à la demande des clients et que je me trémousse au-dessus de leurs têtes, ils deviennent dingues. Dans ces occases-là, je multiplie les passes et mes nuits rapportent très gros." Call-girl à Madrid puis à Barcelone, voilà pourtant Daniela échouée à La Jonquera. Itinéraire d'une dégringolade à force de rêves de grandeur et, reconnaît-elle, "d'addiction à l'argent facile". La ravissante Andréa, elle, "n'aime pas les goûts tordus des habitués du VIP" : "Je ne fais que les positions classiques et j'aligne quand même de 300 à 1 000 € par nuit. Je me donne les moyens de mes ambitions : dans deux ans, je rentre au pays, personne ne saura rien de mon passé et j'aurai un bel avenir. J'ai quand même un bac + 2 en "sécurité alimentaire". Parfois, au lit avec ces pauvres types, je pense à tous les rayons de supermarché qu'un jour j'inspecterai. On est comme ça, nous, les Roumaines : on se tient à distance !" Dana s'esclaffe. Pas question de bouder son plaisir quand Andréa tourne les clients en ridicule.
Descendu du Bourget pour un "week-end d'éclate avec son meilleur pote", David, 26 ans, croule sous les chaleureuses mais pressantes sollicitations des demoiselles du Lady's Dallas. Juke-box, podium chromé, boules à facettes, ce "bordel" historique de la Costa Brava n'a rien renié des codes des eighties. Normal, le Dallas a 30 ans. Et six jours sur sept, c'est une Fièvre du samedi soir version friponne qui s'y joue. "Quand je viens, je me mets en mode cinéma, sourit David, chauffeur-livreur de son état. Les filles simulent pour nous faire banquer, c'est tout. Un jour, l'une d'elles m'a dit qu'à La Jonquera ce n'étaient pas les ailes, mais les airs du désir qui étaient au programme. Je n'ai pas tout compris, mais j'ai trouvé ça joli." Et ce célibataire tiré à quatre épingles de vanter "la propreté des maisons closes. Dans le prix de la passe, 5 € sont dédiés à un kit hygiène : drap jetable comme à l'hosto, capote et serviette de toilette". Gérant de ces lieux un tantinet surannés, Nico, comme ses collègues du Gran Madam's ou du Paradise, dispose d'un budget "médecine galante". "Tous les quinze jours, un toubib s'assure de la bonne santé des filles", précise cet ancien producteur de pommes qu'une obscure opportunité "a poussé dans la filière du vice". Un vice auquel ce cinquantenaire à la dégaine rurale trouve quelques vertus : "Il arrive que des fils envoient leur père ici pour protéger leur mère de violences conjugales. J'ai même vu des épouses vouloir prouver leur largesse d'esprit à leurs conjoints en leur offrant une soirée au Dallas. Moi, j'ai une fille et je tomberais malade si elle vendait son corps. Mais je vois ça avec mes lunettes de privilégié : les petites de l'Est qui louent mes chambres sont souvent orientées vers La Jonquera par des soeurs ou des tantes passées ici avant elles. Certaines font même ce boulot avec la bénédiction de leurs parents, auxquels elles adressent régulièrement des mandats." Assignée au Dallas depuis huit mois, Maria, croix catholique au creux de ses seins menus, a divorcé de la colère : "C'est un sentiment de bourgeois. Moi, je viens de Brasov, au pied des Carpates, et je suis résignée à me sacrifier quelques années pour ma famille. Tous les mois, je mets de côté 300 € pour les soins de ma mère et la scolarité de mon petit frère. La Maria du Dallas n'est pas la vraie, je vaux bien mieux, même si, parfois, j'ai peur de me perdre." L'oeil sur sa montre, la frêle et diaphane Maria rejoint le bar. Ce soir, elle n'a pas encore "travaillé".
Le business de la pauvreté
"Tout ça participe du business de la pauvreté, diagnostique Nico. Quand les Balkans se prévaudront d'un niveau de vie décent, nous verrons déferler des pépettes de Chine ou d'Inde. C'est une histoire sans fin : la misère sexuelle des uns fera toujours bon ménage avec la misère tout court des autres." Et de rappeler qu'au milieu des années 70 les Espagnols, asphyxiés par l'interminable régime franquiste qui réprimait la pornographie, se ruaient dans les salles de cinéma du Roussillon pour se régaler des Emmanuelle, Histoire d'O et autres. "Aujourd'hui, la législation qui interdit les bordels et criminalise la prostitution depuis 2003 contraint les Français à l'exode sexuel." Les jeunes des quartiers forment le gros des troupes. "Pour les Arabes, la drague est compliquée, explique Malik, commercial toulousain de 27 ans. Notre réputation nous pollue les rencontres. Et puis nous, quand on tombe amoureux et qu'on gamberge mariage, on veut que la fille reste vierge. Sauf qu'en tant qu'hommes nous avons des impératifs. Les filles de La Jonquera y pourvoient, elles sont sympas et pas racistes, ça nous change." Ce qui ne change pas, en revanche, c'est la boulimie du copain de David : "Il s'est fait dépuceler par une prostituée et ne s'en est pas remis. Quand on est en virée ici, il "monte" quatre ou cinq fois par nuit ! Il préfère ça aux "plans normaux", parce qu'il ose tout, comme dans les films X." Désinhibé par la sono omniprésente, David confie qu'en réalité il est "un coeur d'artichaut". "Un grave de romantique. Dans les clubs, je ne me sens pas très à l'aise mais si je ne venais pas mes potes me colleraient une étiquette de tarlouze. Alors, je suis là. Pas à ma place mais là."
Exilée au Dallas depuis trois jours à peine, Ionela n'a pas davantage trouvé sa place. Guêpière turquoise et cuissardes surdimensionnées, cette trentenaire, mère de deux enfants laissés à Timisoara, déambule tel un zombie. "Je suis trop timide, je ne m'habitue pas, balbutie-t-elle. Je dois me forcer, je le sais, mais je crains de ne pas y arriver. En trois jours, je ne suis jamais montée. Il faut pourtant que je paie ma chambre et que je rembourse mon voyage en autobus." Cheveu en bataille et chemise froissée, l'ami de David réapparaît enfin. Il est 2 heures, il "a niqué trois fois". Gavé, repu, satisfait.
Nathalie Gathié avec Jocelyn Ramasseul
(1) Selon un sondage CSA publié le 18 mars 2010 par le Parisien, 59 % des Français sont favorables à la réouverture des maisons closes. (2) La conseillère de Paris qui donna son nom à la loi du 13 avril 1946 imposant la fermeture des "maisons de tolérance". (3) Migrants internationaux et nouveaux réseaux criminels, Trabucaire, 2010. (4) La Prostitución en la España contemporanea, 2003, Marcial Pons. © 2011 Marianne. Tous droits réservés.
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Les migrants et la flexicurisation du marché du travail: le contexte belge
| Date | 07-06-2011 |
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[Dialogues interculturels 2011 | Jeudi 16/06 | 10:30 » 12:30 | Théâtre Molière | Ixelles]Les migrants et la flexicurisation du marché du travail: le contexte belge Le projet Flexi-In-Security s’est intéressé à cette catégorie de nouveaux migrants qui occupent une place dans les secteurs économiques qui n’ont pas pu être délocalisés, dans le contexte de globalisation économique, mais que les besoins dans certains secteurs – horeca, constructions, soins aux personnes - ont "délocalisés sur place". Le projet avait pour objectif de mesurer la place que prennent les migrants dans la flexicurisation du marché de l’emploi des pays partenaires (République tchèque, Allemagne, Suède, Pologne, Belgique) ; c’est-à-dire un marché de l’emploi de plus en plus flexible associé à une protection sociale minimale. Dans ce contexte, les migrants représentent une main-d’oeuvre particulièrement vulnérable. La particularité de ce projet est qu’il combine recherche et photo-reportage. Un volet de ce projet est une exposition photographique qui montre et donne la parole à différentes personnes qui sont autant de cas et de particularités dans cette flexicurisation. Nous avons souhaité faire intervenir et réagir plusieurs experts. Après l’exposé d’une synthèse des constats et des recommandations du coordinateur du projet (Multikultural Centre Prague) seront ainsi abordés quelques spécificités du contexte belge: Karolina Babicka (MKC – VUB): Flex-Insecurity, un projet européen sur l’impact de la crise économique sur le travail des migrants Andrea Rea (ULB): Transformation des régimes de travail en Belgique Edwin Loof (CSC): position et rôle syndicaux vis-à-vis des travailleurs migrants en situation précaire: affiliation des sans-papiers Bruno Deville (Inspection sociale – Ministère de l’Emploi et du Travail): Changements des figures du travail migrant sur le marché informel du travail Date : jeudi 16 juin de 10h30 à 12:30Lieu : Théâtre MolièreGalerie de la Porte de Namur, Square du Bastion 3 - 1050 BXL Entrée gratuiteréservation souhaitée : 02/289 70 64 - pina.manzella@cbai.beInfos: 02/289 70 67 - info@cbai.be |
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Le mouvement syndical international demande des comptes à la FIFA à propos des conditions sur les chantiers au Qatar
| Date | 31-05-2011 |
| Source | http://www.ituc-csi.org/hidden-faces-of-the-gulf-miracle,9144.html |
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Un nouveau rapport multimédia de la Confédération syndicale internationale (CSI) qui dénonce le coût humain que paie l’importante main-d’œuvre migrante des états du Golfe du Qatar et des Émirats arabes unis. « Une imposante main-d’œuvre migrante, disposant de très peu de droits, d’aucun accès aux syndicats, travaillant dans une grande insécurité et vivant dans des environnements inhumains, va littéralement mettre sa vie en danger pour que la Coupe du monde de 2022 ait lieu », a expliqué la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow. « Seulement 6 pour cent de la population active du Qatar est qatarienne. Son économie et sa capacité à organiser la Coupe du monde dépendent entièrement de la forte exploitation de main-d’œuvre migrante dont le sort semble à peine plus enviable que dans le cas de travail forcé », a déclaré Ambet Yuson, secrétaire général de l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB). Le rapport décrit en termes très personnels, les conditions de travail et de vie des travailleurs, pour la plupart Indiens, Pakistanais et Népalais, dans les villes étincelantes de Doha et Dubaï. |
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Faut-il bâtir des immeubles dédiés au sexe tarifé? Carte blanche, La Libre Belgique
| Date | 25-05-2011 |
| Source | http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/662899/faut-il-batir-des-immeubles-dedies-au-sexe-tarife.html |
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Une carte blanche signée par plusieurs administrateurs de la Fondation Samilia sur l'établissement d'Eros centers en Belgique
Faut-il bâtir des immeubles dédiés au sexe tarifé ? Mis en ligne le 25/05/2011 Doit-on considérer les personnes prostituées comme des professionnelles ou comme des victimes? La législation de la prostitution aux pays-Bas n'a pas conduit à diminuer la traite des êtres humains. Au contraire.La question qui agite le conseil communal de Liège et qui surgit épisodiquement dans certaines autres grandes villes de Belgique est l’occasion de relancer un vieux débat : doit-on obligatoirement considérer les personnes prostituées comme des professionnelles ou comme des victimes ? C’est assurément la seconde interprétation qu’ont privilégié certains parlementaires français, et dans leur sillage une récente proposition émanant d’un parti politique belge. En proposant de pénaliser les clients des personnes prostituées, les initiateurs de ces propositions placent la question de la prostitution dans la perspective suédoise qui la considère comme une violence faite aux femmes, un crime passible de 6 mois de prison et/ou de lourdes amendes. Est-ce souhaitable ? Avec la Fondation Samilia, dont l’objectif premier est de contribuer à la lutte contre la traite des êtres humains (1), nous voulons nous distancier de toute approche moralisatrice de la prostitution. Nous pensons cependant qu’il est temps de nuancer le débat et de poser ouvertement les questions que d’aucuns préfèrent passer sous silence. Perçue différemment au cours des siècles, la prostitution est le reflet d’un contexte économique et culturel donné. Dans une société hyper-érotisée où tout a désormais valeur marchande, le fait que des personnes majeures et consentantes monnaient leurs charmes ne devrait a priori pas poser de problèmes. Celles et ceux qui l’exercent méritent notre respect. Qui sommes-nous pour juger de leur capacité à s’assumer ou de la crédibilité d’un choix qu’ils revendiquent ouvertement ? Cependant, à y regarder de plus près, la notion de consentement est difficile à cerner et doit s’appréhender à la lumière du parcours de vie de chacun(e). Sans tomber dans la généralisation, des traumatismes affectifs subis durant l’enfance, le fait de n’avoir pas été respecté sexuellement suffit parfois à altérer un choix apparemment libre. Or la prostitution n’est pas anodine. Elle n’est jamais éloignée de la violence, elle est souvent accompagnée de mépris et elle est toujours stigmatisée. Il est inacceptable d’exploiter les personnes prostituées, de les contraindre, d’une manière ou d’une autre, à pratiquer ou à poursuivre une activité pénible. La traite des êtres humains est un combat majeur de l’Union Européenne, confrontée au double défi de migrations massives et de la libre circulation des personnes. Aucun Etat Membre n’est épargné par les filières criminelles qui menacent les fondements mêmes de la démocratie en violant les droits humains les plus élémentaires et en infiltrant insidieusement tous les secteurs de l’économie. La Belgique a été considérée comme un pays pionnier dans la lutte contre la traite des êtres humains mais en matière de prostitution, d’autres Etats comme la Suède et les Pays-Bas, ont adopté des politiques novatrices qu’il nous est à présent possible d’évaluer. Ainsi, à la question de l’opportunité d’ouvrir des Eros centers en Belgique, nous répondons : 1 Tout ce qui contribue à banaliser la prostitution contribue également à développer la traite des êtres humains. La légalisation de la prostitution aux Pays-Bas n’a pas conduit à diminuer la traite des êtres humains. Au contraire, l’on constate l’impossibilité pour les autorités de contrôler ces espaces de prostitution, la transformation de la nature du phénomène (moins de violence de la part des trafiquants, disparition des grands réseaux contrôlant des dizaines de filles) et l’apparition de nouvelles formes de traite d’êtres humains comme les "loverboys", ces hommes âgés de 20 à 30 ans qui séduisent et manipulent des jeunes filles hollandaises pour les amener dans les réseaux de prostitution, ou la "prostitution circulaire" qui consiste à faire tourner les filles dans différents pays selon leur législation en matière de prostitution, mais également pour éviter qu’elles soient soumises aux contrôles réguliers de la police. 2 Ouvrir des Eros Centers ne constituerait une réponse que pour un type bien particulier de prostitution, la prostitution de vitrine ou de salon. Elle serait en revanche sans effet sur la prostitution de rue, en clubs privés ou via internet, qui sont les formes de prostitution qui se développent le plus rapidement. Quant à la question de poursuivre pénalement le client, nous ne pensons pas que ce soit une priorité. 1 Nous réclamons plus de moyens pour permettre aux acteurs de terrain d’appliquer les lois qui existent déjà, notamment en matière de poursuites contre toutes les formes d’exploitation sexuelle. 2 En tout état de cause, pénaliser le client ne pourrait advenir qu’au terme de tout un processus, comme le préconise la note du parti politique favorable à cette mesure, afin d’éviter de tomber dans la clandestinité et de créer un environnement plus favorable encore à la traite des êtres humains. En Suède la décision de poursuivre le client a été prise 30 ans après avoir été évoquée et a été accompagnée de différents programmes d’aides sociales pour les femmes en situation de précarité et de campagnes de sensibilisation destinées aux hommes (incluant par exemple un numéro vert pour les clients en "manque"). En Belgique nous en sommes encore très loin Néanmoins, la note mentionnée ci-dessus évoque par ailleurs plusieurs pistes que nous préconisons depuis longtemps. 3 En effet, notre approche s’inscrit dans l’optique de la directive adoptée le 20 mars 2011 par le Conseil et le Parlement Européens qui prévoit à son article 18 : "Member States shall take appropriate measures, such as education and training, to discourage and reduce the demand that fosters all forms of exploitation related to trafficking in human beings". En d’autres mots, nous invitons à insister sur la nécessité de la sensibilisation et de l’éducation des clients, plutôt que d’adopter une politique de pénalisation à leur égard. Il faudrait aussi envisager des initiatives de prévention auprès des jeunes dont les comportements sexuels évoluent sous l’influence de la pornographie, notamment virtuelle via le net. Celle-ci véhicule l’image d’une sexualité souvent violente dont la réalité contribue au marché de la prostitution. Enfin, les pouvoirs publics devraient consacrer autant d’énergie à proposer des alternatives crédibles pour celles et ceux qui veulent sortir de la prostitution, qu’ils en déploient pour organiser cette dernière. Si à Anvers, à Liège ou ailleurs chacun(e) a le droit de se prostituer dans des conditions de sécurité et d’hygiène bien "encadrées", ne devrait-il/elle pas pouvoir être pareillement soutenu lorsque s’exprime le désir ou le besoin d’arrêter cette activité ?
(1) La traite des êtres humains est le fait de recruter, de transporter, de transférer, d’héberger, d’accueillir une personne, de passer ou de transférer le contrôle exercé sur elle, aux fins de : exploitation sexuelle ; exploitation de la mendicité ; de mettre au travail ou de permettre la mise au travail de cette personne dans des conditions contraires à la dignité humaine (exploitation économique) ; trafic d’organes ; ou de faire commettre à cette personne un crime ou un délit contre son gré.
Savoir Plus Isabelle DURANT, députée européenne et vice-présidente du Parlement européen (Ecolo) Nadine MEUNIER, magistrate spécialisée dans la traite des êtres humains Thierry MARCHANDISE, ancien procureur du Roi, magistrat et professeur de droit pénal Magdeleine WILLAME-BOONEN, sénatrice hr (CDH) Jacques BROTCHI, médecin et sénateur spécialisé dans la santé et la bioéthique (MR) Elisabeth DRORY, économiste Sophie JEKELER, fondatrice de la Fondation Samilia, 17 ans d’expérience sur le terrain de la prostitution www.samilia.org |
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Questions éthiques FPS
| Date | 23-05-2011 |
| Source | http://www.femmesprevoyantes.be/outils-publication/etudes/Questions-ethiques/Pages/default.aspx |
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Divers sujets d'actualité: prostitution, voile islamique, etc. |
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Blog ITUC
| Date | 23-05-2011 |
| Source | http://www.ituc-csi.org/best-practices.html?lang=fr |
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Dernières nouvelles de l'ITUC à propos du travail forcé. |
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Actes de la Conférence 22-10-2010
| Date | 05-05-2011 |
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Actes colloque 22-10 |
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Les Actes de la Conférence organisée à la Chambre le 22 octobre dernier sont disponibles! Cette conférence "Traite des êtres humains et exploitation économique" a été organisée dans le cadre et avec le soutien de la Présidence belge de l'Union européenne. Elle a été ouverte par le Ministre de la Justice et clôturée par la Ministre de l’Emploi et de l’Egalité des Chances. Au cours de la journée, se sont succédés des représentants de la magistrature, des centres d’accueil, des inspections sociales, des secteurs économiques concernés, de la police, de la FRB, du CECLR, ainsi que des experts belges et européens.
Pour le texte complet, veuillez voir la rubrique "Actualités" |
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Traite des êtres humains: le bourgmestre pourrait avoir bientôt des pouvoirs élargis
| Date | 03-05-2011 |
| Source | Belga |
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BRUXELLES 03/05 (BELGA) = La Commission de l'Intérieur du Sénat aadopté mardi, à l'unanimité, une proposition de loi de Vanessa Matz (cdH) visant à permettre aux bourgmestres de fermer, pour un maximum de six mois, un établissement lorsqu'il existe des indices sérieux d'activité de traite des êtres humains ou de trafic des êtres humains.
En vertu de la proposition, le bourgmestre pourra agir après concertation avec les autorités judiciaires et après audition du responsable de l'établissement.
"Actuellement, les compétences du bourgmestre, telles qu'octroyéesdans la loi communale, ne lui permette pas avec certitude de pouvoir fermer un établissement où s'exerce la traite des êtres humains", a précisé Mme Matz dans un communiqué.
La proposition doit encore venir à l'ordre du jour de la séance plénière avant d'être envoyée à la Chambre. |
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France: Bachelot part en guerre contre les clients des prostitués
| Date | 30-03-2011 |
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Bachelot part en guerre contre les clients des prostituées La ministre des Solidarités s'attaque à ceux qui «génèrent la demande» et annonce un nouveau plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Par HÉLÈNE BIELAK La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, le 2 novembre 2010 à l'Assemblée nationale à Paris. (© AFP Joel Saget) "Il n'existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie". Devant la mission d'information sur la prostitution, la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot s'est montrée ferme mardi midi à l'Assemblée contre ce qu'elle considère comme "une profonde atteinte à la dignité humaine". En outre, la ministre s'est déclarée "favorable à la pénalisation du client", comme elle l'annoncé dans le quotidien Le Parisien du mercredi 30 mars. "Il ne s'agit pas d'une transaction entre deux individus, a insisté Roselyne Bachelot. L'achat d'un acte sexuel correspond à la mise à disposition du corps des femmes pour les hommes, indépendamment du désir de celles-ci." La ministre veut s'attaquer à ceux qui "génèrent la demande"en suivant le modèle suédois, seul pays européen à sanctionner les clients. "L'exemple de la Suède est parlant : il y a une diminution de la prostitution et des réseaux de traite" des femmes, a-t-elle souligné. Nouveau plan contre les violences faites aux femmes Roselyne Bachelot a annoncé un nouveau plan de lutte contre les violences faites aux femmes, dont une partie serait consacrée à la prostitution, et qui devrait voir le jour "dans quelques jours". Le dispositif comprendrait, entre autres mesures, "une grande campagne de sensibilisation" pour "dissuader les hommes d'être clients", un "renforcement de la lutte contre le proxénétisme" et une amélioration de "la prise en charge des prostituées." Ce nouveau plan aurait aussi pour but d'alerter sur les nouvelles formes de prostitution, notamment dans le milieu étudiant, et sur ses nouveaux vecteurs, avec Internet. Aidants sexuels, maisons closes et législation Roselyne Bachelot a par ailleurs élargi le débat des prestations sexuelles rémunérées, en évoquant la question des "aidants sexuels" pour les personnes handicapées. "Je suis résolument opposée à la mise en place de "services" tarifés de ce type. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la promotion des droits des femmes ni, du reste, de la dignité des personnes handicapées." En France, la prostitution est autorisée, mais le racolage et le proxénétisme sont interdits. Quant à la réouverture des maisons closes, évoquée en mars 2010 par la députée Chantal Brunel (UMP), le sujet semble être tombé aux oubliettes. "C'est une forme de prostitution sous un visage légal, dénonce Guy Geoffroy, rapporteur (UMP) de la mission d'information sur la prostitution. Les maisons closes ne sont pas la réponse à la prostitution. Il faut lutter contre toute forme d'exploitation humaine." Un avis que partage Danielle Bousquet, présidente (PS) de la mission, pour qui, avec une telle décision, "on ouvrirait largement la porte à la traite des êtres humains". Les conclusions de la mission d'information seront rendues le 13 avril. |
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Concert de piano donné par Hélène Mercier-Arnault et Brigitte Engerer, au Conservatoire Royal de Bruxelles
| Date | 30-03-2011 |
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annonce concert Samilia |
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Samilia organise un concert de piano avec deux invitées d'exception, les pianistes Hélène Mercier-Arnault et Brigitte Engerer. L'annonce de l'évènement se trouve en pièce jointe dans la rubrique "Actualité" du site. |
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Le 8 mars, le destin des femmes? Celui de toujours être de série B
| Date | 08-03-2011 |
| Source | La Repubblica, traduit de l'italien, http://www.repubblica.it/solidarieta/volontariato/2011/03/07/news/8_marzo_il_destino_delle_donne_quello_di_essere_ancora_di_serie_b-13304157/index.html?ref=search |
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Cent années de luttes et de conquêtes obtenues par la fatigue. Pourtant, à un siècle de l'instauration de la journée internationale de la femme, les femmes sont encore des citoyennes vivant dans des conditions désavantagées dans beaucoup de pays et sociétés. Cela est souligné par le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon. Par EMANUELA STELLA ROMA – Cent ans de batailles tenaces et de victoires obtenues durement: toutefois, à un siècle de l’instauration de la journée internationale de la femme, dans plusieurs pays et sociétés les femmes sont encore des citoyennes de « série B ». Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, le souligne dans son message à l’occasion de 8 mars. "Malgré la réduction de l’écart entre les sexes en matière d’éducation, dans quelques pays de grosses différences subsistent, observe-t-il. A trop de filles on nie encore l'accès à l'instruction, ou elles sont contraintes à quitter l’école précocement, avec peu de compétences et d’opportunités. Femmes et filles continuent à subir des discriminations et des violences inacceptables, souvent de la part du partenaire et des membres de la famille". Le statut de vulnérabilité. Bref: à la maison comme à l’école, sur le lieu de travail ou dans le cadre de la communauté, être femme signifie être vulnérable. Et, dans plusieurs zones de guerre, la violence sexuelle est délibérément et systématiquement utilisée pour intimider non seulement les femmes seules, mais aussi des communautés entières. Si dans les pays industrialisés, on voit une croissance de la participation des femmes dans la politique, avec une augmentation du nombre des parlementaires élues, au niveau mondial, les pays ayant un chef d’état ou de gouvernement de sexe féminin représentent moins de 10%. Même là où la présence féminine est consistante, les femmes sont nettement sous-représentées dans les cadres de direction, et cela est valable aussi pour le secteur économique. L’école, une arme puissante. Egalité d’accès à l'instruction, à la formation et à la technologie est le mot d’ordre des Nations Unies pour ce 8 mars. L’école est une arme puissante pour briser le cercle de la pauvreté, combattre l'injustice et pour faire valoir les droits; mais les téléphones portables et Internet peuvent aider les femmes à améliorer la santé et le bien-être de la famille, fournir des opportunités de gain et les protéger de l‘exploitation et des abus. Un million de femmes au Caire. La manifestation prévue pour demain au Caire revêt une importance particulière: elle verra la participation d’un million de femmes accusant le gouvernement d’avoir occulté leur rôle dans la révolte ayant destitué Mubarak et de vouloir garder en vie un système politique "arriéré et patriarcal". "En Egypte, les femmes étaient en première ligne dans les manifestations de protestation contre la corruption et l'injustice sociale", soulignent les activistes égyptiennes qui ont participé au rendez-vous régional sur le problème de la traite des êtres humains et sur la protection des travailleuses migrantes en Moyen- Orient, organisé à Amman par l'Union des Femmes Jordaniennes. L'événement d’Amman. Il s’agit du premier d’une série d’événements prévus par le projet régional financé par la Commission européenne "Une réponse holistique au trafic, à la violence et à l’exploitation des travailleuses migrantes en Mashrek", qui verra la participation d’organisations jordaniennes, libanaises, égyptiennes, irakiennes et d’"Un ponte per" comme partenaire européen. ''Les normes contre la traite, les violences de genre et l’exploitation des travailleuses migrantes est extrêmement lacunaire et des actions de réseau au niveau méditerranéen sont nécessaires afin d’identifier les réponses adéquates au problème", explique Nadia Shamrouk, directrice de la JWU, ONG à la tête du projet contre la violence et l’exploitation des femmes dans le bassin méditerranéen, étudié pour contraster le phénomène de la violence et l’exploitation des travailleuses migrantes provenant d'Asie, en particulier de Sri Lanka, Philippines et d’ Indonésie. Au Liban seulement des domestiques. Selon Human Rights Watch en 2007, au seul Liban, au moins 95 travailleuses domestiques sont mortes. Dans ce pays, sur les 100.041 visas accordés en 2009 aux afro-asiatiques, 87.915 l’ont été à des femmes engagées comme travailleuses domestiques, soit un pourcentage de 88%. Dans la plupart des pays arabes les travailleuses domestiques ne possèdent aucun type de cadre juridique et le service domestique ne rentre pas dans les catégories de travail prévues par la loi. Privées de toute liberté, sujettes à la confiscation des documents d’identité et soumises aux abus et à l’exploitation allant jusqu’au mauvais traitement et à la violence sexuelle, la condition de ces travailleuses apparaît comme une nouvelle forme d’esclavage. Nicaragua, ça suffit les violences. Toujours à l’occasion du 8 mars, la section italienne d’Amnesty International relaie la campagne mondiale pour demander au gouvernement du Nicaragua de mettre fin à la violence sexuelle répandue dans le pays. Entre 1998 et 2008, 14.337 femmes et filles ont dénoncé le fait d’avoir subi des violences sexuelles. Dans presque la moitié des cas, il s’agissait de filles en-dessous de 17 ans. La plupart des violences et des abus surviennent dans le cadre familial. "Malgré l'évidente gravité du problème, le gouvernement du Nicaragua ne s’occupe pas encore de cette urgence cachée des droits de l’homme", dénonce Amnesty, qui dans son appel demande au gouvernement du président Daniel Ortega de prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes et garantir la justice et la compensation aux jeunes victimes des viols. Des abus dans toute l'Amérique Latine. L'organisation pour les droits de l’homme souligne qu’au Nicaragua, comme dans d’autres pays d’Amérique Latine, le viol et les abus sexuels sont rarement dénoncés, surtout s’il s’agit de jeunes filles ou s’ils arrivent dans les familles. De plus, en 2008, est entrée en vigueur une loi considérant l’avortement sous toutes ses formes et en toutes circonstances comme délit. Cela signifie que les jeunes filles enceintes suite à un viol restent sans possibilité de choix. Afin de promouvoir l'appel au gouvernement du Nicaragua, la Section Italienne d’Amnesty International a en outre réalisé un court-métrage intitulé "Arrêtons avec la violence sexuelle contre femmes et filles", où l’actrice Maria Scorza lit quelques témoignages des victimes qui ont trouvé le courage de dénoncer les actes de violence qu’elles ont subi. |
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Fondation Scelles. L'Actualité de la prostitution:Au cœur des réseaux criminels : l'exemple de l'Albanie
| Source | http://infos.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&view=article&id=333:dossier-du-mois-au-cur-des-reseaux-criminels-lexemple-de-lalbanie&catid=82:fondation-scelles-infos-nd3-janvier-2011 |
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Un article trés intéressant d'analyse du phénomène du trafic des etres humains à des fins sexuelles. Un regard critique d'un coté sur les développements des réseaux du trafic des etres humains à des fins sexuelles au cours des deux dernières décennies et de l'autre coté l'analyse de la législation albanaise en matière de lutte contre le trafic des etres humains. |
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Haïti. Les violences sexuelles contre les femmes augmentent
| Date | 27-01-2011 |
| Source | http://www.amnestyinternational.be/doc/article17057.html |
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Haïti. Doublement touchées. Des femmes s’élèvent contre les violences sexuelles dans les camps haïtiens |
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Les femmes, les jeunes filles et les fillettes qui vivent dans les camps de fortune en Haïti sont de plus en plus confrontées au risque d’être victimes de viols et de violences sexuelles, a écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle publie jeudi 6 janvier. Un an après le tremblement de terre qui a fait 230 000 morts et 300 000 blessés en Haïti, plus d’un million de personnes vivent toujours dans des conditions déplorables dans des villes de tentes, dans la capitale Port-au-Prince et dans le sud de l’île, où les femmes sont très exposées aux agressions sexuelles. Les responsables de ces violences sont principalement des hommes armés qui traînent dans les camps une fois la nuit tombée. Plus de 250 cas de viols dans plusieurs camps ont été signalés au cours des 150 premiers jours qui ont suivi le tremblement de terre de janvier, d’après des données qu’Amnesty International cite dans son rapport intitulé Haïti. Doublement touchées. Des femmes s’élèvent contre les violences sexuelles dans les camps haïtiens. Depuis un an, presque tous les deux jours, des victimes de viol se présentent au bureau d’un groupe local de soutien aux femmes pour chercher de l’aide. |
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Décision de la Chambre du Conseil de Bruxelles dans l"Affaire Conrad"
| Date | 25-01-2011 |
| Source | http://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/sept-princesses-devant-la-justice-bruxelloise-298414 |
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La Chambre du Conseil s'est pronconcée aujourd'hui en niant le renvoi devant le Tribunal correctionnel du dossier ayant comme protagonistes l'épouse et les sept filles du Cheikh des Emirats Arabes impliquées dans l'"Affaire Conrad" et pursuivies pour traite des etres humains. La décision a été justifiée par le manque d'éléments concernant l'implication de la direction de l'hotel Conrad dans l'affaire. L'affaire a donc éte remise, mais la décision de la Chambre peut faire l'objet d'un appel soit de la part de la défense, soit de le la part du ministère public ou des parties civiles. |
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Communiqué de presse- le Parlement Européen a voté la nouvelle Directive sur la traite et le trafic des etres humains
| Date | 14-12-2010 |
| Source | http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0471+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR |
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Communiqué de presse de la Fondation Samilia au sujet de la nouvelle Directive européenne sur la traite et le trafic des etres humains |
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Le 14 décembre le Parlement Européen a voté le texte de la nouvelle Directive proposée par la Commission au sujet de la traite et du trafic des etres humains. En pièce ci-jointe le communiqué de presse de la Fondation Samilia à propos de ce texte. |
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La troisième Conférence organisée conjointement par la Suède et les Pays-Bas Conference on Gender Equality: Trafficking in Human Beings and Prostitution
| Date | 06-12-2010 |
| Source | http://www.swedenabroad.com/Page____109517.aspx |
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Lundi 6 décembre, l’Ambassade de la Suède a organisé, en collaboration avec les autorités hollandaises, la troisième conférence sur le trafic des êtres humains et la prostitution à laquelle la Fondation Samilia a été invitée à participer. Les deux parties impliquées, à savoir les Pays Bas et la Suède, ont fait le bilan de leurs politiques respectives de lutte contre la traite et le trafic des personnes, en étalant des exemples de succès de cette lutte et en présentant chacune, sa propre vision et sa propre approche à la matière.
Les deux modèles différent tout d’abord du fait qu’en Suède, à la différence des Pays-Bas, la prostitution n’est pas considérée illégale. Partant de ce présupposé, dans l’idée de combattre le phénomène de la traite et du trafic des personnes, la Suède a mis en place une approche se basant sur la punition des usagers du sexe, c’est-à-dire l’implication et la responsabilité des clients qui bénéficient des services sexuels dans le phénomène. En faisant le bilan des 11 ans de la mise en place de cette législation, une enquête d’évaluation a mis en lumière une diminution de 6 % du nombre d’usagers (passé de 13,7% à 7.8% dans la période prise en considération). La même enquête recommande aussi l’augmentation de la sanction prévue, de 6 mois à 1 an de prison. Ensuite, Mme Birgitta Ohlsson, Ministre suédoise des Affaires Européennes a souligné la gravité du problème du trafic des êtres humains (inclus le trafic d’enfants et le travail forcé), en mettant l’accent sur la question du trafic des personnes à des fins sexuelles comme représentant un obstacle à l’égalité des sexes et, en proposant un renforcement législatif et la nécessité de mettre en place des opérations conjointes afin de combattre le phénomène. En outre, on a rappelé les principaux pays d’origine du trafic : l’Estonie, la Russie et la Roumanie. D’autres pays comme l’Islande, convaincus du fait qu’une réduction de la demande va favoriser une réduction du phénomène de la traite et du trafic des personnes, sont en train de suivre l’exemple de la Suède et ils vont adopter une législation similaire, basée sur l’incrimination des clients du sexe.
De l’autre coté la législation des Pays Bas, qui incrimine le trafic dans ses différentes formes (prostitution, travail forcé et trafic d’organes), ont une autre approche pour lutter contre le trafic des êtres humains. Pour eux, les mots clés sont d’un coté la coopération internationale et de l’autre coté la libéralisation de la prostitution. En faisant un bilan des victimes de la traite individuées par les autorités sur le territoire hollandais dans la période 2008-2009, il s’agit de 240 personnes, en provenance principalement des pays-Bas, suivie par le Nigeria et la Roumanie, même si la réalité dépasse largement ce chiffre. En conclusion, pour citer Warner ten Kate, procureur national public contre le trafic des êtres humains en Hollande, l’approche hollandaise à la traire peut être résumée par 2 composantes : « building strenght by working together « et « raising awareness ». |
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Séminaire OIT: Commémoration des 20 ans de l'adoption de la Convention des Nations Unies sur les droits de travailleurs migrants
| Date | 08-12-2010 |
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Agenda Séminaire sur la Convention pour les droits des travailleurs migrants |
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Le Bureau du Haut Comité pour les Droits de l’Homme a organisé, au Parlement Européen, un séminaire à fin de commémorer les 20 ans de l’adoption de la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs migrants. Les intervenants, provenant soit des Agences des Nations Unies, soit des institutions de l’UE (de la Commission mais aussi des Députés du Parlement Européen) se sont penchés sur la question des travailleurs migrants telle qu’elle est aujourd’hui en Europe, mais aussi sur le faible impact de cette Convention au niveau de l’UE, considérant que jusqu’à présent, aucun état de l’UE n’a ratifié cet outil (en revanche 4 états hors UE l’ont ratifiée : l’Albanie, la Serbie, l’Azerbaïdjan et la Macédoine) pourtant indispensable pour la protection des travailleurs, qu’ils soient légaux ou non. Cet instrument ne prévoit pas de nouveaux droits, et se limite à rassembler les instruments juridiques existants déjà en la matière, dans d’autres conventions des Nations Unies. En offrant plus de droits aux travailleurs réguliers, elle a pour but d’encourager la migration légale, simultanément on assiste dans l’UE à une tendance inverse, à savoir un changement de la situation de l’immigration ( on compte 31.8 millions d’immigrés sur le territoire), à un développement de l’immigration illégale, du phénomène du trafic des êtres humains, et de l’augmentation de certaines catégories de migrants (les saisonniers, les mineurs non accompagnés, personnes travaillant dans le secteur domestique), qui sont en même temps ceux qui bénéficient de moins de droits, et qui auraient besoin de protections spéciales. En ne ratifiant pas cette Convention, l’UE oublie que 9% de sa population vit à l’étranger. Considérant que pour les Etats cette convention représente en même temps un outil de gouvernance, un outil pédagogique et un moyen de coopération, les seules justifications au manque de ratification de la convention sont d’ordre politique. Les intervenants au séminaire se sont concentrés aussi sur la politique d’immigration actuelle, étant d’accord sur la nécessité, au niveau de l’UE, d’abandonner le coté répressif qui caractérise cette politique, aussi comme le regard incriminant et stigmatisant envers les immigrés, d’éviter d’associer, comme on peut voir dans la plus part des textes officiels de l’UE, les concepts de migration illégale, terrorisme, trafic et traite des êtres humains. En évitant d’opérer une catégorisation idéologique de l’immigration, divisée en « immigration choisie« et « immigration subie », en essayant de changer la perception et l’image de l’immigration, en la présentant plus positive, l’UE aura déjà fait les premiers pas vers la construction d’une acceptation de cette Convention. |
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Traite des etres humains : l'adhésion de l'UE à la Convention du Conseil de l'Europe garantirait son application uniforme en Europe
| Date | 03-12-2010 |
| Source | http://assembly.coe.int/ASP/NewsManager/FMB_NewsManagerView.asp?ID=6146&L=1 |
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La Commission sur l'égalité des chances de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a organisé à Paris une conférence des "Parlements unis contre la traite des etres humains" pour aborder la question de l'adhésion de l'UE à la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. |
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Les naufragés de Téteghem: enquête de Paris Match
| Date | 03-12-2010 |
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Version pdf de l'article paru dans Paris Match |
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Ils étaient près de deux cents migrants clandestins sur le campementimprovisé de Téteghem, une commune de la banlieuedunkerquoise située entre Calais et les ports belges d’Ostendeet de Zeebrugge. Craignant un afflux toujours plus massif decandidats à l’exil vers l’Angleterre, le maire de la localité vientde faire évacuer l’endroit manu militari. Les Vietnamiens, Irakiens,Iraniens, Afghans, Somaliens et autres Palestiniens,parmi lesquels des femmes et quelques enfants en bas âge,se sont pour la plupart dispersés dans la nature où ils n’ontd’autre choix que de s’en remettre à leurs passeurs. Depuisdeux ans, le lac de Téteghem et les bois alentour constituentune nouvelle étape sur les routes encombrées du trafic internationald’êtres humains. La Belgique toute proche figureégalement sur les itinéraires des migrants et des trafiquants. |
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INVESTIR AUJOURD'HUI POUR LES MIGRATIONS DE DEMAIN, PRONE LE RAPPORT DE L'OIM
| Date | 30-11-2010 |
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COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'OIMINVESTIR AUJOURD'HUI POUR LES MIGRATIONS DE DEMAIN, PRONE LE RAPPORT DEL'OIM ETAT DE LA MIGRATION DANS LE MONDE 2010 SOUS EMBARGO JUSQU'AU 29 Novembre 2010 -00h01 GMT GENEVE, le 29 novembre - Pour éviter que le monde ne soit pris au dépourvu par l'augmentation persistante des flux migratoires, il faut que les Etats,les organisations internationales et la société civile unissent leurs efforts pour investir dans des moyens qui leur permettent de faire face à cephénomène. Tel est le message du rapport Etat de la migration dans le monde 2010 que lance aujourd'hui l'Organisation internationale pour les migrations(OIM). Intitulé "L'avenir des migrations : Renforcer les capacités face aux changements", ce rapport soutient que dans un monde où l'évolution démographique, les besoins économiques et les effets des changements environnementaux sont à l'origine de l'accroissement inexorable du nombre de migrants internationaux, les pouvoirs publics et les acteurs non étatiquesn'ont pas d'autre choix que de mobiliser des ressources humaines etfinancières suffisantes, afin que les Etats, la société et les migrants puissent tirer pleinement profit du potentiel qu'offriront les migrations futures. Comme le relève le rapport 2010, bien que des centaines de millions de dollars soient dépensés chaque année pour renforcer la capacité des Etats à gérer les flux migratoires avec efficacité, les mesures prises pour répondre aux défis et chances actuels ou naissants de la migration sont souvent de courte durée, ponctuelles et fragmentées. Les incidences de cette situationsur la mobilité humaine ainsi que sur le développement économique et social sont profondes et n'épargnent aucun pays. "En négligeant de mettre en place des politiques et des ressources appropriées pour gérer les migrations, on risque de manquer une occasion historique de tirer parti de ce phénomène mondial", déclare le Directeur général de l'OIM, William Lacy Swing. "Etant donné que le rythme de la migration ne ralentit pas, les perspectives dont disposent les Etats pour transformer ses inconvénients en atouts s'amenuisent rapidement". Si le nombre de migrants internationaux, estimé à 241 millions en 2010, continue de croître au même rythme qu'au cours des 20 dernières années, il pourrait se situer à 405 millions en 2050. Cette hausse spectaculaire sera provoquée, entre autres, par l'augmentation considérable de main-d'oeuvre dans les pays en développement qui, de 2,4 milliards de personnes en 2005, devrait passer à 3,6 milliards en 2040, ce qui ne fera que creuser le décalage entre l'offre et la demande de travail à l'échelle mondiale. Cependant, les incidences des modifications de l'environnement influeront, elles aussi, sur l'évolutionfuture du phénomène migratoire.D'ores et déjà, on constate l'apparition de nouveaux schémas de migration. Les économies émergentes d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, par exemple, attirent de plus en plus de migrants en quête de travail, ce qui non seulement témoigne d'un accroissement des mouvements de personnes Sud-Sud, mais met aussi en relief la nécessité, pour ces pays, d'investir dans des programmes et des politiques de gestion des migrations. Le nombre de migrants irréguliers continuera d'augmenter, étant donné que l'offre de travail dans les pays d'origine des migrants est supérieure à la demande dans les pays d'accueil, et que les voies de migration légale restent l'exception plutôt que la règle.Le rapport attire l'attention sur l'émergence de schémas de migration irrégulière qui mettent en jeu un nombre croissant de mineurs non accompagnés, de demandeurs d'asile, de victimes de la traite, ou de personnes cherchant à fuir les effets des modifications de l'environnement ou du changement climatique et qui, à l'heure actuelle, ne bénéficient guère de protection internationale. Ces groupes resteront un casse-tête pour les Etats et les sociétés, qui ont actuellement du mal à les traiter d'une manière respectueuse de leur dignité humaine."En l'absence d'un sérieux investissement dans les questions migratoires, il est clair que des questions fondamentales telles que les droits humains des migrants ou leur intégration dans la société d'accueil prendront des proportions de plus en plus dramatiques", ajoute William Lacy Swing. "Eninvestissant dans l'avenir des migrations et en planifiant les flux migratoires futurs, on améliorera l'image des migrants dans l'opinion, qui a été particulièrement mise à mal par la récession économique actuelle, et on contribuera à alléger la pression politique exercée sur les gouvernementspour qu'ils livrent des réponses à court terme à la migration". En ce qui concerne les incidences de la crise économique, le rapport constate que le nombre total de migrants est resté stable car, tout en subissant de plein fouet le chômage, ceux-ci sont relativement peu nombreuxà être rentrés au pays. De ce fait, les fonds rapatriés vers les pays en développement ont reculé de 6 % en 2009 même si, dans certains pays comme le Bangladesh, le Pakistan et les Philippines, les rapatriements de fonds ont augmenté entre 2008 et 2009. Selon le rapport, les domaines qui subiront les mutations les plus profondes dans les années à venir sont la mobilité de la main-d'oeuvre, la migration irrégulière, la thématique migration et développement, l'intégration, les modifications de l'environnement et la gouvernance des migrations. Chacun des chapitres thématiques du rapport énumère dix domaines clés dan slesquels il y a lieu de renforcer les investissements et la planificationdes politiques. En ce qui concerne la migration environnementale, par exemple, il est nécessaire, avant tout, de consolider la législation et les politiques nationales relatives aux déplacements internes car la plupart de smouvements induits par les changements environnementaux ont tendance à être effectués à l'intérieur des frontières nationales. Le rapport recommande, par ailleurs, d'améliorer les données sur la migration irrégulière et les marchés du travail, de lutter contre le trafic illicite de migrants et la traite des êtres humains, et de renforcer la capacité des pays de transit à porter assistance aux migrants irréguliers. Le rapport Etat de la migration dans le monde 2010 plaide en faveur d'une analyse rigoureuse des capacités essentielles des pays en matière de gestion des migrations, afin de pouvoir évaluer leur efficacité et de dégager les lacunes et les priorités pour l'avenir."Sur la question de la migration, il n'est pas nécessaire de réinventer la roue ou, pour réaliser les investissements financiers nécessaires, de casser une banque. Des solutions efficaces et respectueuses de la dignité humaines ont à portée de main. Il suffit de nouer des partenariats et de veiller à une meilleure répartition des ressources dans une perspective à long terme,et d'élaborer des politiques de longue haleine mûrement réfléchies, fondées sur des faits et non pas sur un opportunisme politique de courte vue" conclut W. L. Swing. Le texte intégral du rapport et le dossier de presse peuvent être consultésaux adresses suivantes : www.iom.intFor additional information / Pour plus d'information / Para más información:Jean-Philippe Chauzy Tel: 41 22 717 9361 - Mobile: 41 79 285 4366pchauzy@iom.intJemini Pandya Tel 41 22 717 9486-Mobile: 41 79 217 3374, jpandya@iom.intJared Bloch Tel: 41 22 717 9405 - Mobile: 41 79 812 77 34, Email:jbloch@iom.int |
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Douze personnalités québécoises s'engagent auprès d'Au-delà des frontières dans la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants
| Date | 30-11-2010 |
| Source | http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/November2010/29/c8622.html |
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Au-delà des frontières annonce aujourd'hui la création de sa division québécoise et présente sa première campagne de sensibilisation grand public, Homme à Homme MONTRÉAL, le 29 nov. /CNW Telbec/ - Au-delà des frontières, division québécoise de l'organisme canadien Beyond Borders, qui lutte contre l'exploitation et le trafic sexuel des enfants, annonce aujourd'hui le lancement de sa division québécoise et de sa première campagne de sensibilisation au Québec : Homme à Homme. Douze personnalités québécoises masculines ont accepté de prêter leurs mots et leur visage à cette campagne afin d'appuyer la cause : Jean-Luc Brassard, André Chagnon, Yvon Deschamps, Louis Garneau, Charles Lafortune, Guillaume Latendresse, le commandant Robert Piché, Gildor Roy, André Robitaille, Éric Salvail, Bruny Surin et Jacques Villeneuve. Homme à Homme : conscientiser, sensibiliser et dénoncer 90 % des agresseurs sexuels d'enfants sont des hommes. C'est pourquoi douze personnalités québécoises s'adressent à leurs semblables afin de conscientiser et encourager la dénonciation dans une campagne web que l'on peut voir dès aujourd'hui sur le site www.taparolecompte.ca Danielle Ouimet, marraine d'Au-delà des frontières, a elle-même approché les personnalités québécoises impliquées dans cette campagne. « J'ai voulu m'impliquer parce qu'un petit geste peut parfois devenir très grand. Redonner l'enfance à ceux qui n'en ont pas, n'est-ce pas là un devoir? », souligne la comédienne.« Nous espérons que cette campagne incitera les hommes à prendre la parole et qu'elle changera l'état d'esprit des délinquants », déclare Rosalind Prober, cofondatrice d'Au-delà des frontières. « Plus les hommes prendront la parole, plus il sera facile pour les victimes de dénoncer et de trouver de l'aide. » Au-delà des frontières : protéger les enfants des agresseurs sexuels Rosalind Prober a fondé Beyond Borders - Au-delà des frontières en 1996 avec Mark Hecht, avocat, dans l'espoir de ne plus voir aucun enfant devenir victime de crimes sexuels. Quatorze ans plus tard, cet organisme, qui fonctionne essentiellement sur la base du bénévolat et du télétravail, a plus que jamais sa raison d'être. S'il est très difficile d'avoir des chiffres précis sur l'ampleur du tourisme sexuel dans le monde, on estime que 1,8 million d'enfants en seraient les victimes. Le phénomène est international, et le Canada est touché, au sein même de ses frontières. Ainsi, Au-delà des frontières, bureau canadien d'ECPAT International (Éradiquer la Prostitution Enfantine et le Traffic d'Enfants à des fins sexuelles), un réseau mondial de 80 groupes répartis dans 75 pays, lutte tous les jours contre toutes les formes d'agressions sexuelles sur les enfants. En vue de renforcer la législation canadienne, plusieurs avocats bénévoles s'engagent à faire bouger les choses. Le plus récent exemple se passait la semaine du 22 novembre dernier où Au-delà des frontières exhortait la cour suprême de Colombie-Britannique à renforcer la législation concernant le mariage d'enfants avec des hommes mariés et polygames au nom de la liberté de religion. Autre beau succès des nombreuses initiatives prises par l'organisme : Au-delà des frontières a cofondé l'organisme http://www.cyberaide.ca/app/fr/ qui donne de nombreux conseils aux victimes de pédopornographie et de cyberprédateurs sexuels, ainsi qu'aux personnes souhaitant dénoncer un crime. La mise sur pied d'une division québécoise s'imposait naturellement. Elle permettra de sensibiliser encore plus de personnes à toutes les formes d'agressions sexuelles sur les enfants et d'avoir des porte-parole qui connaissent la culture et les enjeux provinciaux. Pour plus d'information sur Au-delà des frontières : http://www.audeladesfrontieres.caSuivez Au-delà des frontières sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Au-dela-des-frontieres-Inc/231271310404?v=wall |
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« Maison close » : De la fiction à la réalité
| Date | 23-11-2010 |
| Source | Fondation Scelles |
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La série télévisée « Maison close », diffusée par Canal+, vient de s'achever. Mais le débat sur la réouverture des maisons closes en France continue. Tout a commencé début septembre. Pendant des semaines, des affiches étalées sur les murs de nos villes ont annoncé la nouvelle production de Canal +, Maison close, l'histoire d'un luxueux bordel parisien en 1871, « Le Paradis ». Pendant des semaines, ce grand battage publicitaire nous a asséné son slogan : « Maison close, les hommes rêvent d'y entrer et les femmes se battent pour en sortir », tout en nous donnant à voir des corps féminins largement dénudés... C'était un bon avant-goût de la série télévisée qui joue sur la même ambivalence. D'un côté, on multiplie les petites phrases et les clichés, pour faire croire à un débat. : « J'aime rarement ça, vous savez », explique une personne prostituée / « C'est mieux que le travail en usine », dit une autre / « Aucune femme ne rêve de ce métier, mais c'est un vrai métier, plaide un commissaire de police. Il y a moyen de le faire bien en se respectant soi-même ». Voilà pour le discours. Mais que voit-on ? Des femmes offertes, des orgies sexuelles, des viols..., autant dire des scènes complaisamment pornographiques. Le tout dans une ambiance esthétisante et rock'n roll, qui enveloppe la violence et le sexe d'une beauté envoûtante. Bref, la série Maison close, loin de dénoncer ou, tout au moins, d'inviter à la réflexion, conforte et alimente la fascination fantasmatique qu'exercent les maisons closes sur l'imaginaire (masculin essentiellement). De la série télévisée au débat politique... Cela aura pourtant suffi à relancer le débat autour de la réouverture des maisons closes. La députée Chantal Brunel, qui avait déjà fait la une des médias en mars dernier, est revenue sur le devant de la scène : « (La prostitution) est une forme de violence faite aux femmes : on ne peut qu'être d'accord. Ce que je prétends, c'est qu'il est inutile de se voiler la face : la prostitution continuera encore d'exister. Tant que les mentalités ne changeront pas, il est impératif que ces filles soient au moins protégées » (Rue89, du 25 octobre). Et, comme pour corroborer ses propos, un sondage, publié par le Parisien, rappelle que 59% des Français (en majorité des hommes....) sont favorables à la réouverture des maisons closes.... Croit-on vraiment lutter contre ce phénomène en l'enfermant entre quatre murs ? Pense-t-on pouvoir faire évoluer les mentalités, en institutionnalisant le proxénétisme et en banalisant la violence qu'est la prostitution ? On porte en modèle des pays voisins comme l'Allemagne ou les Pays-Bas qui ont réglementé la prostitution et ouvert des lieux dévolus à la prostitution. Mais que sait-on de la réalité qui y est vécue ? Allemagne, pays modèle ? L'Allemagne a adopté un régime réglementariste en 2002. L'objectif était d'améliorer la situation juridique et sociale des personnes prostituées, supprimer les risques sanitaires, limiter la violence, faire reculer la criminalité. Huit ans plus tard, on mesure pleinement les résultats de cette politique. La violence est omniprésente. Il suffit d'éplucher les faits divers de la presse allemande pour s'en rendre compte : agressions, assassinats... Affirmer que les maisons closes peuvent protéger de la violence de la prostitution, c'est faire croire que cette violence est liée à des conditions d'exercice et non au « travail » en lui-même. Face à un client violent et mal intentionné, la personne prostituée, quelle que soit sa situation, est sans recours. L'existence de bordels légaux ne diminue pas l'afflux des jeunes filles des pays de l'Est ou d'Afrique et le développement des trafics criminels. En Allemagne, les ¾ des personnes prostituées sont d'origine étrangère. Les lieux illicites prolifèrent à côté des établissements légaux. Un policier de Francfort constate : si 140 personnes se prostituent dans le plus grand bordel du quartier rouge de la ville, ce sont plus de 500 personnes qui se prostituent dans les rues du quartier de la gare (Deustche Welle). Par ailleurs, la la loi visait à faire bénéficier les personnes prostituées des droits sociaux des travailleurs indépendants. Mais elles sont nombreuses à refuser de travailler dans ce système. Un premier bilan de la loi en 2005 avait fait apparaître que sur les 300 personnes prostituées interrogées, elles étaient 13 à être officiellement enregistrées et seules 3 avaient un contrat de travail. Enfin, comment peut-on ériger en modèle un pays qui traite le corps des femmes comme une marchandise que l'on étale ou que l'on brade à volonté ? Souvenons-nous des « flat rate bordels » (pour une somme forfaitaire, le client peut consommer nourriture, boissons et sexe à volonté) et des différentes offres « promotionnelles » proposées pour répondre à la crise. Un faux débat ? Finalement, tout ceci n'est qu'un faux débat, visant à satisfaire les demandes de riverains excédés. Aujourd'hui, l'urgence n'est pas d'ouvrir des lieux dédiés à la prostitution. Pendant qu'on débat sur ces questions, les trafics ne cessent de se développer et l'ouverture de maisons closes n'y fait pas obstacle. « Les arguments sécuritaires et hygiénistes des défenseurs d'une réouverture des maisons closes sont au mieux une mystification, déclare Yves Charpenel, avocat général à la Cour de Cassation, président de la Fondation Scelles. Il s'agit d'un faux débat qui masque le lobbying du marché du sexe. Ce qui m'intéresse, c'est de lutter contre l'exploitation sexuelle qui abuse de la vulnérabilité des personnes ». Catherine Goldmann |
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Moins d'un Français sur trois dénoncerait un cas de tourisme sexuel
| Date | 22-11-2010 |
| Source | http://www.lechotouristique.com/moins-d-un-francais-sur-trois-denoncerait-un-cas-de-tourisme-sexuel,43010 |
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Les Français condamnent l’exploitation sexuelle des enfants en France, mais beaucoup moins dans les pays pauvres.Ecpat a publié les résultats d’une enquête Ipsos, réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 933 personnes. Résultat : pour près d’une personne sur deux (43%), les personnes mineures de plus de 15 ans qui se prostituent dans les pays pauvres le font souvent ou parfois « par choix personnel ». Et d’après 44% des répondants, sans le tourisme sexuel, de nombreux enfants d’Afrique ou d’Asie n’auraient pas les moyens de subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille. Enfin, moins d’un Français sur trois dénoncerait (à la police ou à une association) un cas de tourisme sexuel impliquant un proche. La majorité préfèrerait discuter avec la personne concernée (53%) de cet acte passible de peines d’emprisonnement.Paradoxe ou non, plus de 96% des Français juge inacceptable qu’un majeur ait des relations sexuelles avec une prostituée mineure. |
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Pas de charge contre le Conrad dans l’affaire des princesses arabes
| Date | 06-11-2010 |
| Source | http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-11-06/pas-de-charge-contre-le-conrad-dans-l-affaire-des-princesses-arabes-802125.php |
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L’auditeur du travail demande le renvoi devant le tribunal correctionnel de 9 personnes, dont 8 princesses des Emirats arabes unis, pour séquestration, traitements inhumains et dégradants ainsi que traite des êtres humains.Par contre, aucune charge n'est retenue contre l'hotel Conrad, comme visé au départ. |
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Mettre fin à l'esclavage moderne
| Date | 14-06-2010 |
| Source | http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/015-75599-158-06-24-902-20100607STO75588-2010-07-06-2010/default_fr.htm |
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Exploitation sexuelle, travail forcé, commerce illégal d'organes, adoptions illégales, mendicité forcée… De nos jours encore, de nombreuses personnes sont victimes de ces trafics en Europe. Les femmes et les jeunes filles représenteraient 79 % des victimes. Jeudi dernier, les députés ont débattu de l'intensification de la lutte contre ces formes modernes d'esclavage. Le trafic d'êtres humains est la troisième source de profits illicites dans le monde, après le trafic de drogue et d'armes. Pourtant, il n'est pas suffisamment puni et les trafiquants ne courent que des risques limités. Le cadre légal européen pour lutter contre ces crimes n'est pas suffisamment efficace. En mars dernier, la Commission européenne a ainsi proposé une nouvelle directive visant à durcir la lutte et mieux protéger les victimes. Le Parlement a déjà adopté une résolution en ce sens en février 2010. Il proposait notamment d'inclure la mendicité forcée dans le cadre de la directive - un domaine dans lequel les enfants sont particulièrement touchés. Poursuivre les clients de prostituées Lors du séminaire à Bruxelles jeudi 10 juin, la question de l'exploitation sexuelle a été particulièrement débattue. Martina Garciá Aranda, au nom de la présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne, a proposé que les clients puissent être poursuivis s'ils sont au courant que la prostituée dont ils demandent les services est victime d'un trafic (réseau de souteneurs par exemple). S'en est suivi un débat animé : serait-ce une mesure efficace ou non ? Elle est par exemple en vigueur en Suède. Pour Mats Paulsson, de la police suédoise, cela a permis de faire baisser la demande. Une idée à généraliser au niveau européen ? La conclusion de la réunion est venue de la Slovaque Edit Bauer (Parti populaire européen) : « Nous avons une véritable responsabilité. (…) Il est important de développer une approche européenne ». Anna Hedh (Socialistes et démocrates, commission des droits des femmes) et Edit Bauer (commission des libertés civiles) préparent la position du Parlement européen, qui sera ensuite votée en commission puis en séance plénière. |
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Les enfants du trottoir: une grande enquête de Paris Match
| Date | 27-05-2010 |
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Chaque année, il en arrive 2000 en Belgique. Ils ont déserté la pauvreté des montagnes du Rif marocain, fui une terre de conflits ou quitté un ghetto rom d’Europe de l’Est. Ils sont Marocains, Afghans ou Roumains. Ils voyagent seuls. Ils ont moins de 18 ans et certains sont encore des enfants. Dans le jargon administratif, on les appelle des MENA, pour mineurs étrangers non accompagnés. Leur jeune âge et leur solitude les rend terriblement vulnérables. Des adultes en profitent pour les faire basculer dans toutes les formes de criminalité : prostitution, trafic de drogues, mendicité organisée, criminalité itinérante… Des structures d’asile et d’encadrement sont là pour les accueillir. Des lois les protègent. Mais les failles du système en laissent échapper beaucoup. On les retrouve dans la rue, victimes de l’indifférence et des réseaux qui les exploitent. Nos reporters sont partis sur leurs traces. Ils rapportent un reportage exceptionnel en deux volets, di!usé dans cette édition et dans celle du 3 juin. |
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Biennale 2010 - Concert de l'Orchestra di Piazza Vittorio, 21 mai, Florence
| Date | 10-05-2010 |
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Le Comité économique et social européen et la Région Toscane ont le plaisir de vous inviter au concert de L’Orchestra di Piazza Vittorio L'Orchestra di Piazza Vittorio est un exemple unique de diversité culturelle et d'inclusion sociale. Des musiciens de nationalités et cultures différentes créent ensemble une musique issue de cette différence. Le résultat est un évènement culturel qui apporte un témoignage vivant du potentiel de l'intégration et du dialogue interculturel. Dans ce sens, cette soirée est intimement liée à la Biennale 2010 et à la politique du CESE pour l'inclusion sociale, les droits et la solidarité. INSCRIPTION REQUISE AVANT LE 15 MAI 2010 |
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Merci Maria-Paola
| Date | 20-04-2010 |
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Une bien triste nouvelle nous est parvenue d’Italie ce lundi 19 avril. Maria-Paola Colombo-Svevo est décédée dans l’après-midi, chez elle à Monza, entourée de sa famille. Elle a mené son dernier combat contre la maladie avec courage et dignité, à l’image de celui qu’elle engagea contre la traite des êtres humains.En 1994, Vice-présidente de la commission des libertés publiques et des affaires intérieures du Parlement Européen, elle initia une série d’auditions pour comprendre les mécanismes de la traite des êtres humains, avec une attention toute particulière pour les victimes de cette forme contemporaine d’esclavage. En janvier 1996, ses travaux servirent de base à la première résolution du Parlement Européen sur la traite des êtres humains. Nous sommes très nombreux à lui reconnaître d’avoir mis ces questions à l’agenda européen et à nous souvenir de son intelligence et de son élégance –tant morale que naturelle. Retournée en Italie, Maria-Paola y poursuivit sans relâche son action pour les Droits Humains et nous avait fait l’honneur d’être fondatrice de la Fondation Samilia. Nous perdons une amie, et l’émotion nous réunit tous en souvenir de la grande dame européenne qu’elle était. |
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Spectacle "TRAFFIK FEMME" montreal (Canada)
| Date | 18-04-2010 |
| Source | http://www.letrunkcollectif.com/fr/traffik.php |
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Après le triomphe de son précédent spectacle à travers le Canada, le Trunk Collectif présente sa nouvelle création, Traffik Femme. TRAFFIK FEMME relate l’histoire d’une femme qu’on a vendue puis forcée à se prostituer. Bien que ce personnage ait survécu à de terribles abus, il n’y a pas une once de victimisation en elle ; elle est dure mais sa vision de la vie est étonnamment désinvolte et elle possède un sens de l’humour désarmant. Ce monologue est cru, brut et dur, et le personnage principal est naïf mais aussi dégourdi, anarchique, drôle et plein d’esprit. Dans cette pièce l’histoire est racontée par le biais de théâtre d’ombres, de musique, de théâtre, d’humour noir et de danse. Emma Haché, lauréate du prix littéraire du Gouverneur général, a été mandatée par Le Trunk Collectif pour écrire cette pièce. La première est prévue le 14 avril 2010 au théâtre MAI (Montréal, arts interculturels) avec une série de 5 représentations en français et 5 en anglais.
ÉQUIPE DE CRÉATION |
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Protéger les plus faibles
| Date | 17-04-2010 |
| Source | http://ec.europa.eu/news/justice/100329_fr.htm |
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La Commission durcit la lutte contre la traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle des enfants. VIDEO: http://ec.europa.eu/news/justice/100329_fr.htm La Commission appelle à renforcer la législation contre la traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle des enfants, estimant que l'Europe est en train de perdre la bataille contre ces délits. Il existe peu de statistiques fiables sur le nombre de personnes victimes de traite des êtres humains, vers l'Union européenne ou sur son territoire, mais elles sont probablement plusieurs centaines de milliers, exploitées pour la plupart à des fins de prostitution ou de travail forcé. Pourtant, en 2006, année sur laquelle portent les chiffres les plus récents, seules 1 500 affaires de traite d'êtres humains ont été portées devant les tribunaux dans toute l'UE, et seules 3 000 victimes ont bénéficié d'une assistance. La traite des êtres humains est une activité extrêmement lucrative. La plupart des passeurs sont des criminels professionnels bien organisés. Ils sont généralement établis en dehors de l'Union européenne, mais aujourd'hui, des réseaux s'étendent également sur le territoire des États membres, surtout depuis l'élargissement de l'Union vers l'Est. La législation en vigueur devra être mise à jour, afin d'encourager les États membres de l'UE à poursuivre leurs ressortissants qui commettent des infractions dans d'autres pays et à recourir à des méthodes plus musclées, comme les écoutes téléphoniques, pour enquêter sur la criminalité organisée. Les mesures prévues prônent également une plus grande cohérence dans l'application de la législation européenne d'un pays à l'autre et un renforcement de la protection des victimes et de l'aide à leur apporter. Des organismes nationaux indépendants devraient être mis en place pour contrôler la mise en œuvre. En ce qui concerne l'exploitation sexuelle des enfants, la Commission veut à la fois des sanctions plus sévères et des traitements médicaux plus efficaces pour les auteurs de tels actes. Les nouvelles mesures interdiront également aux coupables d'exercer des activités impliquant des contacts avec les enfants. Environ 20 % des délinquants sexuels récidivent après avoir été condamnés. Des dispositifs devraient être mis au point afin de bloquer l'accès aux sites web à caractère pédopornographique. Il ressort de différentes études qu'entre 10 % et 20 % des enfants en Europe seront victimes d'abus sexuel durant leur enfance, sous une forme ou une autre. Certains types de violence sexuelle sont en augmentation, y compris le nombre de sites web consacrés à la pédopornographie. |
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Bruxelles: Des bars fermés rue d’Aerschot
| Date | 23-03-2010 |
| Source | http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/304435/des-bars-fermes-rue-d-aerschot.html |
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Des bars fermés rue d’Aerschot(19/03/2010) BRUXELLES Selon nos infos, confirmées aux meilleures sources, le juge d’instruction de Bruxelles, Isabelle Panou, a placé sous mandat d’arrêt Asslan Ciku, présenté comme l’un des grands de la prostitution bruxelloise, également actif en région liégeoise, ainsi que deux gérantes d’établissements soupçonnées de lui servir de femmes de paille dans le quartier prostitutionnel de la gare du Nord. M. Asslan Ciku et les sœurs Andrée et Ghislaine H. sont inculpés de “tenue de maison de débauche”. Au moins trois bars sont fermés dans la rue d’Aerschot à l’issue de l’opération menée par la police judiciaire fédérale : le Cristal au n° 46, le Tsigane au n° 98 et le Mirage au coin de la rue Rogier. Ces bars emploient par roulement vingt filles en vitrines, exclusivement bulgares. Pour la police, c’est indéniablement un coup important dans les milieux de la prostitution souvent associés à l’exploitation sexuelle de la femme précarisée – une évidence –, aux traites d’êtres humains et au blanchiment financier avec incidences fiscales. Ce n’est pas la première opération du genre menée par le parquet de Bruxelles contre Asslan Ciku. Le Belgo-Albanais avait déjà été inquiété en mars 2000 par le juge Leys, pour avoir exploité trois cabarets érotiques et clubs à hôtesses du quartier Louise, le Show Point , le Papayou et le Lido ; puis, en avril 2005, par la juge liégeoise Mireille Julemont, pour avoir forcé des serveuses à se prostituer (trafic d’êtres humains et prostitution en vitrine). Les frères Ciku – seul Asslan, 44 ans, est inquiété ici – sont connus. Le nom d’Asslan était déjà cité dans les années 1990 en marge de l’affaire André Cools, accusé – à tort, et Ciku ne s’était pas laissé faire – par Mauro de Santis d’avoir trempé dans l’exécution du maître de Flémalle et ex-président du PS. Selon nos infos toujours, l’instruction, qui vaut à M. Ciku et aux sœurs H. d’être écroués dans les deux prisons de Forest, était en cours depuis un an. Elle s’appuie sur des documents photos (remises d’enveloppe filmées par la police) et des écoutes téléphoniques. L’une des sœurs H., qui gère un bar à la rue d’Aerschot, avait été blessée (au genou) par balle, il y a quelque temps, toujours rue d’Aerschot. Leurs avocats Mes De Quévy, Marcus Helmont et Sven Mary, confirment qu’ils doivent comparaître devant la chambre du conseil pour la prolongation – ou levée – des mandats d’arrêt. Didier De Quévy, qui défend Ciku, parle d’un “dossier relativement creux” , précise que son client “clame son innocence” et “est présumé innocent” . Quant à Me Mary, qui défend une des sœurs présumées maquerelles, “je me pose des questions sur la façon dont les preuves ont été obtenues. J’ai des soucis. Je n’en dis pas plus”. Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2010 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/304435/des-bars-fermes-rue-d-aerschot.html
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Canada: le documentaire «Avenue Zéro» explore la problématique du trafic humain
| Date | 20-03-2010 |
| Source | http://www.journalmetro.com/culture/article/429744--le-documentaire-avenue-zero-explore-la-problematique-du-trafic-humain |
x Accueil > Culture > CinémaLe documentaire «Avenue Zéro» explore la problématique du trafic humainHélène ChoquetteCette jeune femme autochtone vivant à Vancouver a été victime de la traite de personnes et aide maintenant les jeunes prostituées à sortir de la rue.Selon le ministère de la Justice du Canada, la traite de personnes est une forme moderne d’esclavage. Elle suppose le recrutement, le transport et l’hébergement des personnes à des fins d’exploitation, généralement d’exploitation sexuelle ou de travaux forcés. Si vous pensez que de telles pratiques n’ont pas cours dans notre beau et grand pays, détrompez-vous! La traite de personnes existe au Canada, et la réalisatrice Hélène Choquette en fait état pour la première fois dans un documentaire intitulé Avenue Zéro. Pas facile par contre de filmer les acteurs d’un phénomène aussi insidieux et invisible. Mais celle qui a réalisé les documentaires Marché Jean-Talon, Les réfugiés de la planète bleue – pour lequel elle a reçu le prix Gémeaux de la Meilleure recherche – et Bonnes à tout faire a réussi à recueillir des témoignages quasi impossibles à obtenir. «Les gens qui ont vu le film ont été étonnés de ce que j’ai pu aller chercher, souligne Hélène Choquette. Quand tu connais ce milieu-là, tu sais très bien qu’avoir des témoignages comme ceux que j’ai pu obtenir, c’est unique.» Avenue Zéro s’ouvre donc sur une séquence où on voit une ancienne trafiquante d’êtres humains se confier sur son ancien boulot consistant à faire passer la frontière à des immigrants illégaux au Canada, moyennant une coquette somme. La réalisatrice a aussi recueilli les propos de deux victimes canadiennes de la traite de personnes. La première s’est retrouvée enfermée dans une maison de passe de Seattle pendant des mois, alors que l’autre, une jeune Amérindienne, s’est vue forcée de faire le trottoir et s’est échappée de la ferme de Robert Pickton. «Cette femme autochtone a survécu à cette expérience et elle aide maintenant les filles sur la rue. On peut se remettre de la traite de personnes, assure la réalisatrice. Pour ce qui est de l’autre, par contre, je ne sais pas si elle s’en est sortie. Quand j’ai tourné, je ne voulais pas nécessairement qu’elle fume du crack devant la caméra, mais elle en avait besoin.» Avenue Zéro nous ouvre aussi les portes closes des salons de massage asiatiques et nous montre la réalité de jeunes Honduriens illégaux embrigadés pour la vente de la drogue. Mais le documentaire nous montre aussi que la traite de personnes se pratique dans les rues montréalaises, témoignages de victimes et des forces de l’ordre à l’appui. Depuis qu’un amendement apporté au Code criminel canadien en 2007, les adolescentes exploitées à des fins sexuelles par des membres de gangs de rue peuvent être considérées comme des victimes de la traite de personnes. Difficile d’intervenir Mais que fait le gouvernement canadien pour contrer les trafiquants? Le gouvernement a ouvert en 2008 un bureau à Ottawa pour lutter contre la traite de personnes, mais comme le montre Avenue Zéro, les démarches sont ardues avant que les coupables ne se retrouvent derrière les barreaux. «La GRC a probablement le mandat le plus difficile, explique la cinéaste, qui a voulu mettre sur la même tribune les victimes, les policiers et les ONG qui s’occupent des victimes de la traite de personnes. On demande à ces enquêteurs d’incriminer des trafiquants. Ceux-ci les trouvent, mais ils n’arrivent pas toujours à amener les victimes à parler, à assurer leur sécurité et à rassembler des preuves qui soient assez solides.» C’est que les victimes sont souvent des immigrants illégaux ou ayant un statut précaire qui préfèrent se taire plutôt que de prendre la chance de se faire rapatrier dans leur pays d’origine. Hélène Choquette espère que les témoignages de son film pourront sensibiliser certaines jeunes femmes, mais elle souhaite avant tout faire connaître aux Canadiens un phénomène répandu, mais mal connu. FILM : Avenue Zéro Présentement en salle
VIDEO BANDE ANNONCE DU FILM « AVENUE ZERO »: http://www.avenuezero.ca/Film.html |
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Alerte Google Web : traite êtres humains
| Date | 10-12-2009 |
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COMITE DES PARTIES: CONVENTION DU CONSEIL DE L’EUROPE SUR LA LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ETRES HUMAINS. 3e réunion du Comité des Parties (Strasbourg, 21 septembre 2009) RAPPORT DE RÉUNION: |
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Migrations irrégulières et flux composites : approche de l'OMI
| Date | 10-12-2009 |
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MIGRATIONS IRREGULIERES ET FLUX COMPOSITES : L’APPROCHE DE L’OIM QUATRE-VINGT-DIX-HUITIÈME SESSION MC/INF/297 Original : anglais 19 octobre 2009 |
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Proposition de décision-cadre du Conseil concernant la prévention de la traite des êtres humains
| Date | 10-12-2009 |
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Proposition de DÉCISION-CADRE DU CONSEIL concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène, ainsi que la protection des victimes, abrogeant la décision-cadre 2002/629/JAI Assemblée Nationale http://www.ipex.eu/ipex/cms/home/Documents/dossier_CNS20090050/pid/46023%3Bjsessionid=31E6E42588AD01C588DDA4C8043F15A5 |
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Assemblée générale des N.U: conseil des droits de l'Homme
| Date | 10-12-2009 |
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CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME, Groupe de travail sur l’Examen périodique universel Sixième session, Genève, 3 novembre-11 décembre 2009.COMPILATION ÉTABLIE PAR LE HAUT-COMMISSARIAT AUX DROITS DE L’HOMME, CONFORMÉMENT AU PARAGRAPHE 15 b) DE L’ANNEXE À LA RÉSOLUTION 5/1 DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME. Lien: http://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session6/NO/A_HRC_WG.6_6_NOR_2_Norway_F.pdf
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SENAT: vote d'une sous-commission TEH
| Date | 03-12-2009 |
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Le Sénat a voté mardi matin la création d’une sous-commission Traite des Etres Humains, dépendante de la commission Intérieur. Il s’agit d’une avancée importante dans la lutte contre la traite des êtres humains en Belgique qui permettra une meilleure application du dispositif législatif existant, et ce faisant d’améliorer la répression des réseaux criminels. Nous sommes heureux de rappeler le rôle de la Fondation Samilia dans ce dossier, matérialisé par l’organisation d’un Colloque au Sénat le 22 avril dernier en collaboration avec le CECLR, auquel Le Roi avait apporté Son Haut Patronage, sous la présidence du Sénateur Jacques Brotchi et clôturé par le Ministre de la Justice M. Stefaan De Clercq, au cours duquel intervenants de terrain (police, centres d’accueils) et magistrats (M. Visart de Bocarmé) ont pu faire part des difficultés rencontrées dans leur travail quotidien. Notre ténacité se voit donc aujourd’hui récompensée ! En effet, depuis 2003 et l’arrêt des travaux de la précédente sous-commission, dont Magdeleine Willame-Boonen était rapporteure, la traite des êtres humains n’était plus vraiment une priorité politique ce qui a eu comme conséquence une adaptation des trafiquants aux instruments mis en place et donc augmentation de ce phénomène. Dès l’installation de la sous-commission au mois de janvier, la Fondation Samilia collaborera activement avec Céline Fremault et les autres sénateurs qui y siègeront, pour que lors de sa Présidence de l’Union Européenne au second semestre 2010, la Belgique puisse à nouveau prendre la tête des pays moteurs en matière de lutte contre la traite des êtres humains. BRUXELLES 01/12 (BELGA) = La Commission de l'Intérieur du Sénat a décidé mardi de créer un groupe de travail sur la traite des êtres humains qui sera présidé par Dirk Claes (CD&V). Il sera composé de dix membres, 2 CD&V, 2 MR et 2 Open Vld, ainsi qu'1 PS, 1 cdH, 1 sp.a, et 1 VB. Les Verts pourront assister aux réunions. Une sous-Commission de la traite des êtres humains avait été crée au Sénat il y a deux législatures. Ses travaux avaient abouti à certaines conclusions notamment en matière de lutte contre la fraude aux visas et les pratiques des marchands de sommeil. Une tentative de remettre sur pied cette sous-Commission avait échoué sous la précédente législature. ./. AHO/OCH/(ALN)/ 011450 DEC 09 "
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Amnesty International : La lettre des femmes - Novembre 2009
| Date | 26-11-2009 | ||
http://www.amnesty-informations.be/p_v.php?mi=440&nl=15&ei=sophie.wirtz.jekeler%40skynet.beEn cette journée mondiale contre les violences faites aux femmes et alors que nous marquons le 10ème anniversaire de la Convention contre les discriminations à l’encontre des femmes (CEDAW), Amnesty International lance une campagne de 16 jours d’activisme contre ce fléau qui est la matérialisation par excellence de la discrimination que subissent les femmes. Et le constat est malheureusement accablant. Le lien entre violence et pauvreté est évident. En effet, le groupe le plus touché par la pauvreté est celui des femmes. C'est aussi celui qui a le plus fort potentiel pour mettre fin à la pauvreté. Pour que les stratégies de lutte contre la pauvreté réussissent, elles doivent être axées sur les droits des femmes et la participation active des femmes. Françoise Guillitte
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52 children recovered, 60 alleged child pimps arrested in crackdown
| Date | 29-10-2009 |
| http://www.cnn.com/2009/CRIME/10/26/child.prostitution/index.html#cnnSTCText 52 children recovered, 60 alleged child pimps arrested in crackdownOctober 26, 2009 2:43 p.m. EDTSTORY HIGHLIGHTS 3-day Operation Cross Country IV conducted on federal, state, local levels FBI says more than 690 people in all were arrested on state, local charges "Child prostitution continues to be a significant problem in our country," FBI says Operation is part of initiative aimed at ending domestic sex trafficking of children in U.S. (CNN) -- Law enforcement authorities have recovered 52 children and arrested 60 pimps allegedly involved in child prostitution, the FBI announced Monday.More than 690 people in all were arrested on state and local charges, the FBI stated.The arrests were made over the past three days as part of a nationwide law enforcement initiative conducted on the federal, state and local levels, the bureau said."Child prostitution continues to be a significant problem in our country, as evidenced by the number of children rescued through the continued efforts of our crimes against children task forces," Kevin Perkins, assistant director of the FBI's Criminal Investigative Division, said in a written statement."There is no work more important than protecting America's children and freeing them from the cycle of victimization."The three-day operation, tagged Operation Cross Country IV, included enforcement actions in 36 cities across 30 FBI divisions nationwide. It is part of the FBI's ongoing Innocence Lost National Initiative, which was created in 2003 with the goal of ending sex trafficking of children in the United States. The initiative, conducted with assistance from the National Center for Missing and Exploited Children, has so far resulted in the recovery of almost 900 children, according to the FBI. It has also led to more than 500 convictions. | |
Journée Européenne contre le traffic humain 18-10-2009 ECPAT-The BodyShop
| Date | 21-10-2009 |
Hillary Clinton on human trafficking
| Date | 25-09-2009 |
| Source | http://www.youtube.com/watch?v=_PQdSXKfWSU |
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http://www.youtube.com/watch?v=_PQdSXKfWSU "Une conférence organisée par l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a mis en garde mardi contre une montée du trafic humain due à l'impact de la crise économique mondiale.La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a indiqué dans un message vidéo que les nouvelles pressions économiques pourraient aggraver le problème du trafic humain. Elle a invité les pays à redoubler leurs efforts de prévention. Eva Biaudet, représentante de l'OSCE pour la lutte contre le trafic humain, a indiqué que les causes fondamentales du problème, telles que "le chômage, toutes les formes de discriminations, les pratiques de corruption et la demande en matière de rapports sexuels à but commercial ainsi que l'exploitation par le travail" doivent être empêchés. "
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Une victime sur cinq de la traite est mineure
| Date | 02-09-2009 |
| Source | www.lalibre.be |
| Le site internet de La Libre publie un article sur l'exploitation des mineurs et sur la traite des êtres humains. Pour plus d'informations veuillez le consulter sur http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/525803/une-victime-du-trafic-d-etres-humains-sur-cinq-est-mineure.html | |
Le Dr Derluyn préside la commission "mineurs étrangers non accompagnés"
| Date | 21-08-2009 |
| Source | www.lalibre.be |
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Le Dr Ilse Derluyn et les MENA Mis en ligne le 13/01/2009 La ministre de la Politique d’asile et de migration Annemie Turtelboom (Open VLD) a désigné le Dr Ilse Derluyn pour présider la Commission mineurs étrangers non accompagnés, chargée d’élaborer des recommandations. Mme Derluyn est docteur en sciences pédagogiques et membre de l’unité d’enseignement et de recherche d’orthopédagogie de l’université de Gand. Elle étudie la problématique des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) mais est aussi active sur les questions de traite d’êtres humains et des enfants-soldats. La Commission MENA est constituée de 15 membres. (Belga) http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/474055/le-dr-ilse-derluyn-et-les-mena.html |
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le trafic d organes est alimenté par la globalisation
| Date | 14-08-2009 |
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Article en anglais. 30 juillet 2009, l'Intrernational Herald Tribune publie sur sont site internet une enquête sur le trafic d'organes à New York. Blog post sur le même sujet http://www.nytimes.com/2009/07/30/nyregion/30organs.html http://freakonomics.blogs.nytimes.com/2009/07/24/multi-ethnic-corruption-and-the-black-market-for-organs/ |
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"Off JAckson Avenue", un film traitant de la prostitution forcée des Mexicaines.
| Date | 14-08-2009 |
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article en anglais, film américain sur la traite des mexicaines à des fins d'exploitation sexuelle. Movie Review Off Jackson Avenue (2008) July 17, 2009 Last Exit to Queens: Sex-Trafficking Victims and Credulous Criminals By STEPHEN HOLDEN Published: July 17, 2009The grisly centerpiece of the three loosely connected crime vignettes in “Off Jackson Avenue” observes the degradation of Olivia (Jessica Pimentel), a naïve Mexican woman from Oaxaca who arrives in the United States expecting to work as a waitress. Whisked from the airport to a shabby house in Queens, she is cajoled out of her passport and savagely raped by Milot (Stivi Paskoski), an Albanian pimp who runs a string of bordellos; this one is a favorite hangout of the local police.
“Off Jackson Avenue,” which might have been called “Last Exit to Queens,” is not the first movie to follow a victim of sex trafficking into a living nightmare. In Lukas Moodysson’s devastating 2002 film, “Lilya 4-Ever,” a teenage girl in Estonia is tricked by a deceitful boyfriend into sex slavery in Sweden. Both films include hideous montages of the contorted faces of johns, viewed from the victims’ perspectives, which are harrowing enough to make you consider forswearing all sexual activity. At least in “Off Jackson Avenue,” Olivia and her fellow prisoners have a chance to escape.
The other two smaller stories in the film, written and directed by John-Luke Montias, offer flashes of comic relief. In one, Tomo (Jun Suenaga), a slick, strutting Japanese schoolteacher who sidelines as a hit man for Chinese mobsters, is revealed as a mama’s boy. Flown to the United States to dispatch Milot, whose business is threatening the Chinese, Tomo repeatedly calls home to murmur endearments to his terminally ill “Mommy.” Later, as he goes about his lethal business, her reappearing ghost becomes a major distraction.
The third story, which illustrates the maxim that a fool and his money are soon parted, follows Joey (Mr. Montias), a credulous car thief yearning for respectability, who has amassed $100,000 to buy a tire store.
The lives of Olivia, Tomo, Milot and Joey converge in a climactic chase sequence as frantic as a Keystone Cops movie. By this time, grim realism has curdled into bleakly absurdist farce.
OFF JACKSON AVENUE
Opens on Friday in Manhattan.
Written and directed by John-Luke Montias; director of photography, George Gibson; edited by Michiel Pilgram; music by Ed Tomney; production designer, Tamar Gadish; produced by Mr. Pilgram; released by Goltzius Productions. At the Quad Cinema, 34 West 13th Street, Greenwich Village. In English, Spanish, Russian, Japanese, Cantonese and Albanian, with English subtitles. Running time: 1 hour 20 minutes. This film is not rated.
WITH: Jessica Pimentel (Olivia), Stivi Paskosi (Milot), Jun Suenaga (Tomo), John-Luke Montias (Joey), Gene Ruffini (Uncle Jack), Aya Cash (Olga), Dan Oreskes (Ivan) and Denise Ogaz (Corina). |
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une société de maîtres-chien soupçonné de traite des êters humains
| Date | 12-08-2009 |
| Source | www.lefigaro.fr et www.liberation.fr |
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Le 1er juillet 2009, une société de maîtres-chiens sous traitante de la SNCF est soupçonné par les services de l'inspection du travail français et de la police d'avoir exploité des travailleurs immigrés illégaux. Une fois de plus cette affaire montre la difficulté pour les autorités comme pour le public à distinguer des situations qui relèvent de travail au noir, de travail dans des conditions indignes de situation qui relèvent de la traite des êtres humains. Savoir que la protection du public même était assurée par des personnes victimes de conditions de travail des plus innacceptables nous interpelle, la traite des êtres humains est partout autour de nous.
http://www.liberation.fr/societe/0101582339-vigiles-sans-papiers-besson-serre-la-vis http://www.liberation.fr/societe/0101580341-vigiles-sans-papiers-la-sncf-resilie-son-contrat http://www.liberation.fr/societe/0101579752-vigiles-sans-papiers-besson-saisit-la-justice |
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Première fermeture d'un site internet de prostitution
| Date | 12-08-2009 |
| Source | www.lefigaro.fr |
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Internet sert de relai pour les organisateurs de la traite, en tant qu'outil de communication pour l'organiser, en tant que vitrine pour commercialiser les services proposés par les victimes de la traite. Voilà déjà quelques années que les acteurs de lutte contre la traite et le trafic protestent contre le manque de résultats obtenus par les services de police contre les cybers délinquants. Avec ce coup de filet d'envergure, la police française, nous l'espérons, ouvre la voie de la lutte contre la cybercriminalité. |
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exploitation par le travail, le secteur agricole en Italie
| Date | 12-08-2009 |
| Source | www.lci.fr |
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29 juillet 2009, reportage diffusé au journal de 20h de TF1. Alors que l'OIM dénonce les conditions de travail des immigrés clandestins notament dans le secteur agricole en Italie, la police opère une descente dans une exploitation de tomates. http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,4501948,00-un-trafic-d-etres-humains-denonce-par-l-oim-.html |
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affaire three stars
| Date | 11-08-2009 |
| Paris Match publie un reportage de Fédéric Loore qui lève le voile sur le scandale de l'affaire "Three Star". "Three Star" est d'apparence une banale entreprise de déménagement, à ceci près qu'en plus de ses contrats prestigieux, notamment avec l'armée américaine, elle est soupçonnée d'avoir esclavagisé sa main d'oeuvre. | |
reportage photo sur la nouvelle prostitution
| Date | 10-08-2009 |
| Source | ww.levif.be |
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Le magazine Le Vif publie un reportage photo réalisé par Frédric Pauwels sur la nouvelle prostitution à Bruxelles. Po ur voir les images suivre le lien http://www.levif.be/reportages-photo/72-77-29001/la-nouvelle-prostitution.ht |
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le programme de Stockholm, questions réponses.
| Date | 05-08-2009 |
| Source | europa.eu |
| La présidence suédoise de l'Union Européene s'attache à promouvoir le programme de Stckholm, mais qu'est ce exactement? Alors que le gouvernement suédois est à la tête de l'Union Européenne, il est temps de s'informer. | |
Les autorités d'Amsterdam songent-elles à fermer des coffee-shops et des vitrines?
| Date | 30-07-2009 |
| Source | www.levif.be et www.bbc.uk |
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Liens vers des articles en français et en anglais. Les autorités songent à fermer certaines vitrines d'Amsterdam. La légalisation de la prostitution n'a pu enrayer les phénomènes de traite et de trafic lié à cette activité, cependant, enjeux économiques, touristiques et sécuritiaires sont mis en avant par patrons de bar et vitrines et les prostituées. |
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L'agence européene des droits fondamentaux présente sont raaport sur le trafic des enfants.
| Date | 13-08-2009 |
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L'Agence des droits fondamentaux de l'UE présente un rapport sur la traite des enfants dans l'UE : L'UE doit redoubler d'efforts dans la lutte contre la traite des enfantsLe 7 Juillet, l'Agence des droits fondamentaux (FRA) de l'UE a publié un nouveau rapport sur le rôle de l'Union européenne dans la lutte contre la traite des enfants. Beaucoup d'enfants sont victimes de traite chaque année. Les condamnations dans les affaires de traite d'enfants son extrêmement rares. Globalement, le rapport conclut que l'UE doit prendre davantage de mesures pour résoudre ce problème. La FRA appelle à une législation plus performante pour combattre la traite des enfants. Des améliorations en matière de protection et de soins à l'intention des victimes sont requises.D'après le directeur de la FRA, Morten Kjaerum: «La traite des êtres humains constitue une forme d'esclavage moderne. Chaque année, dans l'UE, un nombre important d'enfants sont victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle, d'exploitation du travail, d'adoption et de prélèvement d'organes. Cette situation est alarmante. Nous devons déployer tous les efforts possibles pour protéger et aider ces enfants». POur le rapport complet, veuillez consulter la page documentation. POur plus d'informations veuillez consulter http://fra.europa.eu |
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